Bocage et ruisseaux des hauts de Pélussin

ZNIEFF_I Code : 820032311

143 ha 1 communes
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Localisation

Présentation

Bocage et ruisseaux des hauts de Pélussin est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 143 hectares sur 1 commune. Cette zone inclut 3 forêts publiques. Elle comprend 1 206,9 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Le massif du Pilat est situé sur la bordure est du Massif Central. Les influences climatiques sont ici multiples : continentale, montagnarde, océanique, méditerranéenne. La zone des hauts de Pélussin est quant à elle située dans un secteur de transition entre le plateau pélussinois (dominé par l’arboriculture) et les forêts de feuillus de l’étage collinéen. Elle conserve un paysage de bocage varié mêlant prairies grasses, haies, boisements lâches de feuillus, ruisseaux et quelques cultures sur les marges. Exposée plein sud, elle subit ainsi une influence méridionale marquée. L’intérêt biologique du secteur est double :- les coteaux chauds et bocagers sont le territoire du Moineau soulcie, de la Chouette chevêche (ou Chevêche d’Athéna) et du Bruant proyer. Le Moineau soulcie, oiseau rare dans notre région, se trouve ici en limite nord de son aire de répartition. Ce moineau méridional, au large sourcil de couleur crème, établit son nid dans les arbres creux voire dans les vieux murs. C’est un nicheur très localisé dans la Loire. La Chouette chevêche trouve aussi refuge dans les arbres creux d’alignement des haies. Elle se nourrit de gros insectes, de lombrics et de micro-mammifères qu’elle capture au sol. Le Bruant proyer affectionne les milieux ouverts où l’on peut souvent l'observer perché sur un buisson, un fil ou un piquet. Son vol lourd avec des ailes larges arrondies rappelle une Alouette des champs. C’est le plus grand bruant d’Europe ; - l’autre intérêt naturaliste local est lié à la Valencize. Les hêtraies et les châtaigneraies protègent le bassin versant de ce cours d’eau, ce qui profite à l’Ecrevisse à pattes blanches. Il s'agit en effet d'une excellente espèce indicatrice de la qualité de l'eau et des habitats aquatiques. Sa régression, en partie due aux perturbations humaines, en fait une espèce très menacée. Sa congénère américaine, concurrente pour l'occupation de l'espace, peut également lui être néfaste en provoquant des déséquilibres biologiques. Son introduction dans le département de la Loire en 1971 a contribué à la propagation de la peste des écrevisses, qui représente un risque sanitaire important pour les écrevisses autochtones. Enfin, on peut noter de façon subsidiaire la présence d’espèces comme le Crapaud commun et Salamandre tacheté qui gagnent la zone au printemps, alors que la Couleuvre verte et jaune et le Lézard vert attendront l’été pour venir se dorer au soleil.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

143
ha de surface
1
communes
23
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (3)

Appellations d'origine (12)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

1 094,4 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 465 ha
Prairies temporaires 228,2 ha
Maïs grain et ensilage 128,1 ha
Autres céréales 73,7 ha
Orge 68,2 ha
Blé tendre 45,8 ha
Estives et landes 38,8 ha
Fourrage 31,4 ha
Divers 5,8 ha
Groupe null 5,6 ha

Communes (1)