Bois Couillet et coteau de Villers-Plouich

ZNIEFF_I Code : 310013365

491 ha 3 communes
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Localisation

Présentation

Bois Couillet et coteau de Villers-Plouich est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 491 hectares sur 3 communes. Elle comprend 4 211,5 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Cette ZNIEFF présente un intérêt paysager et phytocoenotique certain avec des boisements calcicoles typiques du Cambrésis, ceux-ci étant devenus rares en raison de l’intensification agricole de cette région où les espaces naturels sont de plus en plus relictuels.

La géomorphologie du site permet l’expression de différentes forêts le long d’un transect à variations topographiques et édaphiques. La particularité de ce site se trouve dans la composition des boisements neutro-calcicoles sur sol plus ou moins frais qui, malgré la présence dans ce bois de la très rare Scille à deux feuilles (Scilla bifolia), associée à d’importantes populations de Jacinthe des bois (Hyacinthoides non scripta), semble toujours relever de la série de végétations neutrocalcicoles à acidiclines atlantiques à subatlantiques, typiques des collines de l’Artois (en l’absence de synthèse phytosociologique sur les forêts du Nord de la France qui mettraient en exergue la spécificité de ces boisements du Cambrésis). Ainsi rencontre-t-on notamment, du haut de versant vers le fond du vallon :

- l’érablaie-frênaie-chênaie à Jacinthe des bois (Cf. Endymio non-scriptae – Fagetum sylvaticae) sur sol encore assez frais, pouvant présenter un cortège floristique particulier correspondant à une variation hygrocline,

- la tillaie-frênaie à Mercuriale vivace des substrats crayeux enrichis en marnes (Cf. Mercuriali perennis - Aceretum campestris),

A ces bois s’associe un ensemble de végétations préforestières neutrophiles à calcicoles, dont quelques belles lisières thermophiles.

L’autre particularité de cette ZNIEFF se trouve dans la présence d’un site de l’OTAN (strictement fermé au public) dans lequel il y a des réservoirs de kérosène. La gestion mise en place autour des réservoirs permet le maintien de pelouses calcicoles du Mesobromion erecti, extrêmement rares dans le secteur en raison de l’occupation du sol ; ainsi, les pelouses calcicoles thermophiles à Anemone pulsatilla, signalé par Godon au début du siècle dernier, ont depuis longtemps disparu. Plusieurs orchidées sont présentes mais le mode de gestion actuel ne permet pas une expression optimale de la végétation calcicole herbacée et bloque notamment le cycle phénologique des orchidées à cause d’une fauche trop précoce. Cependant, ces zones de pelouses, issues d’un remaniement du substrat pour le creusement des réservoirs, présentent une très forte potentialité floristique et phytocénotique susceptible de s’exprimer si le mode de gestion était adapté. D’un point de vue floristique, cette ZNIEFF n’est pas très riche, mais possède certaines potentialités, comme mentionné précédemment. On peut toutefois encore observer des espèces intéressantes comme l’Orchis pourpre (Orchis purpurea) et surtout la Scille à deux feuilles (Scilla bifolia), très rare et protégée dans la région.

L’extension du périmètre au cours d’eau de l’Eauette de l’autre côté de l’autoroute apporte un attrait paysager supplémentaire avec la source de la Fontaine des pères donnant naissance à une petite rivière d’eau courante aux berges abruptes.

Avec l’extension, on compte un total d’au moins 6 végétations (2 dans l’extension) et 5 espèces déterminantes de ZNIEFF.

L’intérêt faunistique de cette ZNIEFF se limite à la présence de deux espèces déterminantes de papillons de jour. La Thécla du bouleau (Thecla betulae) est assez rare à l’échelle régionale (HAUBREUX [coord.], 2005), elle fréquente les lisières, haies, bois clairs, broussailles et jardins (LAFRANCHIS, 2000). Le Demi-deuil (Melanargia galathea) est peu commun dans le Nord – Pas-de-Calais (HAUBREUX [coord.], 2005). Il est inféodé aux prairies maigres et aux pelouses (LAFRANCHIS, 2000).

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

491
ha de surface
3
communes
1
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (2)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

4 192 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Blé tendre 2 138,8 ha
Autres cultures industrielles 602,2 ha
Colza 472,6 ha
Légumes ou fleurs 386,4 ha
Orge 180,5 ha
Prairies permanentes 121,8 ha
Maïs grain et ensilage 72,4 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 55,6 ha
Plantes à fibres 50,4 ha
Fourrage 42,9 ha

Communes (3)