Bois de Rebisclou et Souyeaux

ZNIEFF_I Code : 730011479

1 333 ha 13 communes
Voir sur la carte interactive

Localisation

Présentation

Bois de Rebisclou et Souyeaux est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 1 333 hectares sur 13 communes. Cette zone inclut 16 forêts publiques. Elle comprend 5 332,8 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Les bois de Rebisclou et Souyeaux, situés sur les premiers coteaux à l’est de l’agglomération de Tarbes, forment un massif forestier feuillu, remarquable tout d’abord par son importante surface boisée, d’un seul tenant, en situation collinéenne. Les sols sont majoritairement issus d’argiles à galet du Ponto-pliocène et de leurs colluvions, acidiphiles à mesoacidiphiles, assez pauvres sur le plan chimique, mais à humus de forme mull. Sur les bas de versants, quelques affleurements molassiques carbonatés induisent des sols argileux chimiquement riches, mais parfois calcaires.

La zone est assez hétérogène. Des recherches historiques (Larrieu & Guy, com. pers.) ont montré que toute la partie sud de la zone est occupée par une forêt ancienne datant a minima du XVIe siècle, présentant par conséquent les caractéristiques d’une forêt à forte continuité. En revanche, le versant ouest, au contact de l’agglomération de Tarbes, se distingue de façon évidente du reste de la zone par une forte anthropisation. Cependant, cette zone reste intéressante comme en témoignent les données mycologiques déterminantes mentionnées dans ce secteur.

Des prospections phytosociologiques menées dans le bois du Rebisclou (CORRIOL G., 2008) mettent en évidence un bel échantillon de complexe d’habitats acidiphiles atlantiques (dix types de végétation différents). L’habitat dominant est une chênaie-hêtraie acidiphile. Les habitats associés couvrent de faibles superficies. Bien que très peu représentée, la ripisylve de chênaie pédonculée-frênaie hygrocline qui borde le ruisseau de l’Ousse est très riche floristiquement et originale dans le contexte.

Les habitats aquatiques sont quant à eux très peu représentés, et la qualité de l’eau de l’Ousse, le cours d’eau principal, semble très médiocre.

La multitude des milieux permet le développement de cortèges mycologiques assez variés. C’est le cas par exemple d’espèces mycorhiziennes comme les bolets thermophiles appartenant à la section Luridi tels que Boletus pseudoregius, Boletus dupanii et Boletus queletii, qui ont d’ores et déjà pu être observés mais dont seul Boletus queletii a été localisé précisément.

La relative maturité de certains peuplements et en particulier la présence de bois mort permet le développement de nombreuses espèces de champignons saproxyliques. Parmi les espèces répertoriées, Pluteus punctipes, Resupinatus applicatus et Crepidotus lundelii sont déterminantes. D’autres taxons saproxyliques (coléoptères et syrphidés) sont actuellement étudiés (CRPF MP). La présence de Platydema dejeani (coléoptère) est d’ores et déjà avérée (Valladares, 2006, com. pers.).

Le Pic mar (Dendrocopos medius) profite également de ces îlots de peuplements matures et occupe le massif ; un seul site de nidification a jusqu’à présent été localisé précisément.

Le Hêtre est omniprésent dans toute la partie sud de la zone (bois du Rebisclou), et apparaît également dans la partie nord-est (bois de Souyeaux). Cette présence continue sur une assez vaste surface est remarquable dans le cas d’une forêt hors zone de montagne.

D’un point de vue floristique, la présence de la Dent-de-chien (Erythronium dens-canis) en situation collinéenne est particulièrement remarquable. À noter également la présence de la Scille lis-jacinthe (Scilla lilio-hyacinthus), de l’Avoine de Thore (Pseudarrhenatherum longifolium), de la Petite scutellaire (Scutellaria minor), de la Laîche fausse-brize et de la Laîche étoilée (Carex brizoides, Carex echinata), de l’Osmonde royale (Osmunda regalis), de la Campanille à feuilles de lierre (Wahlenbergia hederacea), et de sphaignes (Sphagnum palustre, Sphagnum denticulatum, Sphagnum flexuosum) (CORRIOL G., 2008).

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

1 333
ha de surface
13
communes
1
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (16)

Appellations d'origine (13)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

5 107,4 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 1 708,3 ha
Maïs grain et ensilage 1 025,8 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 498,9 ha
Prairies temporaires 432,6 ha
Blé tendre 389,9 ha
Tournesol 284,3 ha
Autres céréales 260,5 ha
Colza 132,6 ha
Autres oléagineux 101,8 ha
Fourrage 93,7 ha

Communes (13)