Coteaux d’Acquin-Westbécourt, du val de Lumbres et au nord de Setques

ZNIEFF_I Code : 310007258

140 ha 5 communes
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Localisation

Présentation

Coteaux d’Acquin-Westbécourt, du val de Lumbres et au nord de Setques est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 140 hectares sur 5 communes. Cette zone inclut 2 forêts publiques. Elle comprend 1 962,4 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Le côteau de la Montagne d’Acquin, cœur de cette ZNIEFF au périmètre étendu, appartient au complexe écologique formé par la vallée du Bléquin et les vallées sèches adjacentes au Ruisseau d’Acquin. Il correspond au versant gauche particulièrement abrupt de ce ruisseau et s’étend de part et d’autre du village d’Acquin. La Montagne d’Acquin marque le revers occidental du plateau et des collines crayeuses de Quelmes-Boisdinghem, tandis que le coteau au nord de Setques assure le lien avec les coteaux de la vallée de l’Aa. Cette ZNIEFF est encore en partie exploitée, pâturée soit par des moutons côté Nordal, soit par des chevaux en aval d’Acquin. Vers le Val de Lumbres, les pelouses et prairies calcicoles ont été reboisées en feuillus (Bois Delasse) mais aussi, malheureusement, en résineux. Certains coteaux semblent uniquement gérés à des fins cynégétiques, avec gyrobroyage de layons au sein de végétations pelousaires parfois très ourlifiées et embroussaillées qui mériteraient d’être restaurées. Le site, ainsi que ses propositions d’extension, correspond à des coteaux crayeux s’inscrivant dans le paysage caractéristique des coteaux de l’Audomarois qui jouxte les grandes cultures des plateaux et versants peu accidentés ou les vallées bocagères des hautes terres de l’Artois. Le site se compose d’une mosaïque de pelouses calcicoles à marnicoles présentant différents stades de développement (Avenulo pratensis - Festucetum lemanii, Parnassio palustris – Thymetum praecocis), d’ourlets, de fourrés et de boisements, mésotrophiles à eutrophiles, avec Hêtraie-Frênaie-Erablière neutrocalcicole à Mercuriale vivace (Mercuriali perennis - Aceretum campestris) ainsi que Frênaie à Adoxe moschatelline (Adoxo moschatellinae - Fraxinetum excelsioris). La flore comporte plusieurs espèces d’orchidées, certaines particulièrement rares et menacées (Spiranthes spiralis, Epipactis atrorubens Ophrys insectifera, Orchis mascula, Orchis purpurea…), la Parnassie des marais (Parnassia palustris), la Gentiane d’Allemagne (Gentianella germanica)… Bien que la diversité des végétations soit moins importante que celle de certains coteaux avoisinants, la richesse floristique ainsi que l’aspect paysager rendent le site d’Acquin (et ses nouvelles extensions) incontournable. Au total, c’est une vingtaine d’espèces déterminantes de ZNIEFF et 5 habitats déterminants de ZNIEFF qui sont présents sur ce site. Les milieux herbacés qui composent la ZNIEFF du Coteau de la Montagne d’Acquin abritent une diversité élevée de Chiroptères, avec neuf espèces déterminantes. Deux extensions ont été ajoutées au périmètre initial. La première abrite trois espèces déterminantes de Rhopalocères, dont l’Hespérie du chiendent. Le Collier de corail (Aricia agestis) est observé dans la seconde. L’Hespérie du chiendent (Thymelicus acteon), dont le statut est défavorable à l’échelle européenne (VAN SWAAY & WARREN, 2000), est peu commune en région (HAUBREUX [coord.], 2005). Elle occupe les prairies maigres et les pelouses sèches (LAFRANCHIS, 2000). La Thécla du bouleau (Thecla betulae) et l’Argus frêle (Cupido minimus) sont tous deux assez rares dans la région (HAUBREUX [coord.], 2005). Cette dernière vit également dans les prairies maigres et les pelouses (LAFRANCHIS, 2000). La Vipère péliade, rare dans le Nord – Pas-de-Calais, est également présente sur le site. Une végétation bien structurée sur de petites surfaces – végétations herbacées denses associées à de petites zones plus dégagées – semble être une condition nécessaire à la présence de l’espèce (JACOB et al., 2007). Parmi les espèces déterminantes de Chiroptères identifiées sur le site, le Murin des marais est identifié comme étant quasi-menacé au niveau mondial (IUCN, 2010) et il est inscrit à l’Annexe II de la Directive Habitats. A l’échelle régionale, cette espèce inféodée aux zones humides (ARTHUR & LEMAIRE, 2009) est classée rare et en danger (FOURNIER [coord.], 2000). Le Grand rhinolophe, la Noctule commune et la Pipistrelle de Nathusius sont quasi-menacées à l’échelle nationale (UICN France et al., 2009). Le Grand rhinolophe affectionne les mosaïques de milieux mixtes (pâtures avec haies, lisières, sous-bois dégagés, parcs, etc.) tandis que la Noctule commune et la Pipistrelle de Nathusius sont inféodées aux milieux boisés (FOURNIER [coord.], 2000 ; ARTHUR & LEMAIRE, 2009).

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

140
ha de surface
5
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (2)

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (3)

Appellations d'origine (3)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

1 895,3 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Blé tendre 690,6 ha
Prairies permanentes 556,9 ha
Colza 156,3 ha
Orge 118,4 ha
Maïs grain et ensilage 96,8 ha
Plantes à fibres 91 ha
Autres cultures industrielles 85,6 ha
Autres céréales 38,3 ha
Prairies temporaires 18,8 ha
Légumes ou fleurs 12,4 ha

Communes (5)