COTEAUX DE RETHEUIL, VIVIÈRES ET MORTEFONTAINE

ZNIEFF_I Code : 220120042

173 ha 4 communes
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Localisation

Présentation

COTEAUX DE RETHEUIL, VIVIÈRES ET MORTEFONTAINE est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 173 hectares sur 4 communes. Cette zone inclut 2 forêts publiques. Elle comprend 2 551,3 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

DESCRIPTION

Les trois coteaux pris en compte se trouvent dans les vallées formant la tête de bassin du ru de Vandy.

Ils reposent sur les mêmes assises géologiques : une succession de limons de plateau, de calcaires lutétiens et de sables cuisiens, classique pour le Soissonnais.

L’exposition, au sud des versants, a favorisé la conservation de noyaux de pelouses thermophiles calcicoles appartenant aux:

- Alysso alyssoidis-Sedion albi, sur les sables remaniés ou grattés par les lapins ;

- Mesobromion, avec, ici, alternance du Festuco lemanii-Anthyllidetum vulnerariae, sur les sols calcareux et du Veronico scheereri-Koelerietum macranthae, sur les terrains calcaro-sableux.

Les pelouses évoluent rapidement et leur périphérie se transforme en un ourlet épais à Brachypode penné (Coronillo-Brachypodietum et Centaureo-Origanetum dans les zones plus riches en nutriments), puis en fourrés denses de prunelliers ,et de cornouillers (Berberidion)... Les pelouses, encore rases, sont réduites en superficie. Une partie des surfaces en pelouse a été plantée de Pins noirs.

Les corniches lutétiennes sont localement bien dégagées, au sein des pelouses.

Le reste des versants est occupé par des boisements frais du Carpinion betuli, riches en Frêne et en Erable sycomore. Très ponctuellement, des boisements, évoluant vers la hêtraie thermocalcicole, sont notés.

INTERET DES MILIEUX

- Pelouses du Veronico scheereri-Koelerietum macranthae, unité thermocontinentale, enrichie en éléments steppiques (Artemisia campestris, Seseli annuum,…), en voie de disparition en Picardie ;

- pelouses du Festuco lemanii-Anthyllidetum vulnerariae, bien représentées dans le Tertiaire parisien, mais assez rares en Picardie, comportant des écorchures et des zones grattées par les lapins, très favorables à une flore xérophile rare ;

- pelouses-ourlets conservant une bonne part des espèces pelousaires typiques, dont certaines sont exceptionnelles en Picardie.

INTERET DES ESPECES

Sur les pelouses :

- l’Ophrys araignée (Ophrys sphegodes*), en danger de disparition en Picardie ;

- la Germandrée des montagnes (Teucrium montanum*), proche de sa limite nord de répartition ;

- l’Armoise des champs (Artemisia campestris), rare et en danger ;

- le Séséli coloré (Seseli annuum), élément steppique, en voie de disparition en Picardie ;

- le Lin à feuilles ténues (Linum tenuifolium), qui peut persister quelques temps au sein des ourlets à Brachypode ;

- le Mercure (Arethusana arethusa), un papillon dont les populations régressent très fortement ;

- le Lézard vert (Lacerta viridis), proche ici de sa limite septentrionale absolue en France.

FACTEURS INFLUENCANT L’EVOLUTION DE LA ZONE

- Abandon des pratiques traditionnelles de pâturage extensif, conduisant à un embroussaillement des pelouses et à une disparition des espèces héliophiles et thermophiles.

- Broutage et grattis assurés par les lapins, qui entretiennent les dernières pelouses rases du site.

- Décharges sauvages.

NB : Les espèces végétales dont le nom latin est suivi d'un astérisque sont légalement protégées.

DESCRIPTION

Les trois coteaux pris en compte se trouvent dans les vallées formant la tête de bassin du ru de Vandy.

Ils reposent sur les mêmes assises géologiques : une succession de limons de plateau, de calcaires lutétiens et de sables cuisiens, classique pour le Soissonnais.

L’exposition, au sud des versants, a favorisé la conservation de noyaux de pelouses thermophiles calcicoles appartenant aux:

- Alysso alyssoidis-Sedion albi, sur les sables remaniés ou grattés par les lapins ;

- Mesobromion, avec, ici, alternance du Festuco lemanii-Anthyllidetum vulnerariae, sur les sols calcareux et du Veronico scheereri-Koelerietum macranthae, sur les terrains calcaro-sableux.

Les pelouses évoluent rapidement et leur périphérie se transforme en un ourlet épais à Brachypode penné (Coronillo-Brachypodietum et Centaureo-Origanetum dans les zones plus riches en nutriments), puis en fourrés denses de prunelliers ,et de cornouillers (Berberidion)... Les pelouses, encore rases, sont réduites en superficie. Une partie des surfaces en pelouse a été plantée de Pins noirs.

Les corniches lutétiennes sont localement bien dégagées, au sein des pelouses.

Le reste des versants est occupé par des boisements frais du Carpinion betuli, riches en Frêne et en Erable sycomore. Très ponctuellement, des boisements, évoluant vers la hêtraie thermocalcicole, sont notés.

INTERET DES MILIEUX

- Pelouses du Veronico scheereri-Koelerietum macranthae, unité thermocontinentale, enrichie en éléments steppiques (Artemisia campestris, Seseli annuum,…), en voie de disparition en Picardie ;

- pelouses du Festuco lemanii-Anthyllidetum vulnerariae, bien représentées dans le Tertiaire parisien, mais assez rares en Picardie, comportant des écorchures et des zones grattées par les lapins, très favorables à une flore xérophile rare ;

- pelouses-ourlets conservant une bonne part des espèces pelousaires typiques, dont certaines sont exceptionnelles en Picardie.

INTERET DES ESPECES

Sur les pelouses :

- l’Ophrys araignée (Ophrys sphegodes*), en danger de disparition en Picardie ;

- la Germandrée des montagnes (Teucrium montanum*), proche de sa limite nord de répartition ;

- l’Armoise des champs (Artemisia campestris), rare et en danger ;

- le Séséli coloré (Seseli annuum), élément steppique, en voie de disparition en Picardie ;

- le Lin à feuilles ténues (Linum tenuifolium), qui peut persister quelques temps au sein des ourlets à Brachypode ;

- le Mercure (Arethusana arethusa), un papillon dont les populations régressent très fortement ;

- le Lézard vert (Lacerta viridis), proche ici de sa limite septentrionale absolue en France.

FACTEURS INFLUENCANT L’EVOLUTION DE LA ZONE

- Abandon des pratiques traditionnelles de pâturage extensif, conduisant à un embroussaillement des pelouses et à une disparition des espèces héliophiles et thermophiles.

- Broutage et grattis assurés par les lapins, qui entretiennent les dernières pelouses rases du site.

- Décharges sauvages.

NB : Les espèces végétales dont le nom latin est suivi d'un astérisque sont légalement protégées.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

173
ha de surface
4
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (2)

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (1)

Appellations d'origine (4)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

2 539,5 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Blé tendre 780,9 ha
Prairies permanentes 546,5 ha
Autres cultures industrielles 359,5 ha
Orge 261,9 ha
Colza 138 ha
Maïs grain et ensilage 109,5 ha
Vergers 97,9 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 88,5 ha
Protéagineux 50,3 ha
Prairies temporaires 39,2 ha

Communes (4)