COURS DE LA NIÈVRE, DE LA DOMART ET DE LA FIEFFE

ZNIEFF_I Code : 220320027

168 ha 13 communes
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Localisation

Présentation

COURS DE LA NIÈVRE, DE LA DOMART ET DE LA FIEFFE est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 168 hectares sur 13 communes. Elle comprend 1 915,1 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

DESCRIPTION

La Nièvre s’écoule globalement selon un axe nord-est/sud-ouest. La Fieffe et la Domart, quant à elles, sont plutôt orientées nord/sud. Elles traversent toutes trois les zones cultivées du plateau du Ponthieu. Elles entaillent successivement les craies blanches du Coniacien-Santonien et la craie grise du Turonien. Certaines parties des versants sont couvertes par des colluvions et le fond de la vallée est formé par des alluvions modernes.

Des pâtures mésophiles, des cultures et des peupleraies bordent les cours d’eau. Localement, les prairies riveraines conservent un caractère bocager.

La Nièvre a conservé un caractère assez naturel sur sa partie amont en termes de morphologie et de régime, malgré la présence de quelques barrages. Les habitats aquatiques restent assez diversifiés et le fond du cours d’eau est graveleux sur certains tronçons. A l’aval, jusqu’à Saint-Ouen, le cours est perché au-dessus de son niveau normal.

La Fieffe et la Domart, affluents de rive droite, sont également assez bien préservés et présentent des caractéristiques intéressantes en terme d’habitats aquatiques. Ils se caractérisent par leur forte pente (4 à 6 pour mille).

Les « Bois Bosquet » et « Bois de Surville » couvrent une partie du versant exposé au nord-ouest de la vallée de la Fieffe, près de Fieffes-Montrelet. Ils reposent sur la craie. Ces boisements correspondent essentiellement à des charmaies-frênaies fraîches, proches du Mercurialo-Aceretum. Des lambeaux de pelouses et d’ourlets calcicoles persistent en périphérie et au sein des bois.

INTERET DES MILIEUX

L’intérêt majeur de ce réseau de cours d’eau repose sur la présence, dans la zone amont, de frayères naturelles à Truite fario (Salmo trutta fario), dont une partie seulement est fonctionnelle.

Les fortes pentes et la température fraîche des eaux des rus offrent des conditions favorables à l’installation d’un peuplement salmonicole. Le tri granulométrique présente un grand intérêt, car il ménage de nombreuses zones susceptibles d’accueillir la Truite.

Sur l’ensemble du cours, les zones de production (alternances de radiers et de plats) sont assez fréquentes. La circulation aisée du poisson permet aux populations de Truite d’atteindre les têtes de bassin, favorables à la reproduction, et de trouver des zones profondes propices au grossissement, plus à l’aval.

La végétation aquatique offre une mosaïque d’habitats complémentaires pour la faune invertébrée et piscicole.

INTERET DES ESPECES

Dans le ruisseau :

- la Truite fario (Salmo trutta fario), présente en grande quantité à l’amont de Berteaucourt-les-Dames ;

- l’Anguille (Anguilla anguilla), en grande régression en France, trouve ici des milieux favorables à sa croissance ;

- le Chabot (Cottus gobio), très bien représenté au sein du peuplement ichtyologique.

Dans le bois :

- le Polystic à aiguillon (Polystichum aculeatum), fougère psychrophile assez rare en Picardie ;

- la Doradille scolopendre (Asplenium scolopendrium), caractéristique des bois de pente frais.

Sur les pelouses, se trouve l’Ophrys abeille (Ophrys apifera), orchidée peu commune en Picardie.

FACTEURS INFLUENCANT L’EVOLUTION DE LA ZONE

- Le manque d’entretien du lit et les pratiques agricoles sur les terres riveraines favorisent les apports en matières en suspension dans le fond des ruisseaux : les frayères potentielles à salmonidés se colmatent et deviennent impropres à la reproduction.

- La pollution des eaux peut accélérer le phénomène d’eutrophisation.

- La présence d’un obstacle infranchissable (barrage de l’Etoile) interdit les migrations piscicoles entre la Somme et la Nièvre.

- L'embroussaillement des dernières lisières et des pelouses calcicoles, entraînent la disparition rapide de ces milieux.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

168
ha de surface
13
communes
3
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (2)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

1 832,7 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 767 ha
Blé tendre 349,9 ha
Maïs grain et ensilage 147,4 ha
Orge 89,5 ha
Fourrage 85,7 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 70 ha
Colza 66,8 ha
Autres cultures industrielles 61,8 ha
Prairies temporaires 56,7 ha
Légumes ou fleurs 49,4 ha

Communes (13)