Cours inférieur du Lot

ZNIEFF_I Code : 730010997

1 209 ha 25 communes
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Localisation

Présentation

Cours inférieur du Lot est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 1 209 hectares sur 25 communes. Elle comprend 7 857,7 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La partie aval de la vallée du Lot, après Cahors, comprend nettement moins de corniches rocheuses que sa partie amont. Cependant, même en aval de la préfecture lotoise, la rivière présente une biodiversité, notamment en espèces aquatiques et amphibies, encore largement digne d’intérêt. La zone est essentiellement constituée du lit mineur du Lot et des boisements rivulaires, naturels, plantés et subspontanés. Contrairement à la Dordogne, le Lot ne présente que très peu de zones à courant naturel : les nombreuses chaussées qui le jalonnent font sentir leur influence sur l’immense majorité de son cours. Cela entraîne notamment différents phénomènes comme l’eutrophisation et l’envasement des fonds. Les berges sableuses sont aujourd’hui quasi inexistantes. La remise en navigabilité du Lot, à vocation touristique, risque encore d’accentuer le phénomène.

Malgré ce handicap, qui fait nettement diminuer la capacité d’accueil de la rivière pour les herbiers aquatiques et la faune inféodée, la zone demeure intéressante tant au point de vue piscicole que pour ses invertébrés aquatiques. Le Brochet (Esox lucius) se reproduit dans divers herbiers (aménagés ou naturels). L’Anguille (Anguilla anguilla) fréquente également bien cette portion de rivière. La Loutre d’Europe (Lutra lutra), qui a amorcé depuis une dizaine d’années la reconquête des vastes territoires d’où elle avait disparu, fréquente à nouveau cette rivière et quelques-uns de ses affluents. Parmi l’entomofaune remarquable, il faut noter la présence du Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) et de la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii). Ce sont deux espèces d’intérêt communautaire liées aux cours d’eau lents, qui présentent ici de belles populations. Plus ponctuellement, notamment sur les petits affluents à cours plus rapide et souvent occupés par des formations tuffeuses du Cratoneurion, on a relevé la présence du Caloptéryx hémorrhoïdal (Calopteryx haemorrhoidalis). Le Gomphe à crochets (Onycogomphus uncatus), dont des individus ont été observés chassant sur des zones attenantes à celle-ci, est également présent au stade larvaire en quelques points de la rivière. Les quelques micro-plages sableuses et rocheuses abritent le Tétrix déprimé (Depressotetrix depressa). Le niveau local de rareté de ce très petit criquet est probablement surévalué, notamment en raison de sa taille et de sa discrétion (il n’émet pas de stridulation). Les quelques secteurs à ceinture végétale herbacée (cariçaies par exemple) et les petites vasières à végétations lacunaires (dont certaines relèvent du Bidention) hébergent, quant à elles, un autre orthoptère fréquent en zones humides : le Grillon des marais (Pteronemobius heydenii). Outre la présence remarquable du Faucon pèlerin et du Grand Corbeau, nicheurs sur les corniches rocheuses d’Orgueil, il faut aussi noter la présence du Pic mar qui fréquente assidûment les grands arbres de la ripisylve. D’autres oiseaux, comme la Chouette chevêche, le Torcol fourmilier ou la Huppe fasciée, peuvent trouver des sites de nidification intéressants dans les vieux arbres conservés au sein des boisements rivulaires. Le champ de captage d’eau potable de Douelle, constitué de plusieurs forages, a permis de révéler la présence d’une microfaune stygobie (aquatique souterraine) tout à fait remarquable. 5 espèces à haute valeur patrimoniale, dont quatre petits crustacés (Ingolfiella thibaudi, Parastenocaris boui, Salentinella petiti et Stenasellus virei) y ont été observées. Il s’agit d’une microfaune liée aux milieux interstitiels de la nappe phréatique du Lot (et en connexion plus ou moins étroite avec le cours aérien de la rivière). Ces espèces sont potentiellement présentes dans toute la vallée, mais elles n’en demeurent pas moins rares et fragiles tant au niveau local que national.

Cette zone abrite une faune particulièrement riche, avec plusieurs espèces rares, fragiles et protégées. La fragilité des écosystèmes aquatiques et la vulnérabilité de la microfaune, tant souterraine que vivant en eau libre, les rendent sensibles à toute altération physico-chimique ou hydrologique. Cette biodiversité devait être encore bien plus riche qu’aujourd’hui.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

1 209
ha de surface
25
communes
8
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (2)

Appellations d'origine (27)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

7 543,2 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Vignes 2 273,7 ha
Fruits à coque 1 153,1 ha
Maïs grain et ensilage 647,3 ha
Prairies temporaires 591,9 ha
Prairies permanentes 468,7 ha
Blé tendre 434,7 ha
Fourrage 310,1 ha
Divers 286,9 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 272,8 ha
Tournesol 271,4 ha

Communes (25)