Entre Sumène et Mars

ZSC Code : FR8302035

727 ha 22 communes
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Localisation

Présentation

Entre Sumène et Mars est une zone protégée de type ZSC, couvrant 727 hectares sur 22 communes. Cette zone inclut 72 forêts publiques. Elle comprend 29 634,7 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Pour les 2 espèces qui ont été déterminantes pour la désignation du site, La loutre et l’Ecrevisse à pattes blanches, mais aussi pour le Chabot inscrit à l’annexe 2 de la Directive Habitats, le maintien et les améliorations de la qualité du milieu qui les abrite sont primordiaux, qu’il s’agisse de la physico chimie des eaux ou de l’intégrité physique du cours d’eau (berges, substrats…). Pour rappel, l'importance du site est connectée à l'enjeu régional de préservation de ces deux espèces patrimoniales dans les cours d'eau d'Auvergne, et à la responsabilité forte de notre région pour leur état de conservation.

Le site Natura 2000 FR8302035 « Entre Sumène et Mars » est issu de la scission d’un site régional plus vaste, désigné pour une espèce d'intérêt communautaire : la Loutre. Pour concrétiser une approche territoriale, et ainsi faciliter l'appropriation des acteurs et améliorer les conditions de la concertation, le site Natura 2000 initial d'ampleur régionale a été reconfiguré en plusieurs sites Natura 2000 territoriaux par bassin versant, dont le site ici concerné. Le site s’étend sur les territoires de l’Artense - Sumène, de la zone Ouest cantalienne et des Plateaux du Nord et Cézallier (territoires définis selon les unités paysagères et le Plan de Développement Rural National). Il se situe à la frontière de deux grandes entités géologiques : le substratum granito-gneissique de la chaîne hercynienne formée lors de l’orogenèse varisque et le massif volcanique cantalien ou stratovolcan constitué d’une alternance de dépôts volcano - clastiques et de coulées. La dépression de la Sumène se situe à la limite Nord des coulées périphériques. Du point de vue paysager, les vallées de la tête du bassin de la Sumène sont de type glaciaire en forme d’auge, tandis que dans la partie amont, elles s’encaissent dans des gorges profondes (profil en « V »). Le linéaire de rivière concerné représente environ 134 Km de cours d’eau, localisé dans le bassin versant de la Sumène, affluent en rive gauche du cours supérieur de la Dordogne. La Sumène prend sa source dans les Monts du Cantal, sur les communes de Collandres et Trizac et s’écoule sur un linéaire de 47 km environ, en suivant une direction Sud-Nord, puis Est-Ouest pour rejoindre la Dordogne dans une zone de gorges, en aval de Vendes. Le bassin versant de la Sumène s’étend sur près de 414 km². Le réseau hydrographique du bassin de la Sumène est dense (les sols peu perméables contribuant à cette densité) et présente des affluents quasiment aussi importants en termes de longueur et de débits que le cours d’eau principal. Les cours d’eau du site ne sont pas définis en zone vulnérable, ni en zone sensible. Les 2 rivières principales, la Sumène et le Mars, sont des cours d’eau de première catégorie piscicole (salmonidés dominants). La présence de 2 espèces animales de l’annexe 2 de la Directive habitats (Loutre et Ecrevisse à pattes blanches) a justifié la désignation du site, intérêt écologique qui se renforce par la présence d’une autre espèce patrimoniale, le Chabot. Le maintien et les améliorations de la qualité du milieu qui abritent ces espèces sont primordiaux, qu’il s’agisse de la physico chimie des eaux ou de l’intégrité physique du cours d’eau (berges, substrats…). 8 habitats (ou « sous-habitats ») naturels ou semi-naturels dominants sont présents sur le site « Entre Sumène et Mars ». Quatre d’entre eux sont des habitats naturels d’intérêt communautaire, dont deux sont prioritaires (Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior* et Forêts de pentes, éboulis ou ravins du Tilio-Acerion*). Le site présente un intérêt d’autant plus important que les forêts de Frênes et d’Aulnes s’étendent sur plus d’une centaine d’ha de surface et représentent à elles seules près de la moitié des habitats naturels présents sur le site. Les perturbations rencontrées sur le bassin de la Sumène concernent principalement les éléments azotés et phosphorés, les principales sources de pollutions relevant des dysfonctionnements de système de traitement, de rejets directs d’eaux usées ou de pollutions diffuses émanant des industries agroalimentaires. La vétusté des systèmes de traitement des eaux usées et la non-conformité de certains ouvrages constituent les principales menaces pour la Loutre et ses habitats. L’élevage, bien que très présent sur le bassin versant, ne semble pas être à l’origine de détériorations importante sur le site. En effet, la pratique agricole reste une pratique extensive sur la majorité du site, avec une surface toujours en herbe très importante, et peu d’apport en fertilisants sur les parcelles. De même, malgré de fortes potentialités, le massif forestier n’est que très peu exploité, d’où des effets relativement faibles sur les habitats des espèces. Les principales sources de perturbation pourraient provenir d’un certain enrésinement des berges, avec l’épicéa et le douglas, réalisées après-guerre. Des menaces plus spécifiques à chacune des espèces sont également identifiées : problème de collision pour La loutre, concurrence avec l’écrevisse invasive pour l’Ecrevisse à pattes blanches…

Cadre réglementaire

Site Natura 2000 designe au titre de la directive Habitats (92/43/CEE) pour la conservation d'habitats naturels et d'especes d'interet communautaire. Une evaluation des incidences est obligatoire pour tout projet susceptible d'affecter significativement le site (article L414-4 du Code de l'environnement). Les activites soumises figurent sur une liste nationale (R414-19) et sur les listes locales fixees par le prefet. Un Document d'Objectifs (DOCOB) definit les mesures de gestion du site.

Menaces et pressions identifiees

Incidence forte

  • Pollution des eaux de surfaces (limniques et terrestres, marines et saumâtres) dans le site
  • Changements des conditions hydrauliques induits par l'homme dans le site
  • Espèces exotiques envahissantes dans le site

Incidence moyenne

  • Antagonisme avec des espèces introduites dans le site
  • Autres modifications des écosystèmes dans le site

Incidence faible

  • Gestion des forêts et des plantations & exploitation dans le site
  • Sports de plein air et activités de loisirs et récréatives dans le site
  • Autres activités sylvicoles (ex : érosion due à une éclaircie, fragmentation…) dans le site
  • Introduction de maladies (pathogènes microbiens) dans le site

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

727
ha de surface
22
communes
6
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (72)

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (6)

Appellations d'origine (18)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

29 260,5 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 28 581,7 ha
Estives et landes 250,1 ha
Maïs grain et ensilage 235,9 ha
Prairies temporaires 153,3 ha
Fourrage 23,2 ha
Autres céréales 11,1 ha
Divers 3 ha
Blé tendre 2,2 ha

Communes (22)