Localisation
Présentation
ETANG DE LA MITOUCHE est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 6 hectares sur 1 commune. Cette zone inclut 4 forêts publiques.
Source : INPN — PatriNat
DESCRIPTION
Dans la majorit des cas, les tangs sont des cr ations humaines vocation piscicole, dont l'origine remonte au Moyen-Age (entre le XII me et le XV me si cle). Dans les r gions favorables, ces plans d'eau se concentrent par dizaines, formant un complexe interactif et coh rent avec les milieux environnants : marais, prairies, landes, bois et champs Dans un environnement domin par des for ts caducifoli es, prairies et cultures, le secteur de la d pression sous-vosgienne est parsem de nombreux tangs. A la Vergenne, la zone est imperm abilis e par des marnes et argiles du Trias, recouvertes d'alluvions actuelles plus ou moins colmat es. Un tang se d finit comme un plan d'eau de faible profondeur, sans gradient thermique, autorisant le d veloppement de la v g tation sur toute la hauteur d'eau. Une typologie s' tablit selon la nature de l'eau (acidit , richesse en l ments nutritifs). La v g tation d'un tang se compose de plantes aquatiques (flottantes ou immerg es) et amphibies (h lophytes). A l'interface entre terre et eau, ces derni res sont dispos es en ceintures concentriques selon un gradient d'humidit . L'ext rieur est souvent occup par des ligneux : l' volution naturelle de ces milieux tend vers l'atterrissement progressif et vers l'installation d'un stade forestier.
L' tang de la Mitouche, partiellement enclav en milieu forestier plut t humide, est aliment par un ruisseau. Il pr sente une belle roseli re en rive nord et se prolonge au nord-ouest par un bois mar cageux aulnes et saules. Son int r t floristique est li la pr sence de la la che faux-souchet. Cette plante robuste pis pendants forme des touffes au sein de communaut s v g tales des bordures ou queues d' tangs subissant une inondation prolong e. Cette esp ce prot g e l' chelle r gionale est potentiellement sensible toute modification du milieu. Les tangs pr sentent le plus souvent une tr s forte productivit biologique, favorable la pisciculture ou la p che de loisirs et la chasse. La v g tation h t rog ne est le support d'une vie animale foisonnante : poissons (empoissonnement but piscicole), amphibiens, invert br s (notamment libellules et demoiselles), oiseaux nicheurs, migrateurs ou hivernants (notamment anatid s, limicoles et esp ces paludicoles).
Malgr une physionomie tr s favorable, cet tang n'a pas r v l la pr sence d'esp ce enjeux patrimoniaux en 2014. Il convient de souligner que la nature des abords complique la d tectabilit des odonates (queue d' tang difficile prospecter sans embarcation).Il est probable qu'un inventaire plus pouss permette de compl ter significativement ces r sultats.
STATUT DE PROTECTION
Aucune protection r glementaire de l'espace n'a t mise en place. En revanche, la pr sence d'une esp ce v g tale prot g e conf re indirectement un statut de protection au milieu : la l gislation interdit en effet de porter atteinte aux esp ces et aux milieux qui les supportent (arr t du 22/06/92).
ÉTAT DE CONSERVATION GÉNÉRAL DU SITE
L' tang et ses habitats associ s sont maintenus sauvages dans le tiers Nord. La partie Sud est entretenue en am nagement paysager avec notamment un sentier sur berge ainsi qu'une zone d'accueil du public. Le fonctionnement hydraulique de la zone Nord ne semble pas alt r . Les habitats sont en bon tat de conservation hormis l'herbier fragmentaire Myriophylle en pi. Les habitats sont actuellement soumis la dynamique naturelle. Aucune trace d'exploitation foresti re n'a t relev e. Il est donc n cessaire de p renniser ce mode de gestion.
OBJECTIFS DE PRÉSERVATION
Outre leur fonction d'habitat quasi-exclusif d'un certain nombre d'esp ces rares et menac es, les tangs jouent un r le important dans l'att nuation des pics de crue l'aval (stockage des eaux de pluie) et de r gulation des nutriments (absorption de quantit s massives par la v g tation en t ).
Les enjeux patrimoniaux sont li s la rentabilit conomique qui est g n ralement lev e : les atteintes concernent l'intensification de la pisciculture, de l'agriculture de proximit , des activit s de loisirs (chasse, p che, fr quentation) ou l'inverse l'abandon. La pr servation de l'int grit du milieu et le contr le du fonctionnement hydrologique sont les garants d'une bonne fonctionnalit cologique et par l m me d'une bonne productivit . Ces milieux ayant t cr s par l'homme, leur devenir est li une gestion active.
L' tang de la Mitouche est entretenu pour la p che. Le maintien d'une pisciculture extensive est favorable. L'assec p riodique apr s la p che de l' tang permet la min ralisation de la mati re organique et le contr le de l'extension de la v g tation herbac e. La p rennit de la population de la che faux-souchet est li e au maintien des pratiques de gestion actuelles : limitation de l'artificialisation des rives, entretien respectueux des ceintures v g tales.
Cadre réglementaire
La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.
Chiffres clés
Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).
Protections environnementales
Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.
Forets publiques (4)
- Forêt Communale d'Athesans-Etroitefontaine publique
- Forêt Communale de Gouhenans publique
- Forêt Communale de la-Vergenne publique
- Forêt Communale de Moffans-Vacheresse publique