Étang, perte et résurgence de l'Oeil et du Trou du diable

ZNIEFF_I Code : 730010689

36 ha 2 communes
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Localisation

Présentation

Étang, perte et résurgence de l'Oeil et du Trou du diable est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 36 hectares sur 2 communes. Elle comprend 1 120 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Cette ancienne ZNIEFF élargie jusqu’à l’étang de Jourdan se trouve sur les coteaux accidentés de marnes et de molasses acides, en limite est du territoire du bas Armagnac. Les influences du climat atlantique sont encore bien marquées, avec la présence d’espèces caractéristiques de landes aquitano-ligériennes comme l’Ajonc nain (Ulex minor). Ce site est exceptionnel au niveau du département sur le plan hydrogéologique : un cours d’eau se perd sous la roche (« trou du diable ») et ressort 300 m plus loin (« œil du diable ») au nord-est en changeant de bassin versant. Sur ce site, il y a plusieurs avens et des versants boisés très escarpés. En ce qui concerne les boisements, il existe de beaux peuplements de hêtres. Au niveau de l’avifaune, le site abrite notamment le Gobe-mouche gris (AREMIP/COG, 1994), non déterminant.

L’étang est relativement tranquille, et représente à la fois un intérêt pour la Cistude d’Europe et pour la reproduction des amphibiens. Salamandres et grenouilles agiles, qui sont des espèces forestières, ont été observées sur le site, ainsi que le Crapaud accoucheur qui est une espèce plus ubiquiste. Les prairies environnantes sont gérées selon un mode d’agriculture biologique, et constituent des zones potentielles de ponte pour les cistudes. L’étang est équilibré avec une rive boisée et une rive enherbée. Cependant, la présence de ragondins et d’écrevisses de Louisiane impacte les berges et la digue. Ces modifications mettent en péril l’état de conservation de l'étang en tant qu’ouvrage hydraulique, et son rôle d’habitat d’espèces patrimoniales.

Le site présente une mosaïque de milieux « naturels » et cultivés favorables au développement de nombreuses espèces. Aussi, d’autres groupes taxonomiques mériteraient d’être étudiés pour améliorer les connaissances de cette ZNIEFF : chauves-souris, oiseaux, insectes liés au bocage et reptiles notamment.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

36
ha de surface
2
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (18)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

1 105,4 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Blé tendre 249 ha
Maïs grain et ensilage 247,2 ha
Prairies permanentes 194 ha
Tournesol 109,8 ha
Colza 55,7 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 52 ha
Autres oléagineux 44,9 ha
Prairies temporaires 34,5 ha
Vignes 27,1 ha
Autres céréales 24,4 ha

Communes (2)