Localisation
Présentation
ETANG RECHAL est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 7 hectares sur 2 communes. Cette zone inclut 9 forêts publiques.
Source : INPN — PatriNat
DESCRIPTION
La r gion naturelle limitrophe entre la Haute-Sa ne et le Territoire de Belfort se caract rise par un relief mollement vallonn , un r seau hydrographique dense et un sous-sol imperm able compos d alluvions recouvertes de limons. Ces sp cificit s ont favoris l implantation d tangs vocation piscicole.
Sur la commune de Coisevaux, l est d H ricourt, l tang Rechal est situ en aval d une s rie de trois plans d eau creus s en enfilade au fil d un ruisseau affluent de la Lizaine. Implant s en limite sud d un vaste massif bois , ces tangs forment un ensemble interconnect sur les plans hydrologique et fonctionnel. Leur faible profondeur et l absence de gradient thermique autorisent le d veloppement de la v g tation sur toute la hauteur d eau. La gestion traditionnelle a permis l installation d cosyst mes de grande valeur biologique.
En g n ral, la v g tation des tangs pr sente une zonation caract ristique, de la pleine eau vers les berges : les plantes aquatiques puis amphibies se r partissent en ceintures concentriques selon leurs exigences cologiques (gradient d humidit ). L tang Rechal tant fortement marqu par les activit s humaines, une grande proportion du lin aire des berges est entretenue et am nag e pour la p che. Seule la queue d tang reste relativement naturelle : une petite roseli re phragmite s y d veloppe, relay e l ext rieur par des boisements humides et mar cageux de type saulaie saule cendr et aulnaie mar cageuse. Ces conditions particuli res sont favorables l installation de plantes caract re patrimonial, telles que la la che faux-souchet, prot g e au plan r gional, et le p turin des marais. Les touffes robustes de la che faux-souchet, aux longs pis retombants caract ristiques, prosp rent dans les bordures et queues d tangs, habitat auquel cette esp ce est strictement inf od e. Le p turin des marais, quant lui, est une gramin e des sols humides mouill s supportant des inondations prolong es au printemps (prairies humides, aulnaies, berges de cours d eau et d tangs). Sa distribution est vraisemblablement sous-estim e, du fait de sa ressemblance avec le p turin des champs. Toutefois ces deux esp ces p tissent des modifications des pratiques de gestion des tangs.
Sur le plan faunistique, ce site offre de bonnes conditions de reproduction diverses esp ces d amphibiens, toutes prot g es, telles que la salamandre tachet e et le triton ponctu (ce dernier est en d clin dans la r gion). En effet, l humidit constante, l imbrication de milieux aquatiques et forestiers sont autant de facteurs propices l installation de ces esp ces qui fr quentent les boisements environnants lors de la phase terrestre de leur cycle.
D'un point de vue entomologique, l' tang est compos de berges tr s anthropis es car elles sont tondues fr quemment. Il appara t galement important de signaler une colonisation r cente et assez avanc e d'une esp ce invasive originaire de l'Est am ricain : Pectinella magnifica (Bryozaire). La gestion apporter dans ce contexte pr voit d' viter de tondre une partie des berges afin de laisser les v g taux fleurir et permettre aux insectes floricoles de pouvoir se nourrir. Ces insectes floricoles sont galement la base du r gime alimentaire des odonates. Ici, l' tat de conservation du peuplement d'insectes est consid r comme tant moyen.
STATUT DE PROTECTION
Aucune protection r glementaire de l espace n a t mise en place. En revanche, la pr sence d esp ces prot g es conf re indirectement un statut de protection au milieu : la l gislation interdit en effet de porter atteinte aux esp ces et aux milieux qui les supportent (arr t s minist riels des 22/06/92, 19/11/2007 et 29/11/09).
OBJECTIFS DE PRÉSERVATION
Outre leur fonction d habitat quasi-exclusif d un certain nombre d esp ces rares et menac es, les tangs jouent un r le important dans l att nuation des pics de crue l aval (stockage des eaux de pluie) et de r gulation des nutriments (lagunage).
La pr servation de l int grit des habitats et de la qualit de l eau, associ e au contr le du fonctionnement hydrologique, est garante d une bonne fonctionnalit cologique. La p rennit des habitats et des esp ces est li e la pr servation de pratiques de gestion traditionnelles : limitation de l artificialisation des rives, conservation et entretien respectueux des ceintures v g tales actuelles. En particulier, la la che faux-souchet et le p turin des marais sont potentiellement sensibles toute modification des milieux. Il faut noter que les berges de cet tang sont largement artificialis es (v g tation tondue), ce qui limite les potentialit s cologiques du site.
Cadre réglementaire
La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.
Chiffres clés
Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).
Protections environnementales
Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.
Forets publiques (9)
- Forêt Communale de Belverne publique
- Forêt Communale de Champey publique
- Forêt Communale de Chenebier publique
- Forêt Communale de Coisevaux publique
- Forêt Communale de Couthenans publique
- Forêt Communale de Hericourt publique
- Forêt Communale de Luze publique
- Forêt Communale de Tremoins publique
- Forêt Communale de Verlans publique