Forêt de Puech Mignon

ZNIEFF_I Code : 730010535

204 ha 3 communes
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Localisation

Présentation

Forêt de Puech Mignon est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 204 hectares sur 3 communes. Cette zone inclut 1 forêt publique. Elle comprend 1 113,9 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La forêt de Puech Mignon se situe à l’extrémité est du Tarn-et-Garonne qui, ici, tranche nettement avec le reste du département. La topographie et la nature du sol induisent un paysage qui annonce le Ségala aveyronnais du plateau du Rouergue ; les terres argilo-siliceuses sont vouées aux prairies et aux pâturages, et les versants pentus des vallons sont densément boisés. La forêt se trouve au niveau de la faille de Villefranche. Sans entrer dans le détail des discordances engendrées par cette cassure, cette faille fait la transition entre les terrains du primaire à l’est, représentés de manière infime en Tarn-et-Garonne, et ceux d’âge plus récent à l’ouest. La forêt occupe le versant d’un plateau qui longe l’étroite vallée de l’Aveyron et un vallon très pentu creusé dans ce plateau par le ruisseau du Lez ; l’exposition générale est au sud-ouest. Son substratum souvent affleurant est surtout gréso-pélitique (autunien du permien), et formé de conglomérats et d’argilites (trias supérieur) en bordure de plateau ; une originalité tout de même : une bonne partie du versant rive droite du ruisseau est constituée de marnes et de calcaires en « rangs de pavés » (carixien du lias), bien visibles dans une ancienne carrière ; cette partie marginale est couverte de chênaie thermophile plus ou moins ouverte, mais nous ne disposons d’aucun relevé floristique, comme d’ailleurs sur tout le versant ; ce sont vraisemblablement des bois occidentaux de chênes pubescents souvent hybridés avec des sessiles et des pédonculés. Le cœur de la forêt, au niveau du vallon, est nettement plus humide, et est caractérisé par la frênaie-chênaie (Quercus robur) et la chênaie-charmaie aquitanienne accompagnée ici de l’Érable champêtre, de l’Aulne glutineux, du Châtaignier, du Cornouiller sanguin, du Noisetier, de l’Aubépine monogyne, du Houx, du Troène commun, du Néflier d’Europe, du Merisier, du Cormier (Sorbus domestica) et de l’Alisier torminal, avec en sous-bois de la Callune, de la Laîche pendante (Carex pendula), du Fragon (Ruscus aculeatus) et de nombreuses fougères, dont la Fougère aigle (Pteridium aquilinum) ; notons comme essences introduites le Châtaignier et le Robinier. Cette forêt est traitée en taillis sous futaie et en taillis mélangé, mais paraît peu exploitée ; dans le vallon, des arbres morts se trouvent çà et là.

Le Pic mar semble bien implanté dans cette forêt qui a les caractéristiques favorables à cette espèce (bonne étendue, essences propices, traitement de la forêt). Elle est en plus connectée à d’autres étendues boisées où il est fréquemment contacté. En France, on note un déclin du Pic mar corrélé au traitement en futaie pure.

La frênaie-charmaie et la chênaie-charmaie aquitanienne sont des habitats déterminants, car ils expriment bien ce type de boisement au creux des vallons, facteur du maintien d’espèces plus exigeantes.

Les sources et suintements maintenant juste le substrat humide sont utilisés par une libellule, le Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata), pour sa reproduction. Cet odonate a été récemment découvert en Tarn-et-Garonne, dont c’est l’unique station départementale recensée. Cette espèce exige un micromilieu très spécifique pour sa reproduction. Si la forêt ne lui est pas nécessaire au sens strict, elle garantit au moins la pérennité des sources et le maintien d’un substrat humide : la boucle est bouclée. Précisons que c’est une des libellules les plus menacées dans tout l’ouest européen.

D’anciennes mines du XIXe siècle jalonnent l’extrémité sud de la forêt ; elles pourraient être utilisées par les chauves-souris cavernicoles.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

204
ha de surface
3
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (1)

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (1)

Appellations d'origine (12)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

1 101,2 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 542,5 ha
Autres céréales 147,9 ha
Prairies temporaires 147,3 ha
Estives et landes 112,5 ha
Fourrage 61,1 ha
Orge 39,7 ha
Blé tendre 27,7 ha
Maïs grain et ensilage 9,9 ha
Groupe null 7 ha
Colza 2,1 ha

Communes (3)