LA VALLÉE DE LA COURSE ET SES AFFLUENTS DES SOURCES A SA CONFLUENCE AVEC LA CANCHE

ZNIEFF_I Code : 310007269

589 ha 15 communes
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Localisation

Présentation

LA VALLÉE DE LA COURSE ET SES AFFLUENTS DES SOURCES A SA CONFLUENCE AVEC LA CANCHE est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 589 hectares sur 15 communes. Elle comprend 16 676,9 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La ZNIEFF de la vall e de la Course correspond principalement au lit majeur du cours d'eau principal et de quelques affluents, depuis les sources de la Course jusqu' sa confluence avec la Canche, au niveau des marais d'Attin et de la Madelaine-sous-Montreuil.

Le fond de vall e pr sente un r seau hydrographique complexe associant plusieurs cours d eau (Course, Bimoise, rivi re des Fontaines) et de nombreuses sources, ainsi que des plans d eau d origine artificielle (ballasti res, cressonni res, piscicultures, mares de chasse). Les cours d eau serpentent parfois sur une grande distance dans le fond de la vall e avant de m ler leurs flots, enserrant entre leurs bras des prairies p tur es ou fauch es plus ou moins inondables. Dans les parties les plus humides, des prairies hygrophiles et de petits marais peuvent abriter une flore de grande qualit sur une superficie parfois r duite. Vers l aval, le fond de la vall e s largit et accueille des v g tations caract ristiques des marais alluviaux tourbeux sur de plus grandes surfaces (Neuville-sous-Montreuil).

Sur le plan phytoc notique, la grande diversit des habitats naturels du fond de vall e et de quelques versants bocagers permet la diff renciation de nombreuses v g tations herbac es aquatiques ou terrestres (herbiers flottants ou immerg s, v g tations annuelles pionni res des vasi res, v g tations amphibies, v g tations prairiales de diff rents niveaux topographiques, m gaphorbiaies et roseli res), toujours intimement associ es des v g tations arbustives ou arborescentes de fourr s, de haies, de lin aires bois s et de for ts alluviales.

La flore d terminante recens e dans la ZNIEFF depuis sa description initiale dans les ann es 1990 comporte 37 taxons au total. Parmi les taxons d terminants, 27 ont pu tre revus en 2021 ou 2022, ainsi que les cinq autres esp ces enjeux. Parmi eux, on peut noter sept taxons nouvellement observ s et six confirmer car les conditions d observation n taient pas optimales (conditions de s cheresse de l t 2022 en particulier). Parmi les taxons non revus mais non recherch s sp cifiquement, on peut noter le Tr fle d eau (Menyanthes trifoliata) qui a peut- tre disparu de sa seule station connue ou qui ne s est pas exprim en 2022.

Sur le plan qualitatif, on peut mentionner diverses esp ces d int r t patrimonial, en lien avec les habitats naturels, d terminants ou non, qui les h bergent : Renoncule en pinceaux (Ranunculus penicillatus), rare en r gion Hauts-de-France, caract ristique des eaux courantes de bonne qualit du Batrachion fluitantis*, qui semble en r gression dans la Course (une partie des stations connues n a pas t confirm e depuis parfois dix vingt ans), alors que les herbiers aquatiques de Zannichellie des marais (Zannichellia palustris subsp. palustris) sont encore fr quents et asses denses localement, caract risant la v g tation aquatique du Ranunculo penicillati calcarei - Sietum erecti submersi variation Callitriche obtusangula et Zannichellia palustris subsp. palustris* ; Triglochin des marais (Triglochin palustris), revu dans une de ses stations prairiales connues (prairies humides de bas-niveau du Triglochino palustris - Agrostietum stoloniferae* restant confirmer sur le plan phytosociologique), contrairement au Tr fle d eau d j voqu ; Orchis n glig (Dactylorhiza praetermissa), esp ce prot g e dans les deux anciennes r gions des Hauts de France, cette nouvelle r gion ayant une responsabilit particuli re pour la conservation de cette esp ce, quasi-menac e en France, car une grande partie de ses populations y sont cantonn es, l esp ce n tant pr sente que dans le quart nord-ouest de la France (Hauts-de-France et Normandie principalement, plus ponctuellement Bassin parisien). Cette orchid e et quelques autres esp ces d terminantes [Gaillet des fanges (Galium uliginosum), Myosotis cespiteux (Myosotis laxa subsp. cespitosa), Jonc t pales aigus (Juncus acutiflorus), ce dernier observ en 2010 et confirmer pour 2022 ] se maintiennent dans les prairies p tur es humides les moins eutrophiles ou dans celles plus longuement engorg es.

Pour l'avifaune, dont la connaissance s'est nettement toff e, 19 esp ces d terminantes ont t not es dont deux taxons certifi s nicheurs par les observateurs. La Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) est ainsi l oiseau embl matique des cours d eau dans la vall e (58 observations entre 2013 et 2021). Elle est nicheuse certaine Beussent (2014) et Inxent (2017), nicheuse probable ou possible en amont (abords de la Carnoye Esgranges), et en aval le long de la Course (Recques, Estr es, Estr elles). Pour nicher, la Bergeronnette des ruisseaux privil gie les abords des cours d eau d bit rapide, bien qu elle puisse s installer pr s de plans d eau ou de canaux (Gajocha, 2019). Les ouvrages hydrauliques sont appr ci s pour la construction des nids ; le secteur de l ancien moulin de Beussent h berge ainsi l esp ce sans interruption depuis 2013. Le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), h te occasionnel des plans d eau en hiver, a nich en 2021 aux abords des ballasti res la confluence Course/Bimoise.

Un effort devrait tre fait pour la confirmation de la nidification de sept autres taxons nicheurs probables. Le Martin-p cheur (Alcedo atthis) est signal r guli rement le long de la Course en p riode nuptiale depuis Doudeauville jusqu Estr es. Le Fuligule morillon (Aythya fuligula) stationne sur les plans d eau en hiver ; des couples en p riode de reproduction ont t signal s Beussent (2019) et Estr es/Estr elles (2021). L Hirondelle de rivage (Riparia riparia) a donn des indices de nidification probable en 2021 aux abords des ballasti res, la confluence Course/Bimoise ; toutefois l emplacement de la colonie n a pas t d couvert. Dans la partie aval de la vall e, les roseli res et saulaies accueillent le Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) et la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) en p riode nuptiale. Le Bruant jaune (Emberiza citrinella) est rechercher au niveau des haies dans les zones bocag res bien expos es. Enfin, l Hirondelle rustique (Hirundo rustica) est nicheuse possible (Parenty, Beussent) certaine (Estr e) dans le p rim tre de la ZNIEFF ou aux abords imm diats. Les zones humides et p turages du fond de la vall e constituent une zone d alimentation indispensable pour l levage des oisillons.

Dix autres taxons d terminants sont nicheurs possibles, rechercher. Dans les zones humides, le R le d eau (Rallus aquaticus) est souvent signal en hiver. Cet oiseau - l une des esp ces paludicoles les plus discr tes - s installe dans la v g tation h lophytique dense aux abords des tangs et cours d eau (Pischiutta, 2019) ; certains secteurs de la vall e lui sont favorables. La M sange bor ale (Poecile montanus) a t signal e nicheuse possible en 2015 dans les boisements mar cageux pr s de la confluence Course/Canche.

Chez les rapaces nocturnes, plusieurs signalements de la Chev che d Ath na (Athene noctua) doivent inciter rechercher des indices de nidification dans les prairies bord es de saules t tards. S dentaire elle aussi, l Effraie des clochers (Tyto alba) niche sans doute dans certains b timents aux abords de la ZNIEFF. Le fond de la vall e pourrait faire partie de son territoire de chasse. Plusieurs passereaux d terminants ont t signal s comme nicheurs possibles entre 2017 et 2021 : le Pipit des arbres (Anthus trivialis), le Gobemouche gris (Muscicapa striata), le Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus), le Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula), le Serin cini (Serinus serinus) et la Fauvette grisette (Sylvia communis). Ces oiseaux sont rechercher dans les boisements et leurs lisi res, les lin aires de haies ou les fourr s arbustifs.

Quatre esp ces de Mammif res d terminants sont recens es en vall e de la Course. La Crocidure leucode (Crocidura leucodon), peu commune dans le Nord et le Pas-de-Calais, a t identifi e dans des pelotes de rejection de rapaces r colt es dans la ZNIEFF (Estr e, 2021) ou aux abords imm diats (Parenty, 2022). Les caract ristiques de l habitat de ce Soricidae sont difficiles tablir et la pr sence des populations dans les limites du p rim tre de la ZNIEFF est confirmer. Il s agit d une esp ce discr te (nocturne), distribution localis e et faibles effectifs dans le Nord et le Pas-de-Calais (Godin, 2000).

Chez les Chiropt res, la pr sence du Murin oreilles chancr es (Myotis emarginatus) et du Grand murin (Myotis myotis) tait indiqu e dans la ZNIEFF entre 2000 et 2010. Aucun nouveau contact n a t communiqu depuis. Les colonies les plus proches de ces deux chauves-souris sont situ es Montreuil-sur-Mer. Le Grand murin est assez rare dans le Nord et le Pas-de-Calais et inscrit l Annexe II de la Directive Habitats (Fournier et al., 2000). Les vieilles for ts caducifoli es sous-bois peu d velopp constituent g n ralement son territoire de chasse (Arthur & Lemaire, 2009). Les zones humides le long des cours d eau bord s d une frange arbustive sont appr ci es par le Murin oreilles chancr es (Cohez, 2000). La basse vall e de la Canche h berge plus des trois-quarts des 21 esp ces de Chiropt res du Nord et du Pas-de-Calais (CSN NPC, 2005) ; les zones humides de la vall e de la Course font sans doute partie du territoire de chasse d autres esp ces rechercher.

Enfin, des indices de pr sence l interface du fond de la vall e et d un versant bois surplombant la ZNIEFF sugg rent que certains secteurs pourraient faire partie du territoire vital du Blaireau europ en (Meles meles) en vall e de la Course. Celui-ci est class peu commun dans le Nord et le Pas-de-Calais.

Les zones humides des fonds de vall es (Course, Bimoise) h bergent des populations reproductrices d Amphibiens mais aucune n est d terminante. Chez les Reptiles, la Couleuvre collier (Natrix helvetica), signal e comme esp ce d terminante en 2010, est consid r e en 2022 comme une autre esp ce enjeux dans le Nord et le Pas-de-Calais.

Sur seize taxons autochtones de Poissons recens s sur le bassin de la Canche, trois taxons d terminants et trois taxons enjeux sont pr sents dans la Course et ses affluents. Les eaux courantes bien oxyg n es sont favorables au Chabot (Cottus gobio) et aux Salmonid s [truites et saumons (Salmo spp.)]. La Lamproie de Planer (Lampreta planeri) s ajoute aux taxons d terminants connus avant 2011. Pour ces cinq taxons, la reproduction est certaine ou av r e dans la Course (FDPPMA, in litt.). L hydrosyst me de la Course fait partie des zones privil gi es pour la reproduction des grands Salmonid s dans le bassin de la Canche. La Bimoise, les Baillons et la rivi re des Fontaines h bergent pr s d un tiers des fray res potentielles disponibles sur le bassin de la Course. Les travaux de r tablissement de la continuit des cours d eau ont am lior l acc s aux zones de fray res situ es sur la Course (FDPPMA-62, 2015). L hydrosyst me de la Course h berge aussi l Anguille europ enne (Anguilla anguilla) en phase de croissance, avant la migration de retour vers sa zone de reproduction dans l oc an Atlantique.

La vall e de la Course pr sente une diversit de milieux aquatiques favorables aux Odonates. Quatorze taxons sont recens s, dont trois sont d terminants et deux autres consid r s comme esp ces enjeux dans le Nord et le Pas-de-Calais. Les eaux courantes bien oxyg n es de la Course, des ruisseaux et des foss s adjacents b n ficiant d une bonne exposition h bergent des esp ces exigeantes, notamment une population de l Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), rare et en danger dans le Nord et le Pa-de-Calais [assez rare et vuln rable en Picardie].

Cette population, connue depuis 1996, a fait l objet de suivis r guliers de 2001 2010 (Terrasse ; Gla on, 2005). L actualisation r alis e en 2022 montre la persistance de son implantation historique dans l hydrosyst me de la Course entre les ballasti res de Z rables (Beussent) et la confluence avec la Bimoise au sud de Recques-sur-Course (CEN Hauts de France, 2022). Des observations sporadiques ont t signal es en amont d s 2001 (Enquin-sur-Baillons, Bezinghem) et en aval (Estr elles) sans qu il soit possible d affirmer que C. mercuriale s y reproduise.

L Agrion de Mercure est prot g au niveau national, quasi-menac aux niveaux europ en (Kalkman et al. 2010) et mondial (IUCN, 2010) et inscrit en Annexe II de la Directive europ enne Habitats-Faune-Flore. L'esp ce se d veloppe dans des petites rivi res, les ruisseaux, les ruisselets et les foss s connect s. Elle est sensible aux modifications physiques de son habitat larvaire, notamment en termes d'hydromorphologie (succession naturelle de diff rents faci s d' coulement) mais galement au niveau de la trophie des eaux. La larve vit dans les s diments et les chevelus racinaires des cressonni res se d veloppant dans le lit mineur ; l'adulte est particuli rement sensible une gestion trop intensive des milieux entourant le cours d'eau et notamment sa fermeture par le boisement.

L Aeschne printani re (Brachytron pratense), peu commune et d terminante, n a pas t signal e depuis 2006 et l Agrion joli (Coenagrion pulchellum), assez commun et quasi-menac , depuis 2001. Ce dernier semblait alors bien implant vers l aval de la vall e (Estr elles, Neuville-sous Montreuil).

Parmi les autres taxons d terminants en 2010, l Agrion mignon (Coenagrion scitulum), l Agrion nain (Ischnura pumilio) et la Libellule fauve (Libellula fulva) sont aujourd hui inscrits comme taxons enjeux pour le Nord et le Pas-de-Calais, de m me que la Na ade de Vander Linden (Erythromma lindenii).

Le Demi-deuil (Melanargia galathea), observ en 2007 pr s de la confluence avec la Canche Attin, est la seule esp ce d terminante de papillon de jour (L pidopt re) recens e. Les prairies m sophiles grandes gramin es constituent son habitat de pr dilection. Sa pr sence dans la ZNIEFF apr s 2010 est confirmer.

Trois taxons d'orthopt res d terminants taient recens s en 2010. Le Criquet ensanglant (Stethophyma grossum) a pu tre retrouv Beussent en 2022. La station de Neuville-sous-Montreuil n a pas pu tre visit e. L esp ce, assez rare dans le Nord et le Pas-de-Calais, reste rechercher dans les zones de bas-marais ouverts et les p tures extensives longuement inondables dans le fond de la vall e. Le Criquet des clairi res (Chrysochraon dispar), assez rare, et le Conoc phale des roseaux (Conocephalus dorsalis), assez commun dans le Nord et le Pas-de-Calais mais fortement menac d extinction dans le domaine n moral en France (Defaut & Sardet, 2004), n ont pas t revus en 2022. Le Conoc phale des roseaux avait t observ dans plusieurs communes de la vall e en 2006 et 2010. La canicule et l absence de pr cipitations estivales en 2022 ont t pr judiciables aux populations d Orthopt res hygrophiles, et m me les esp ces plus communes ne se sont montr es qu en tr s faibles effectifs localement. De nouvelles recherches devraient tre entreprises pour valuer l tat de conservation des populations de ces trois taxons dans les zones humides du fond de la vall e et compl ter les connaissances sur le peuplement d Orthopt res de la ZNIEFF.

Trois esp ces de Coccinellidae sont d terminantes : Coccinelle des landes (Chilocorus bipustulatus), observ e Recques-sur-Course en 2009, non revue en 2021/2022. Cette coccinelle assez rare dans le Nord et le Pas-de-Calais ne trouve pas dans la ZNIEFF les habitats landicoles r put s n cessaires son implantation. Dans le Pas-de-Calais, elle est assez commune et fr quente surtout les dunes (fourr s et boisements) ou les parcs et jardins, o les plantations de Cupressaceae ornementales lui procurent un habitat de substitution (Facon & Terrasse, 2015). C est dans un tel contexte qu elle avait t trouv e Recques. Chilocorus bipustulatus est peu commun et de pr occupation mineure sur la liste rouge des Coccinellidae de Picardie (Picardie Nature, 2016a & 2016b). Par la nature des habitats naturels qu elle rec le, la vall e de la Course ne repr sente pas un enjeu important pour sa conservation l chelle r gionale.

Scymnus haemorrhoidalis a pour sa part t pris au fauchage dans une friche ouverte Beussent en 2021. Il est consid r comme rare l chelle du Nord et du Pas-de-Calais, mais la campagne de prospections men e de 2007 2010 dans le Pas-de-Calais avait r v l qu il y est plut t commun, largement r parti, et qu il fr quente surtout les milieux urbains et p ri-urbains (73% des observations) sans attirance particuli re pour les zones humides (Facon & Terrasse, 2015). Scymnus haemorrhoidalis est estim peu commun en Picardie et de pr occupation mineure sur la liste rouge (Picardie Nature, 2016a & 2016b). L actualisation des connaissances, en cours l chelle de l ensemble de la r gion, apportera des informations utiles pour pr ciser l int r t patrimonial de cette esp ce.

Le Vertigo de Des Moulins (Vertigo moulinsiana), d couvert Estr elles en 2006 (Belet et al., 2006), est le seul taxon d terminant connu chez les Mollusques. Le maintien de cette population reste confirmer. Ce petit Gast ropode inscrit l annexe II de la Directive europ enne Habitats-Faune-Flore est une esp ce fort enjeu patrimonial. Potentiellement pr sent dans d autres secteurs de la ZNIEFF, il devrait faire l objet de prospections adapt es son cologie. Plus g n ralement, les informations sur la composition du peuplement de Mollusques de la vall e de la Course sont inexistantes (ou non publi es).

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Menaces et pressions identifiees

Incidence forte

  • Abandons de systèmes culturaux et pastoraux, apparition de friches dans le site
  • Evolutions écologiques dans et autour du site
  • Rejets de substances polluantes dans les eaux dans le site
  • Jachères, abandon provisoire dans le site
  • Atterrissements, envasement, assèchement dans le site
  • Pâturage dans le site
  • Suppression ou entretien de végétation dans le site
  • Fauchage, fenaison dans le site
  • Eutrophisation dans le site
  • Habitat humain, zones urbanisées dans le site
  • Zones industrielles ou commerciales dans le site
  • Aménagements liés à la pisciculture ou à l'aquaculture dans le site
  • Mises en culture, travaux du sol dans le site
  • Comblement, assèchement,drainage, poldérisation des zones humides dans le site
  • Mise en eau, submersion, création de plan d'eau dans le site
  • Débroussaillage, suppression des haies et des bosquets, remembrement et travaux connexes dans le site
  • Erosions dans le site
  • Equipements sportifs et de loisirs dans le site
  • Infrastructures et équipements agricoles dans le site
  • Traitements de fertilisation et pesticides dans le site
  • Entretien des rivières, canaux, fossés,plans d'eau dans le site
  • Modification du fonctionnement hydraulique dans le site
  • Pêche dans le site
  • Route dans le site
  • Sports et loisirs de plein-air dans le site
  • Chasse dans le site

Incidence moyenne

  • Entretiens liés à la sylviculture, nettoyages, épandages dans le site
  • Submersions dans le site
  • Rejets de substances polluantes dans les sols dans le site
  • Nuisances sonores dans le site
  • Actions sur la végétation immergée, flottante ou amphibie, y compris faucardage et démottage dans le site
  • Taille, élagage dans le site
  • Plantations, semis et travaux connexes dans le site
  • Coupes, abattages, arrachages et déboisements dans le site

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

589
ha de surface
15
communes
70
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (1)

Appellations d'origine (3)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

16 116,7 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 6 300,9 ha
Blé tendre 3 830,9 ha
Maïs grain et ensilage 2 320,5 ha
Orge 1 476,8 ha
Colza 671,4 ha
Autres cultures industrielles 384,6 ha
Prairies temporaires 205,1 ha
Fourrage 182,7 ha
Protéagineux 182 ha
Légumes ou fleurs 178,7 ha

Communes (15)