Localisation
Présentation
LA VASIÈRE DE LA SEINE À PETIVILLE, SAINT-MAURICE-D'ÉTELAN est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 75 hectares sur 2 communes. Elle comprend 497,3 ha de surface agricole déclarée.
Source : INPN — PatriNat
Au Sud du Marais de Petiville, en bordure de Seine, entre la terre et l eau, s tendent des vasi res, des roseli res et des boisements alluviaux r guli rement baign s par les crues du fleuve.
Cette rive naturelle non b tonn e est constitu e par des alluvions r centes, o se m langent des galets, des sables, des limons argileux, dans un m andre propice au d p t alluvionnaire.
Sur les parties basses, les gr ves sablo-caillouteuses sont colonis es par des groupements pionniers subhalophiles Scirpes (association du Scirpetum maritimi) : Scirpes maritimes (Scirpus maritimus var. compactus), Scirpe piquant (Scirpus pungens) et Scirpe triqu tre (Scirpus triqueter).
Sur des s diments plus fins, des roseli res lin aires Phragmites (Phragmites australis) -alliance phytosociologique du Phragmition- se d veloppent les pieds dans l eau, dans la zone soumise un fort marnage.
La v g tation ligneuse est domin e par des boisements alluviaux eutrophes m sohygrophiles (alliances du Salicion albae et de l Alno-Padion), domin s par les Saules blancs (Salix alba), les Peupliers grisards (Populus canescens), les Fr nes (Fraxinus excelsior), les Aulnes (Alnus glutinosa), les Ormes champ tres (Ulmus campestris), etc.
Des Saulaies arbustives Salix viminalis et Salix triandra (alliance du Salicion triandrae, association du Salicetum triandro-viminalis) y constituent des fourr s, en mosa que avec les peuplements arbor s et avec quelques petites m gaphorbiaies eutrophes (du Calystegion sepium).
Des petits trous d eau sont colonis s par des v g tations amphibies (dont le groupement Butome en ombelle Butomus umbellatus- et Plantain d eau lanc ol Alisma lanceolatum- = association du Butometum umbellati)
En l absence de gestion particuli re, ce site volue spontan ment et progressivement vers une for t alluviale naturelle.
Les esp ces v g tales d terminantes de ZNIEFF (exceptionnelles assez rares en Haute-Normandie) sont notamment les exceptionnels Scirpe piquant (Scirpus pungens) et Scirpe triqu tre (Scirpus triqueter). Ces deux esp ces sont l galement prot g es, respectivement en Normandie enti re et en Haute-Normandie.
On recense galement l exceptionnel Saule pourpre (Salix purpurea) -typique des saulaies ripariales-, le Scirpe maritime (Scirpus maritimus var. compactus), les tr s rares Butome en ombelle (Butomus umbellatus), Plantain d eau lanc ol (Alisma lanceolatum) et S ne on aquatique (Senecio aquaticus), la rare Oenanthe safran e (Oenanthe crocata), les Rorippe amphibie et Rorippe sauvage (Rorippa amphibia et R. sylvestris), l Epiaire des marais (Stachys palustris), le Scirpe s tac (Scirpus setaceus) -assez rare-,...
Le patrimoine faunistique de cette zone humide comporte plusieurs l ments en lien avec la proximit de l estuaire. Ainsi, des Phoques veau-marin (Phoca vitulina) ont d j t observ s plusieurs reprises sur le site, qu ils utilisent parfois comme reposoir mar e basse. Ce phoque, rare et menac en Europe (inscrit en annexe II de la directive Habitats de l Union europ enne) fr quente la Baie de Seine, d o il remonte de temps autre vers l amont.
Plusieurs couples de Foulque macroule (Fulica atra) nichent le long de cette rive.
Une petite colonie de Vanneau hupp (Vanellus vanellus), limicole rare en tant que nicheur dans la r gion, se reproduit pr s des d pressions humides.
Le Martin-p cheur (Alcedo atthis) fr quente galement la zone en p riode de nidification.
Dans les roseli res, plus d une quinzaine de couples de Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) ont t recens s, ainsi que la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti).
Quelques odonates communs ou peu communs ont t observ s (Crocothemis erythraea, Anax imperator, Coenagrion puella, Chalcolestes viridis, Ischnura elegans, Orthetrum cancellatum, Libellula depressa, etc.), et d autres restent certainement d couvrir.
Enfin, un autre int r t cologique est souligner : la capacit d auto- puration des ripisylves et des roseli res. En effet, les v g tations inondables en bordure de fleuve fonctionnent souvent comme des syst mes auto- purateurs de l eau, en utilisant les nutriments dissous dans l eau (nitrates, phosphates, etc.)
Il importe donc de pr server ces habitats rivulaires relictuels, notamment de l enrochement ou du b tonnage des berges, ainsi que des d p ts des produits de curage de la Seine. Et ce d autant que ce m andre constitue l une des derni res portions de berges non am nag es du cours de la Seine aval.
Cadre réglementaire
La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.
Chiffres clés
Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).
Protections environnementales
Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.
Appellations d'origine (6)
Activité agricole
Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.
460,4 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)