Marais Vernier, Risle Maritime

ZSC Code : FR2300122

8 501 ha 18 communes
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Localisation

Présentation

Marais Vernier, Risle Maritime est une zone protégée de type ZSC, couvrant 8 501 hectares sur 18 communes. Cette zone inclut 4 forêts publiques. Elle comprend 69 484,5 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Ensemble remarquable incluant le Marais Vernier, la basse vallée de la Risle et les coteaux du pourtour. La richesse de ce site tient à la fois de sa grande diversité de milieux - 24 habitats d'intérêt communautaire dont 4 prioritaires- et de la qualité de ceux-ci - 20 espèces d'intérêt communautaire, de nombreuses espèces : plantes, oiseaux, batraciens,... dont plusieurs espèces pour lesquelles ce site constitue la seule station de Normandie Orientale. Le Marais Vernier constitue une des plus grandes tourbières françaises. Son originalité est due, entre autres, à la présence d’une mosaïque de milieux acides et alcalins. La proximité de l'estuaire de la Seine donne aux marais de ce site un rôle fonctionnel et un intérêt biologique accru, notamment pour les oiseaux (ensemble classé en Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux). Les coteaux et les pentes boisées du pourtour du Marais Vernier et de la vallée de la Risle sont à inclure dans le site pour assurer la continuité biologique d'une part et du fait de leur propre intérêt d'autre part : 3 habitats de l'annexe I. Bien qu'en partie dégradée par l'agriculture intensive la partie alluvionnaire du Marais Vernier doit être incluse dans le site ; elle présente en effet une richesse en Triton crêté importante (annexe II de la directive). De plus, elle assure la continuité biologique entre l'estuaire et le marais tourbeux. Situé en limite de l'aire atlantique et nord-atlantique, le site possède également un intérêt biogéographique à prendre en compte dans le cadre du réseau Natura 2000.

Le Marais Vernier Vaste dépression semi-circulaire de 4500 ha inscrite dans un ancien méandre de la Seine, le Marais Vernier possède une valeur patrimoniale exceptionnelle sur les plans paysager et biologique. Formé d'une grande tourbière au sud - aujourd'hui la plus importante de France en cubage de tourbe - et d'un polder au nord, gagné sur l'estuaire du fleuve après l'endiguement du XIXème, le Marais Vernier tient de sa zone tourbeuse la majeure partie de son intérêt. Comme les autres méandres la formation du Marais est liée aux grandes glaciations du quaternaire qui déterminèrent l'encaissement de la vallée. Au pleistocène inférieure (- 1 million d'années) la Seine coule à 65/70 mètres d'altitude sur l'emplacement de la future Pointe de la Roque, comme en témoigne un méandre fossile situé au sommet de la pointe. Le pleïstocène moyen et supérieur assistent à une succession de transgressions et régressions tandis que les méandres migrent vers l'aval, aboutissant vers - 60 000 ans au creusement du coteau de pourtour du Marais Vernier. La capture du méandre a lieu au cours de la dernière glaciation vers - 15 000 ans. Au cours de la transgression flandrienne, la cuvette du Marais Vernier se couvre d'alluvions et dès - 7000 ans apparaissent des lits de tourbe plus ou moins épais entre les alluvions. La dernière couche plus épaisse s'est constituée derrière un bourrelet alluvial dont la rupture vers 4000 ans a induit un dépôt d'alluvions important dans la partie ouest du Marais Vernier. La couche superficielle de tourbe n'a donc pas la même épaisseur sur l'ensemble du Marais, elle atteint plus de 6 mètres à l'est de la tourbière. A l'époque historique, le Marais Vernier a connu des phases successives d'aménagement et de travaux qui ont influencé les milieux actuellement en présence. La plus importante est sans doute la grande tentative d'assèchement réalisée en 1950 et financée par le plan Marshall. La Risle maritime Affluent de la Seine au niveau de son estuaire, les formations alluviales de la basse vallée sont d'origine fluviatile et marine. Le cours inférieur de la Risle a été profondément modifié au début du siècle pour améliorer sa navigabilité. Aujourd'hui cette rivière n'est plus utilisée à cet effet.

Cadre réglementaire

Site Natura 2000 designe au titre de la directive Habitats (92/43/CEE) pour la conservation d'habitats naturels et d'especes d'interet communautaire. Une evaluation des incidences est obligatoire pour tout projet susceptible d'affecter significativement le site (article L414-4 du Code de l'environnement). Les activites soumises figurent sur une liste nationale (R414-19) et sur les listes locales fixees par le prefet. Un Document d'Objectifs (DOCOB) definit les mesures de gestion du site.

Menaces et pressions identifiees

Incidence forte

  • Pollution des eaux de surfaces (limniques et terrestres, marines et saumâtres) dans le site
  • Captages des eaux de surface dans le site
  • Abandon de systèmes pastoraux, sous-pâturage dans le site
  • Elimination des haies et bosquets ou des broussailles dans le site

Incidence moyenne

  • Pollution des eaux de surfaces (limniques et terrestres, marines et saumâtres) autour du site
  • Pollution de l'air et polluants atmosphériques autour du site
  • Utilisation de biocides, d'hormones et de produits chimiques dans le site

Incidence faible

  • Pollution de l'air et polluants atmosphériques dans le site

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

8 501
ha de surface
18
communes
243
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (4)

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (2)

Sites du Conservatoire du littoral (3)

Appellations d'origine (13)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

64 572,2 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 39 163,8 ha
Blé tendre 10 340,9 ha
Maïs grain et ensilage 4 361,6 ha
Colza 2 891,5 ha
Orge 2 457,9 ha
Plantes à fibres 2 232,2 ha
Prairies temporaires 975,7 ha
Protéagineux 847,5 ha
Fourrage 385,2 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 236,4 ha

Communes (18)