MASSIF FORESTIER D'AVRICOURT/REGAL ET MONTAGNE DE LAGNY

ZNIEFF_I Code : 220013826

1 297 ha 7 communes
Voir sur la carte interactive

Localisation

Présentation

MASSIF FORESTIER D'AVRICOURT/REGAL ET MONTAGNE DE LAGNY est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 1 297 hectares sur 7 communes. Cette zone inclut 1 forêt publique. Elle comprend 10 273 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

DESCRIPTION

Le massif forestier d'Avricourt-Regal et la Montagne de Lagny sont situés en bordure septentrionale du Noyonnais.

Ils ont été relativement épargnés par les anciens défrichements de ces terres froides et sableuses, pendant longtemps peu favorables aux emblavements.

L'originalité de ce massif est essentiellement liée à ses caractéristiques géopédologiques : il est développé sur une butte tertiaire résiduelle comprenant :

- les calcaires lutétiens au sommet de la Montagne de Lagny ;

- les sables de Cuise (Cuisien), sur la plus grande surface des versants ;

- les argiles sparnaciennes dans les fonds de vallons.

Il présente ainsi une importante diversité de sylvofacies acidoclines à acidophiles.

Les boisements dominants sont des chênaies-charmaies (Lonicero-Carpinenion), accompagnées de châtaigneraies dans les quelques secteurs plus acides.

Des clairières et des sous-bois clairs, sur les buttes de sables, sont parfois envahis par les Fougères aigles (Pteridium aquilinum) et les bouleaux et accueillent quelques Callunaies relictuelles.

Dans les peuplements plus denses, développés sur des sols un peu plus riches, se trouvent notamment des tapis d'Aspérules odorantes (Galium odoratum) et de Jacinthes (Hyacinthoides non-scripta). Les éclaircies y génèrent souvent des envahissements de ronces.

Sur la Montagne de Lagny s'étirent des hêtraies calcicoles (Cephalanthero-Fagion) et quelques peuplements de Tilleuls à grandes feuilles (Tilia platyphyllos).

Les traitements sylvicoles sont essentiellement orientés vers les futaies, notamment issues de reconversions des taillis sous futaie. Des plantations de peupliers ont été effectuées par place.

Les fonds humides, développés à proximité des sources (nappe cuisienne reposant sur le plancher sparnacien), abritent quelques aulnaies-frênaies à grandes herbes (Alno-Padion), avec de petites cariçaies (Caricion acutiformis-ripariae). Ces fonds ont souvent été drainés.

En lisière des massifs subsistent de rares pâtures, parfois plantées de pommiers, notamment vers Candor, Lagny et La Potière.

De rares mares y subsistent par place.

INTERET DES MILIEUX

Les clairières, les lisières, les prairies peu intensives et les bords de chemins permettent la présence d'espèces végétales assez rares en Picardie, typiques des sols sableux.

Les forêts calcicoles de la Montagne de Lagny abritent également plusieurs espèces végétales, peu fréquentes à rares.

Les bois et les pâtures sont favorables à la présence de plusieurs espèces de rapaces.

Quelques mares et ornières de chemins permettent la reproduction des batraciens, dont plusieurs espèces sont remarquables.

INTERET DES ESPECES

Flore :

Les prairies sableuses relativement extensives favorisent la présence de la Saxifrage granulée (Saxifraga granulata), assez rare et en régression en Picardie.

Les fonds humides accueillent des populations de Populage des marais (Caltha palustris), notamment au bord des mares. D'autres espèces remarquables restent à trouver.

Faune :

Ces bois, prairies et éléments relictuels de bocage sont favorables à la présence de la Bondrée apivore (Pernis apivorus), rapace inscrit en annexe I de la directive "Oiseaux" de l'Union Européenne.

Les ornières et les mares permettent notamment la reproduction d'importantes populations avec, entre autres :

- la Grenouille agile (Rana dalmatina), située ici non loin de sa limite nord d'aire de répartition ;

- le Triton alpestre (Triturus alpestris), menacé en Picardie et dans le nord de la France.

FACTEURS INFLUENCANT L'EVOLUTION DE LA ZONE

Certaines lisières ont perdu une bonne part de leurs intérêts paysager, biologique et cynégétique, à la suite du retournement des pâtures, de la disparition de vergers et de mares, et de la réduction du linéaire de haies, du fait des évolutions de l'agriculture.

Les plantations de peupliers peuvent concourir également à banaliser les cortèges floristiques et faunistiques des fonds humides.

Enfin, la sylviculture sur les milieux sableux et calcaires, privilégiant les espèces locales et la diversité structurale, est favorable au maintien d'une certaine diversité tant végétale qu'animale.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

1 297
ha de surface
7
communes
1
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (1)

Appellations d'origine (3)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

10 171,7 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Blé tendre 3 621,1 ha
Prairies permanentes 1 588,2 ha
Colza 1 189,8 ha
Orge 1 080,4 ha
Maïs grain et ensilage 941,5 ha
Autres cultures industrielles 610,3 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 323,8 ha
Protéagineux 162,6 ha
Divers 143,9 ha
Fourrage 126,7 ha

Communes (7)