Localisation
Présentation
Massif forestier de Lacapelle-Marival est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 392 hectares sur 5 communes. Cette zone inclut 2 forêts publiques. Elle comprend 10 033,8 ha de surface agricole déclarée.
Source : INPN — PatriNat
Le site du « massif forestier de Lacapelle-Marival » est situé dans le nord-est du département du Lot (Ségala), principalement sur la commune de Lacapelle-Marival. Il s’agit d’un ensemble forestier dominé par des chênes et des châtaigniers, composé d’arbres matures et montrant des signes de pratiques traditionnelles de taille en têtard et d’émondage. Au sein de ce site boisé qui s’étend sur plus de 420 ha, on note la présence d’une vieille hêtraie à Houx en fond de vallon. Cet habitat est en très nette régression à la limite du Limargue à la suite des nombreuses exploitations. La hêtraie du Rouget héberge 2 espèces végétales très localisées dans le département du Lot. L’Euphorbe d’Irlande (Euphorbia hyberna) est une espèce atlantique nettement montagnarde à la limite orientale de son aire de répartition, dans laquelle peut s’inclure le Ségala lotois. La Luzule blanc de neige (Luzula nivea) est une orophyte européenne qui, ici au contraire, est en limite occidentale de répartition. La survie de ces deux espèces, qui sont de plus en limite altitudinale inférieure sur ce site (460 m), est entièrement liée à l’ombre et à la fraîcheur apportées par la hêtraie. Elles seraient donc très menacées par une exploitation forestière du site. À noter enfin la présence de sources acides à cardamines (habitat déterminant) accueillant la Balsamine des bois (Impatiens noli-tangere), et un fort potentiel mycologique.
Pour la faune, on note la présence de 2 espèces d’oiseaux : le Pic mar potentiellement nicheur sur les secteurs boisés plutôt matures, et le Faucon pèlerin qui occupe les affleurements rocheux plutôt tranquilles pour l’élevage de ses jeunes. Un cortège remarquable de 9 espèces de coléoptères saproxyliques inféodés aux cavités d’arbres matures est présent sur le site. Il est composé de cétoines dont le Pique-prune (Osmoderma eremita), inscrit en annexe II de la directive « Habitats ». Cette espèce se développe dans les cavités évoluées contenant un grand volume de terreau, le plus souvent en hauteur et en situation ensoleillée sur le tronc des vieux arbres. Sur le site, sa présence est avérée dans les cavités de vieux châtaigniers têtards. Ces cavités hébergent également la cétoine Gnorimus variabilis et le ténébrion Tenebrio opacus. Ces vieux châtaigniers matures sont porteurs d’une multitude de micro-habitats favorables à des faunes spécialisées variées. Le prostomideProstomis mandibularis y trouve les caries rouges sèches nécessaires à son développement, le bupreste Eurythyrea quercus se développe dans les bois morts récemment. Enfin, deux espèces de taupins (Ampedus rufipennis et Ampedus praestus) prédatent la faune des caries à l’état larvaire. Un vieux chêne foudroyé sur le site héberge une faune cavicole composée de deux espèces remarquables : le taupin Elater ferrugineus et la cétoine Liocola lugubris. Ces deux espèces sont également souvent associées au Pique-prune.
Les espèces présentes sur le site sont caractérisées pour certaines d’entre elles par leur faible capacité de dispersion. Leur présence traduit le bon état de conservation des habitats liés au bois mort, et notamment des cavités sur la zone. Cependant, aucune espèce remarquable associé au Hêtre n’a été recensée. Des prospections complémentaires seraient donc à envisager afin d’évaluer l’état de conservation des micro-habitats liés à la hêtraie. Concernant les chênes et châtaigniers, les pratiques de taille en têtard ou en émonde ont été favorables à l’apparition de cavités et au maintien de vieux arbres dans le temps sur le site. Le maintien de ces pratiques est donc un enjeu primordial pour la conservation du cortège saproxylique identifié. L’intérêt patrimonial floristique et faunistique de ce site justifie pleinement sa mise en ZNIEFF.
Cadre réglementaire
La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.
Chiffres clés
Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).
Protections environnementales
Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.
Forets publiques (2)
- Forêt Communale de Lacapelle-Marival publique
- Forêt Communale de le-Bourg publique
Appellations d'origine (22)
- Agneau de l'Aveyron IGP
- Agneau du Quercy IGP
- Bleu d'Auvergne AOC
- Canard à foie gras du Sud-Ouest IGP
- Chapon du Périgord IGP
- Comté Tolosan IGP
- Confit d'oie du Sud-Ouest (demande de reconnaissance en IGP) PNT
- Côtes du Lot IGP
- Foie gras d'oie du Sud-Ouest PNT
- Huile de noix du Périgord AOC
- Jambon de Bayonne IGP
- Noix du Périgord AOC
- Oie du Sud-Ouest (demande de reconnaissance en IGP) PNT
- Porc d'Auvergne IGP
- Porc du Limousin IGP
- Porc du Sud-Ouest IGP
- Poularde du Périgord IGP
- Poulet du Périgord IGP
- Pruneaux d'Agen IGP
- Rocamadour AOC
- Veau d'Aveyron et du Ségala IGP
- Volailles d’Auvergne IGP
Activité agricole
Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.
9 717,6 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)