Massifs calcaires de l'Estibète, du Granquet et du Pibeste, forêt de Très Crouts, vallée du Bergons et crêtes

ZNIEFF_II Code : 730011454

17 840 ha 26 communes
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Localisation

Présentation

Massifs calcaires de l'Estibète, du Granquet et du Pibeste, forêt de Très Crouts, vallée du Bergons et crêtes est une zone protégée de type ZNIEFF_II, couvrant 17 840 hectares sur 26 communes. Cette zone inclut 40 forêts publiques. Elle comprend 131 457,5 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La zone comprend l’ensemble des massifs et des vallées en rive gauche du gave de Pau, compris entre le gave au nord et à l’est, le val d’Azun au sud, et le passage de l’Ouzom à l’ouest. Deux entités séparées par la vallée du Bergons méritent d’être distinguées.

Au nord, les massifs du Granquet et du Pibeste se localisent, pour environ un quart dans les Pyrénées-Atlantiques, et pour trois quarts dans les Hautes-Pyrénées.

Ils appartiennent à un chaînon calcaire situé en avant de la haute chaîne des Pyrénées (zone géologique nord-pyrénéenne) qui s’étire d’ouest en est de la vallée de l’Ouzoum à celle du gave de Pau.

Au sud, la vallée du Bergons abrite des quartiers de granges et des prairies de fauche, de même que le versant sud de la crête d’Azun.

Le paysage recèle de nombreux exemples de structures géologiques des terrains sédimentaires (plissements, failles, fossés d’effondrement...), et permet l’observation des différentes manifestations de la géomorphologie glaciaire (vallée en auge, verrou, ombilic, moraines, blocs erratiques, vallon suspendu...), soit autant d’éléments qui confèrent à ce site une grande valeur pédagogique en la matière.

De vastes surfaces sont densément boisées.

Dans la partie nord (Granquet et Pibeste), la plupart des terrains calcaires ont subi des phénomènes d’érosion karstique. Les réseaux aquifères souterrains sont un des intérêts majeurs de ce massif. Une partie des résurgences est captée pour l’alimentation en eau potable. Actuellement, 800 cavités sont connues, qui ne représenteraient que 20 % environ, selon les estimations des spéléologues, des vides de ce massif (y compris simples fissures et cavités restant à découvrir).

Du fait de leur situation géographique, au carrefour entre les influences climatiques océanique, méditerranéenne et montagnarde, ces massifs offrent une grande diversité d’habitats et de flore. Plus de 850 espèces végétales (inventaire non exhaustif) et près de 50 types d’habitats naturels ont pu y être recensés.

Les soulanes y offrent principalement des formations de landes et de pelouses, dont la lande à Genêt occidental (Genista hispanica subsp. occidentalis) et des pelouses sèches sur calcaires. À l’est s’y rencontrent également des formations à Thym et des bois de Chêne pubescent, entre 450 à 600 m, au-dessus d’Agos-Vidalos, accompagnés en sous-strate par le Buis.

Les versants d’ombrée sont à large dominante forestière. Dans la partie nord s’y développe largement la hêtraie à Scille lis-jacinthe (Scilla lilio-hyacinthus). Au niveau des ravins encaissés des Génies, sur fortes pentes et blocs rocheux, se rencontrent des forêts de Tilleul, Frêne, Érable plane et parfois Orme des montagnes, ainsi que des buxaies arborescentes. Ces ravins sont très riches en fougères, mais aussi en mousses, en lichens et en champignons.

À l’est se localise un petit complexe tourbeux (Soum d’Ech) qui accroît encore la biodiversité de cette zone.

Dans la partie sud se rencontrent également la hêtraie et la sapinière.

En raison du caractère particulier du climat et de la végétation, les massifs calcaires du Granquet et du Pibeste recèlent une faune riche, variée et assez exceptionnelle, tout particulièrement au niveau de l’avifaune. Sa relative inaccessibilité (absence de routes forestières ou pastorales) contribue à la préserver.

La présence de grandes falaises calcaires en exposition sud facilite la création de courants ascendants d’air chaud propices au vol des grands rapaces. Parmi eux, on peut noter le Vautour fauve, le Vautour percnoptère et le Faucon pèlerin. De plus, la position avancée vers le piémont constitue une sorte de point d’appel pour les migrateurs qui s’apprêtent à franchir la zone de montagne.

Les forêts profondes et peu fréquentées favorisent également cette diversité. On peut citer pour exemple les oiseaux forestiers suivants : Circaète Jean-le-Blanc, Aigle botté, Pic mar ou encore Chouette de Tengmalm.

À titre d’exemple, le massif du Pibeste accueille à lui seul 17 espèces de rapaces diurnes et 6 espèces de rapaces nocturnes (dont le Hibou grand-duc).

Le réseau hydrographique, bien que peu développé sur substrat calcaire, et les grottes, abritent également une faune spécifique (Desman, Loutre et chauves-souris).

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type II delimite un grand ensemble naturel riche et peu modifie. C'est un inventaire ecologique sans contrainte reglementaire directe, mais pris en compte dans les schemas de planification regionale (SCOT, SRADDET). Les projets significatifs dans cette zone doivent demontrer la prise en compte du patrimoine naturel inventorie.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

17 840
ha de surface
26
communes
356
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (40)

Appellations d'origine (15)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

129 000,1 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Estives et landes 101 402,2 ha
Prairies permanentes 25 173,8 ha
Maïs grain et ensilage 1 563,9 ha
Prairies temporaires 526,3 ha
Fourrage 99,1 ha
Divers 81,4 ha
Autres céréales 63,8 ha
Légumes ou fleurs 22,7 ha
Blé tendre 19,2 ha
Fruits à coque 12,4 ha

Communes (26)