Massifs du Cabaliros et du Moun Né

ZNIEFF_I Code : 730011453

7 749 ha 11 communes
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Localisation

Présentation

Massifs du Cabaliros et du Moun Né est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 7 749 hectares sur 11 communes. Cette zone inclut 12 forêts publiques. Elle comprend 65 874,7 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Cette ZNIEFF concerne le massif du Cabaliros et le pic de Monné, cerné par les gaves de Cauterets et d’Estaing-Azun. La zone s’étend au sud depuis le col d’Ilhéou jusqu’à Argelès-Gazost au nord.

Les étages de végétations s’étirent du collinéen à l’alpin. Trois expositions principales se dégagent sur la zone : une exposition sud-est en vallée de Cauterets, une exposition nord-ouest de l’autre côté du massif en vallée d’Estaing, et enfin une exposition nord - nord-est au-dessus de la confluence des vallées des gaves. Les versants sont dans leur majorité fortement pentus.

Le site s’étend essentiellement sur des terrains du Paléozoïque. Schématiquement, la partie médiane jusqu’au nord du site correspond à l’aire anticlinale de Pierrefitte, qui est couverte de schistes noirs du Silurien et de quartzophyllades de l’Ordovicien.

Au sud, on trouve des terrains du Dévonien (pélites, grès et calcaires) ainsi que des schistes du Carbonifère.

Le climat de la zone est montagnard humide, car nettement sous l’influence des flux d’ouest.

La végétation est caractéristique de la haute montagne pyrénéenne.

On y rencontre des espèces végétales endémiques, subendémiques, à aire disjointe ou en limite d’aire : 80 espèces déterminantes de phanérogames.

Principalement sur le gave de Cauterets, des gorges étroites et fraîches, assez escarpées avec des habitats forestiers jeunes, offrent une grande diversité spécifique en arbres à feuilles caduques (tilleuls, frênes, érables, chênes), mais sont également occupées par la Bruyère arborescente (Erica arborea).

Les zones de pelouses calcaires occupent la partie sud, et les pelouses siliceuses la moitié nord de la zone.

Les zones humides sont peu nombreuses, et s’apparentent principalement à des sources et suintements de pentes et de ravins. On rencontre cependant des espèces comme l’Épipactis des marais (Epipactis palustris), le Rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) et le Lycopode inondé (Lycopodiella inundata), protégées nationalement, ainsi que la Pédiculaire des Pyrénées (Pedicularis pyrenaica). En falaises et rochers, l’Androsace des Pyrénées et l’Androsace de Vandelli (Androsace pyrenaica, inscrite en annexe II de la directive « Habitats » et Androsace vandellii, protégée nationalement) sont présentes.

La hêtraie est dominante. On peut cependant noter en lisière supérieure un ensemble remarquable de sapinières vieillies à Rhododendron, en contact avec des landes à Rhododendron et Genévrier. Ces habitats offrent aux galliformes de montagne de la zone des secteurs très favorables en termes de reproduction et d’hivernage.

La zone présente une faune montagnarde (quelques rares isards) associée à des espèces plus thermophiles comme la Genette. On note également la présence du Chat sauvage (non déterminant dans les Pyrénées). À noter : les nombreux souterrains miniers de la ZNIEFF, ainsi que les tunnels de l’ancienne voie ferroviaire de Cauterets sont occupés par de nombreuses espèces de chauves-souris.

Au niveau ornithologique, cette zone abrite plusieurs sites de nidification de rapaces patrimoniaux, notamment de l'Aigle royal et du Vautour Percnoptère, un important reposoir à vautours fauves au mont Né, ainsi qu'une vaste zone de reproduction pour la Perdrix grise de montagne, le Grand Tétras et le Lagopède alpin sur les secteurs subalpins et alpins.

La déprise pastorale et l’abandon de pratiques de fauche pourraient avoir des conséquences sur les formations de pelouses et de prairies notamment. Il est à noter, par ailleurs, que le réseau de pistes rend possible la circulation motorisée jusqu’au cœur des espaces naturels, provoquant notamment le dérangement d’espèces sensibles telles que le Grand Tétras.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

7 749
ha de surface
11
communes
125
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (12)

Appellations d'origine (16)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

65 030,1 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Estives et landes 57 155,1 ha
Prairies permanentes 7 647,4 ha
Maïs grain et ensilage 146,9 ha
Prairies temporaires 32,6 ha
Fourrage 27,9 ha
Divers 8,3 ha
Autres céréales 7,5 ha
Groupe null 2,6 ha
Blé tendre 0,7 ha
Légumes ou fleurs 0,6 ha

Communes (11)