MONT VENTOUX

ZNIEFF_II Code : 930012381

23 912 ha 16 communes
Voir sur la carte interactive

Localisation

Présentation

MONT VENTOUX est une zone protégée de type ZNIEFF_II, couvrant 23 912 hectares sur 16 communes. Cette zone inclut 30 forêts publiques. Elle comprend 91 149,4 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Description de la zone

Culminant 1 912 m d altitude, le mont Ventoux qui constitue l avanc e la plus occidentale des Alpes fran aises m ridionales s tire d ouest en est sur environ 24 km, d Aurel Malauc ne et sur 15 km du nord au sud. Au nord il tombe en un ubac tr s abrupt sur le torrent du Toulourenc, alors qu l est et au sud, des pentes moins fortes et des altitudes progressives le conduisent vers le bassin de Monieux/Sault, les gorges de la Nesque, et les derniers reliefs du bassin de Carpentras. À l ouest en revanche, ses limites sont moins franches mais correspondent pour l essentiel au bassin de Malauc ne.

Le mont Ventoux domine largement les contr es environnantes, ce qui explique que l on jouisse au sommet du massif d une vue d une ampleur remarquable qui s tend depuis le Canigou jusqu au mont Blanc en passant par le Puy de D me. Ce massif, par son caract re isol , exprime une identit visuelle tr s forte qui en fait, dans l histoire de la Provence, une montagne quasiment mythique. Sur les traces du grand po te italien P trarque qui en a effectu la premi re ascension au d but du XIVe si cle, des g n rations de naturalistes, parfois c l bres, ont parcouru ce massif : De Jussieu au XVIIe, Gouan au XVIIIe, Requien, Flahault et Fabre au XIXe.

Le massif du mont Ventoux appartient enti rement au domaine de la Provence pr alpine. C est un pli orient est ouest, et qui a t soumis une s rie de failles. Il a t bauch lors des phases proven ales, puis largement affect par la tectog n se alpine oligoc ne et ult rieurement par les rejeux post mioc nes. Ses traits structuraux majeurs ont t acquis lors des phases tardives de la tectog n se alpine. Toutes les formations g ologiques sont s dimentaires et, mis part des d p ts r cents ( boulis, etc.), toutes datent du secondaire et du tertiaire. Et la roche qui impose sa marque au relief est le calcaire, qu il soit r sistant et compact (calcaires subr cifaux du B doulien 900/1 000 m, calcaire faci s urgonien du Barr mien dans les parties sup rieures du massif), en plaquettes ou marneux et donc plus friable (calcaires du B doulien en versant sud jusqu' 600 800 m et en versant nord-ouest, et calcaires du Barr mien, l est du col de la Frache). Cela se traduit dans le paysage par la pr sence d un model karstique avec d veloppement principal d un lapiaz et d un important r seau hydrographique fossile form d un ensemble de combes s par es par des croupes, les chevrons. En effet, il n y a jamais de cours d eau permanent et les sources, surtout en versant sud, sont peu nombreuses et rarement p rennes. Ces combes demeurent souvent sec, m me en temps d orage, car les eaux s infiltrent en quasi-totalit dans les calcaires fissur s. En revanche, il est probable qu il existe un r seau hydrographique souterrain dont les deux exutoires seraient la Fontaine de Vaucluse et la source du Groseau pr s de Malauc ne.

Le mont Ventoux est soumis des influences climatiques m diterran ennes et pr alpines qui induisent des contrastes saisissants en raison de l exposition et de l altitude : temp ratures basses au sommet (3,2 C en moyenne annuelle), pr cipitations qui augmentent de fa on notoire de la base au sommet avec un maximum en versant nord au Mont Serein (3 000 mm/an environ) et qui, partir de 1 500 m d altitude, peuvent tre neigeuses une partie de l ann e, n bulosit importante (200 j/an au sommet), vents qui sont l l ment le plus marquant de la climatologie du massif (plus de 220 j/an au sommet).

Étant donn sa localisation et la faveur de son altitude, le mont Ventoux constitue une entit biog ographique tr s originale, v ritable carrefour des influences m dio europ ennes et alpines sur son versant nord et en altitude, des influences m diterran ennes et plus particuli rement ouest m diterran ennes sur son versant sud. Il pr sente probablement le plus bel exemple d tagement de la v g tation que l on puisse trouver en r gion m diterran enne fran aise et peut tre consid r comme la montagne la plus repr sentative des Pr alpes calcaires du sud. En effet la grande particularit de ce massif tient la succession altitudinale de la plupart des cosyst mes m diterran ens, depuis la brousse m som diterran enne ch ne kerm s jusqu aux pin des orom diterran ennes pin crochets et aux pelouses d altitude. L tagement de la v g tation qui se structure partir des cosyst mes forestiers qui y sont tr s diversifi s, tant par le nombre d essences qui les organisent que par la biodiversit sp cifique des strates arborescentes et arbustives qui y participent comporte : - un tage m som diterran en repr sent par la s rie m diterran enne du ch ne vert et celle du ch ne pubescent dans sa variante x rophile et m sophile. Cet tage est presque exclusivement repr sent dans la partie occidentale du massif. La partie orientale, davantage soumise aux influences climatiques temp r es, offre des temp ratures plus basses et des pr cipitations plus importantes qui excluent le ch ne vert des peuplements sylvatiques. En adret, la ch naie verte est tr s largement repr sent e sur la commune de B doin o elle atteint 900 m. Dans la r gion de Malauc ne, la ch naie verte se cantonne aux sites les plus ensoleill s. En versant nord, il est tr s bien repr sent la base du sommet de la Plate, mais c t vall e du Toulourenc, il devient r siduel, se localisant aux stations les plus ensoleill es et les plus s ches. Dans cet tage, le ch ne pubescent se substitue au ch ne vert, l o les sols sont profonds et offrent un important pouvoir de r tention hydrique. Le pin d Alep est l essence la plus thermophile de cet tage, et il se localise la base du massif o il ne d passe pas 500 m ; - un tage supram diterran en qui correspond la ch naie ch ne pubescent et ch ne sessile dans un contexte climatique plus humide et plus frais que l tage m som diterran en. Elle couvre des surfaces importantes dans ce massif, entre 900 et 1 300 1 400 m dans la partie sud occidentale. En versant sud, la limite s abaisse de l ouest l est (1 000 m Aurel pour la limite sup rieure et 600 m Flassan pour la limite inf rieure). Sur le versant nord, plus froid, la limite sup rieure de la ch naie est plus basse (900 m peine dans la partie la plus orientale), alors que sous le Mont Serein, on l observe encore 1 000 1 100 m ; - un tage montagnard m diterran en qui correspond la s rie sup rieure du pin sylvestre (autour du Mont Serein principalement) et la s rie subm diterran enne du h tre et du sapin. Cette derni re se rencontre en versant nord dans les fonds de vallons sous le Mont Serein et en versant sud, elle occupe toute la h traie s che. Le h tre peut m me descendre des altitudes tr s basses lorsqu il se retrouve en situation abyssale (dans la combe de la Canaud, 800 m, il c toie m me le ch ne vert) ; - un tage orom diterran en avec la s rie m ridionale du pin crochets. Vers 1 500 1 600 m, en versant sud, l tage montagnard c de la place l tage orom diterran en qui s exprime jusque sous la partie sommitale (vers 1 750 m), entre le col de la Frache et la Terre Fran ois ; - un tage montagnard avec la s rie m sophile du h tre et la s rie de la h traie sapini re. Cet tage correspond un climat froid et humide. C est son niveau que les pr cipitations sont les plus abondantes du massif ; il en est de m me du brouillard et de la n bulosit . La h traie sapini re se d veloppe du Mont Serein aux Serres Gros. Dans la partie orientale du massif, l augmentation des pr cipitations favorise l extension du h tre. Il existe du chalet Reynard Aurel, sur toute la cr te est, partir de 1 000 m en adret et de 900 m en ubac ; - un tage subalpin avec la s rie pr alpine du pin crochets. Il correspond au versant nord partir de 1 600 1 700 m d altitude et toute la partie sommitale ( partir de 1 750 m en versant sud).

Lieu de pr dilection du naturaliste, le mont Ventoux pr sente une flore exceptionnelle qui est un r sum de celle de la r gion m diterran enne fran aise. Il fonctionne comme un isolat et se caract rise par l existence d un foyer d end misme dans sa partie sommitale et par la pr sence d esp ces alpines ou bor o alpines qui y sont souvent banales du fait d une moindre pression intersp cifique que dans leurs milieux d origine. Mais la localisation des esp ces dans les cosyst mes est si variable qu elle traduit les perturbations subies par ce massif au cours des si cles. Perturbations provenant des feux pastoraux, des d boisements s culaires, mais aussi des tr s importants programmes de reboisements engag s d s le milieu du XIXe si cle avec des essences soit indig nes (ch ne, h tre, pin sylvestre, pin crochets, etc.), soit introduites (m l ze, pin noir d Autriche, c dre, etc.). Aujourd hui, la plus grande biodiversit s exprime dans des structures d cosyst mes stables : h traies sapin res du versant nord, for ts orophiles sud occidentales de pin crochets, ch naies pubescentes d altitude, pelouses orophiles recouvrement continu. En revanche, les structures issues de reboisements ou celles enti rement reconstitu es sont assez pauvres et pr sentent une biodiversit bien moindre que celle des cosyst mes pr c dents. C est l un signe important que dans ce massif, l exploitation s culaire des ressources a conduit au d labrement des sols, la dispersion et la disparition progressive des esp ces Au mont Ventoux, la remont e biologique au sein des cosyst mes issus de reboisements partir d essences autochtones est extr mement lente.

Flore et habitats naturels

Le remarquable tagement de la v g tation induit, dans le massif du mont Ventoux, une tr s grande biodiversit des habitats, car en dehors des formations climaciques et de leurs stades de d gradation, on y observe galement un tr s large ventail de formations daphiques. La flore, avec son cort ge d esp ces end miques, en limite d aire ou tr s rares atteste de la localisation du massif sur un carrefour biog ographique. Dans les tages m so et supram diterran en, l expression de la biodiversit se manifeste principalement dans les milieux ouverts situ s au sein du taillis de ch nes avec Acis fabrei (niv ole de Fabre), une des deux seules esp ces end miques du Vaucluse qui se rencontre entre la Gabelle et les gorges de la Nesque, et Legousia falcata subsp. castellana (sp culaire scabre) qui a pratiquement disparu du territoire national et qui se maintient, tr s difficilement, surtout aux Landerots, avec des populations toujours tr s r duites. On peut galement y rencontrer Lathraea squamaria (clandestine cailleuse) la Combe de la Canaud, Aristolochia pallida (aristoloche p le) la Fontaine de la Canaud et au ravin de Megn ve, Gagea pratensis (gag e des pr s) et Gagea villosa (gag e velue) au Jas Forest, Ophrys saratoi (ophrys de la Dr me) la base du massif (entr e de la combe de la Canaud et combe de Br s), Crepis suffreniana (cr pis de Suffren) au Ventouret, Cynoglossum pustulatum (cynoglosse pustules), Salvia aethiopis (sauge d Éthiopie) aux Abeilles. En revanche, d s que l on se trouve sur les croupes vent es de la partie occidentale du massif, c est la formation Genista pulchella (gen t de Villars) qui, bien que d grad e, occupe l espace. Elle est surtout bien repr sent e aux Ramayettes, la T te de l Emine et aux environs du Collet Rouge. Dans les pelouses m diterran o montagnardes, du Sommet de la Plate, des Ramayettes et de la T te de l Emine, on rencontre encore Bupleurum ranunculoides subsp. telonense (bupl vre de Toulon). Dans ces deux tages de v g tation, les groupements daphiques prennent une tr s grande importance, sur les deux versants, mais principalement en versant sud la faveur de la pr sence d un ensemble de combes tr s rupestres. C est ainsi que la formation Potentilla caulescens (potentille caulescente) rencontre des conditions particuli rement favorables la base du versant nord, au niveau des Rochers du Groseau, dont les boulis situ s en pi mont h bergent galement Minuartia capillacea (sabline capillaire). En versant sud, certaines combes abritent Poa flaccidula (p turin mou) et Alyssum serpillyfolium (passerage feuilles de serpolet). Aux tages montagnard-m diterran en et montagnard les h traies s ches et h traies sapin res m sophiles, bien qu appauvries au niveau de la biodiversit , offrent tout de m me un faci s if (combes du P tard et des Orties, l est du col du Comte en versant nord et en dessus de la combe Sourne) et quelques esp ces caract ristiques comme Androsace chaixii (androsace de Chaix) end mique proven o dauphinoise aux Serres Gros et l est de la Pegui re.

À partir de 1 500 m environ, et en versant sud, l tage orom diterran en avec la pin de de pin crochets indig ne se d veloppe dans le contexte tr s s v re d un karst dont toute la biodiversit se manifeste dans les fissures du lapiaz avec Potentilla nivalis (potentille des neiges) et Aquilegia reuteri (ancolie de Bertoloni). Actuellement, on peut consid rer que cette pin de climacique est, en dehors des quelques sapins cand labres du versant nord, l ultime repr sentante de boisements de r sineux qui ont d occuper une partie de l espace du mont Ventoux pendant des si cles. À partir de 1 600 m environ, la lande gen vrier nain occupe une place importante, surtout en versant sud (mais aussi l ouest de la bergerie de l Avocat en versant nord) sur des boulis grossiers ou des pelouses. À la m me altitude, mais en versant nord, c est l tage subalpin qui prend le relais de l tage montagnard. Il se prolonge sur toute la partie sommitale du mont Ventoux par des groupements asylvatiques climaciques ou par des groupements daphiques qui sont sans doute les plus caract ristiques du mont Ventoux par leur composition floristique. Alors que les sites rupestres de la combe de Fonfiole h bergent la formation Potentilla caulescens (potentille caulescente), les boulis offrent un riche cort ge d esp ces end miques des Alpes sud occidentales : Iberis nana (ib ris nain), Heracleum pumilum (berce naine), Galium saxosum (gaillet des rochers), Biscutella brevicaulis (luneti re tige courte). Elles c toient des esp ces tout aussi originales comme l embl matique et c l bre Papaver aurantiacum (pavot des Alpes rh tiques) plus connue sous le nom de pavot velu du Gro nland ou encore les tr s rares Alyssum flexicaule (passerage feuilles en coin) ou Euphorbia seguieriana var. minor (euphorbe de Loiseleur). Quelques autres groupements, parfois tr s r duits en surface viennent s y intercaler. Tel est le cas des pelouses corch es Eryngium spinalba (panicaut pine blanche), end mique proven o dauphinoise et Paronychia kapela subsp. serpyllifolia (paronyque imbriqu e, de Provence), ou des pelouses de cr te o s observe Silene petrarchae (sil ne de P trarque), silene end mique de la partie sommitale du mont Ventoux et de la montagne de Chabre. Parmi les autres formations qui existent dans les milieux ouverts, on peut citer les pr s suspendus du versant nord qui occupent souvent quelques dizaines de m tres carr s au plus, ou encore les combes neige (bergerie de l Avocat ; pr s de la Grave) o l on rencontre Gagea pratensis (gag e des pr s) qui se retrouve galement la Frache sur des pelouses m sophiles.

Faune

Le mont Ventoux poss de un patrimoine faunistique d un int r t exceptionnel avec plus de 90 esp ces patrimoniales dont 32 sont d terminantes.

Les oiseaux nicheurs comptent principalement des repr sentants de la faune foresti re froide d affinit m dio europ enne et nordique, mais aussi quelques esp ces de milieux ouverts, incluant certains l ments plus m ridionaux, voire m diterran ens. Parmi les rapaces nicheurs, citons notamment, parmi les diurnes, l Aigle royal (un couple reproducteur), la Bondr e apivore (un couple nicheur), le Circa te Jean-le-Blanc (plusieurs couples reproducteurs), le Busard cendr , l Autour des palombes, le Faucon p lerin, le Faucon hobereau (au moins deux couples reproducteurs), et, parmi les nocturnes, la Chouette de Tengmalm, la Chev che d Ath na ou Chouette Chev che, le Petit duc scops et le Grand-duc d Europe. Les autres oiseaux nicheurs comprennent la G linotte des bois, le Pigeon colombin, la Huppe fasci e, le Torcol fourmilier, le Pic peichette, Pic noir, le Monticole de roche, le Monticole bleu, la Fauvette orph e, la Fauvette grisette, la Pie gri che corcheur, la Pie gri che m ridionale, l Alouette lulu, le Pipit rousseline, le Moineau soulcie, le Traquet oreillard, le Venturon montagnard, le Tarin des aulnes,le Bruant fou, le Bruant ortolan et le Bruant proyer.

Parmi les mammif res, plusieurs esp ces d terminantes de chauves-souris fr quentent le site en hibernation en estivage et/ou en transit : le Miniopt re de Schreibers, esp ce typiquement m diterran enne et strictement cavernicole pr sente dans les r gions aux paysages karstiques riches en grottes, le Murin oreilles chancr es, esp ce glaneuse capturant les mouches et araign es, souvent li e aux milieux rivulaires et tr s stratifi s, utilisant des g tes vari s en reproduction, le Grand Murin, esp ce plut t commune mais localement en r gression, le Petit Murin esp ce thermophile occupant des cavit s souterraines ou b tis en reproduction et chassant en milieux ouverts et le Grand Rhinolophe esp ce menac e, en d clin dans la r gion, plut t thermophile mais pr sent jusqu au moins 2 200 m d altitude, chassant dans les bocages et les paysages karstiques riches en broussailles, pelouses, p tures et prairies, souvent proches de l eau courante ou stagnante, de grottes et d habitations. Des esp ces remarquables sont aussi observ es : le Petit Rhinolophe, la Noctule de Leisler ainsi que le Vesp re de Savi. D'autres esp ces sont galement pr sentes telles que la Genette commune et le Cerf laphe.

Les reptiles sont repr sent s par une esp ce d terminante, la Vip re d Orsini (Vipera ursinii), pr sente ici dans la seule station vauclusienne de cette esp ce des pelouses rocailleuses gen vriers, aujourd hui rare, tr s localis e et menac e d extinction en France. Elle est accompagn e de quatre esp ces remarquables de milieux chauds plus ou moins rocailleux et ouverts, le L zard ocell (Timon lepidus), le Seps stri (Chalcides striatus), la Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus) et la Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus).

Les peuplements d arthropodes du mont Ventoux sont exceptionnels : - parmi les nombreux col opt res patrimoniaux, signalons la pr sence de trois longicornes d terminants : la Rhagie ermite (Rhamnusium bicolor), esp ce vivant dans le bois mort des cavit s d'arbres vivants, r pandue en Europe mais distribution discontinue et devenue tr s rare suite la fragmentation de son habitat, Ropalopus ungaricus gallicus, inf od aux rables, plus rarement aux aulnes et aux fr nes, pr sent en France presque exclusivement en PACA et Drymochares truquii, end mique franco-italienne limit en France aux trois d partements sud-alpins, dans les aulnaies, les ostryaies et les for ts riches en noisetiers. Le cort ge exceptionnel de charan ons ; marqu par un fort taux d end misme est compos de huit esp ces d terminantes. Deux esp ces sont end miques du Mont-Ventoux : Trachyphloeus meregallii et Dichotrachelus venturiensis qui se rencontre entre 1 200 et 1 800 m d altitude. Otiotynchus fagniezi est end mique de la Montagne de Lure et du mont Ventoux o elle est commune entre 1 600 et 2 000 m d altitude. Otiorhynchus putoni li aux p turages secs, ensoleill s et caillouteux entre 800 et 2 000 m et Otiorhynchus chobauti sont end miques du Vaucluse, des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence. Trois esp ces end miques proven ales ne sont pr sentes dans le Vaucluse que sur le mont-Ventoux, il s agit de Microplontus falcozi li e la Compos e Leucanthemum corymbosum et de Melanobaris erysimi phytophage et li e certaines Crucif res, deux esp ces d affinit m diterran o-montagnardes ainsi que de Polydrusus griseomaculatus, restreinte en dehors du Vaucluse aux Alpes-de-Haute Provence et aux Alpes-Maritimes. Autres col opt res end miques, Carabus solieri, prot g e en France qui n est connu que des Pr alpes occidentales et de Ligurie. Il fr quente les pelouses subalpines et lisi res foresti res aux tages montagnards et subalpins, et plus localement plus basse altitude dans des pin des humides dans les collines azur ennes. Enfin Athous frigidus end mique franco-italien li aux prairies s ches de montagne est ici en limite d aire ;

- les h mipt res sont repr sent s par deux esp ces d terminantes : la Punaise Aradus obtectus en limite d aire, vivant sous les corces et dans les fentes des arbres et la R duve Coranus pericarti ;

- les l pidopt res sont repr sent s par six esp ces d terminantes dont le Moir de Provence, esp ce ib ro proven ale inf od e aux pelouses s ches f tuques, l Alexanor (Papilio alexanor) et le Marbr de Lusitanie. La donn e de Zyg ne de la V subie est unique dans le Vaucluse, cette esp ce serait rechercher ;

- du c t des orthopt res notons la pr sence de Stenobothrus grammicus, esp ce d'affinit m diterran o montagnarde typique des milieux secs, arides et pierreux.

A ce cort ge s ajoute de nombreuses esp ces remarquables dont le Moir des pierriers, l'Arcypt re proven ale, le Scorpion languedocien ainsi que deux cloportes : Porcellio spinipennis et Haplophthalmus bonadonai.

Citons galement deux mollusques patrimoniaux : la Fausse-velout e du Ventoux (Urticicola isaricus ventouxianus), sous-esp ce micro-end mique d terminante, pr sente uniquement sur le Mont Ventoux o elle habite les pelouses et les boulis calcaires, souvent cach es sous les pierres en zone de cr te, et la Loche de Provence (Deroceras chevallieri), esp ce remarquable de limace end mique proven ale.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type II delimite un grand ensemble naturel riche et peu modifie. C'est un inventaire ecologique sans contrainte reglementaire directe, mais pris en compte dans les schemas de planification regionale (SCOT, SRADDET). Les projets significatifs dans cette zone doivent demontrer la prise en compte du patrimoine naturel inventorie.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

23 912
ha de surface
16
communes
663
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (30)

Appellations d'origine (29)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

84 340,5 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Estives et landes 55 723,6 ha
Vignes 11 277,3 ha
Autres cultures industrielles 5 532,1 ha
Vergers 3 359,8 ha
Divers 2 713,5 ha
Prairies permanentes 1 672,8 ha
Fourrage 1 428,8 ha
Autres céréales 1 038,4 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 419,4 ha
Groupe null 308,9 ha

Communes (16)