Localisation
Présentation
PETIT LUBERON est une zone protégée de type ZNIEFF_II, couvrant 12 954 hectares sur 14 communes. Cette zone inclut 17 forêts publiques. Elle comprend 45 315,8 ha de surface agricole déclarée.
Source : INPN — PatriNat
Description de la zone
Troisi me grand massif montagneux du Vaucluse (avec le mont Ventoux et les monts de Vaucluse), la cha ne du Luberon s tend sur environ 60 km, de Cavaillon l ouest Manosque l est, entre le bassin du Calavon au nord et la Durance au sud. C est la fronti re naturelle entre la Basse et la Haute Provence. Ce massif, principalement situ dans le d partement du Vaucluse, est compos de deux ensembles s par s par la combe de Lourmarin (il s agit en fait d une cluse) dans laquelle coule l Aigue Brun, le grand Luberon l est qui culmine 1 125 m (Mourre N gre) et le petit Luberon (727 m dans ses parties les plus lev es) l ouest.
Le massif du Luberon est un anticlinal d limit par deux synclinaux. Son orientation est ouest r sulte de sa formation pendant la phase tectonique pyr n o proven ale au cours de laquelle les Pyr n es ont t mises en place il y a environ 40 millions d ann es. La phase alpine, beaucoup plus r cente (8 millions d ann es) a donn une deuxi me jeunesse ce relief d j ancien.
Dans la partie occidentale du massif, le petit Luberon est bien individualis par son aspect g omorphologique, sa climatologie et par une v g tation encore tr s m diterran enne. À partir d une assise g ologique constitu e principalement de calcaires compacts faci s urgonien qui datent du Cr tac , mais aussi de calcaires argileux (dans sa partie centrale), il a d velopp tout un ensemble de reliefs form s de croupes, de combes profondes, de parois rocheuses, d boulis. On est ici en pr sence d un paysage extr mement aust re et accident .
Comme dans toute la Provence occidentale, les secteurs occidentaux des cha nes montagneuses sont les plus s ches et les plus chaudes, celles o l indice d aridit est le plus prononc . Et le petit Luberon n chappe pas ce ph nom ne. L aridit est ici accentu e par la pr sence du mistral qui, sur les cr tes d nud es, a fa onn le paysage et certaines formations v g tales. Les incendies qui pendant tr s longtemps ont ravag ce massif, sont galement le t moignage de cette climatologie excessive.
Le petit Luberon se trouve en totalit dans les tages m so et supram diterran en. Les versants chauds et secs portent d importants taillis de ch ne vert auquel est associ le pin d Alep qui domine dans les milieux rupestres. Quelques boisements de ch ne pubescent colonisent la partie septentrionale du massif, plus fra che, entre Bonnieux et M nerbes ainsi que les fonds de combes. Les garrigues ch ne kerm s et romarin remplacent peu peu le ch ne vert la base m ridionale du massif, surtout dans les secteurs qui ont t jadis affect s par les incendies. Les cr tes sommitales orientales sont le domaine de la c l bre c draie du petit Luberon. Plant e la fin du XIXe si cle, c est actuellement l une des plus importantes et des plus belles de France sur le plan paysager. En revanche, les cr tes occidentales d veloppent des milieux ouverts install s sur un karst lapiaz. Elles sont pourvues d une riche v g tation herbac e, ce qui conf re ces espaces une vocation pastorale prononc e depuis des temps tr s anciens.
Flore et habitats naturels
À mi-distance entre la mer M diterran e et les Alpes, le petit Luberon est situ sur un carrefour biog ographique, ce qui se manifeste par la pr sence de tr s nombreuses esp ces m diterran ennes en limite septentrionale de leur aire de r partition (en versants sud et ouest, dans les parois rocheuses et les pelouses rocailleuses les plus chaudes).
lles cohabitent, peu de distance, mais en versant nord (dans les parties les plus encaiss es des combes) avec un contingent d esp ces en provenance de r gions plus froides ou temp r es. Dans le petit Luberon, la biodiversit s exprime beaucoup moins dans les formations bois es (sauf dans les fonds de combes) que dans les formations des milieux ouverts ou daphiques. Parmi les milieux ouverts, les cr tes offrent un ventail tr s large de milieux dont certains restent rares au niveau national. Tel est le cas de la formation m diterran o montagnarde Genista pulchella (gen t de Villars) des cr tes occidentales vent es qui est accompagn e de Minuartia capillacea (sabline capillaire) dans le haut vallon de Courroussouve. Tel est le cas galement de la formation Crepis suffreniana (cr pis de Suffren) qui s observe sur des argiles de d carbonation. Cette esp ce toujours localis e en France, fr quente quelques sommets proven aux ainsi que quelques rares sites du littoral atlantique. Dans d autres milieux ouverts, mais toujours sur la partie sommitale occidentale se sont install es Gagea pratensis (gag e des pr s) et Gagea luberonensis (gag e du Luberon). Cette derni re esp ce, plut t rare dans le massif du Luberon, se localise seulement sur les hauteurs des Taillades/Robion (secteur du Crane de Colombier) et de Maubec (Draille de Maubec et vallon Peyrot). Ces milieux h bergent galement Ophrys provincialis (ophrys de Provence), Ophrys saratoi (ophrys de la Dr me) et Ophrys bertolonii (ophrys aur lien), esp ce surtout littorale qui est ici en limite nord de son aire de r partition dans le haut vallon des Buisses. À partir de ces cr tes, et, descendant dans les sites saxicoles des combes, on rencontre, dans les gorges de Badarel et dans celles de R galon, Hesperis laciniata (julienne lacini e), Kengia serotina (cl istog ne tardif) et Delphinium fissum (pied d alouette fendu). Picris pauciflora (picride pauciflore) et Galium setaceum (gaillet s tac ) existent dans le secteur de Champeau alors que Lathyrus saxatilis (gesse des rochers) se retrouve l Escaupr . Mais deux esp ces marquent le paysage, Ephedra distachya ( ph dre chatons oppos s) et surtout Ephedra major ( ph dre des monts N brodes), plantes reliques caract res primitifs, v ritables fossiles v g taux appartenant la famille des Eph draceae, interm diaire entre les Gymnospermes et les Angiospermes. Si Ephedra distachya y est tr s localis e (partie haute de la combe de Vidauque), Ephedra major, en revanche, y poss de sans doute sa plus importante pr sence fran aise, soit 90 stations environ qui se r partissent entre le bas de la combe de Vidauque et les Hautes Plaines.
De ces cr tes partent des combes dont les fonds bois s frais et encaiss s concentrent une flore m sophile. C est l que l on rencontre la tr s rare Dictamnus albus (fraxinelle) la Draille de Maubec, Lacoste (vallon du Cheval Mort), Bonnieux (vallon de Sanguinette) et Cheval Blanc (hautes gorges de R galon). Cette esp ce tr s belle et donc tr s attractive est toujours rare sur l ensemble de son aire de r partition fran aise. C est aussi dans ces sites ombrag s que se trouvent Vincetoxicum nigrum (dompte venin noir), Poa flaccidula (p turin mou), Carex depauperata (la che pis gr les et peu fournis) tr s dispers e dans toute la France mais toujours rare et Chaerophyllum nodosum (myrrho de noueux) qui est devenue tellement rare, qu en France, on ne la rencontre pratiquement plus que dans le Vaucluse et en Corse. C est une esp ce des milieux anciennement anthropis s (fr quentation s culaire des troupeaux) qui colonise galement les marges d boulis, comme d ailleurs Fumaria petteri subsp. calcarata (fumeterre peron) la combe de Vidauque et pr s de P trossy. Dans des sites jadis cultiv s ou qui le sont parfois encore (Trou du Rat, Crau de Peyre Plate, les Mayorques et entr e des gorges de R galon) existent toujours Satureja hortensis (sarriette des jardins), Velezia rigida (v l zie rigide), Euphorbia chamaesyce (euphorbe figuier de terre), Gagea villosa (gag e velue).
Ces combes sont d limit es par des parois rocheuses sur lesquelles s expriment des formations daphiques. Parmi ces derni res, une des plus int ressantes est celle des escarpements x rothermophiles Asplenium petrarchae (doradille de P trarque). C est galement dans ces milieux saxicoles que s observent les matorrals gen vrier de Ph nicie (celui des Portalas est le plus remarquable par son tendue et sa densit ) mais galement une pin de de pin d Alep dont l volution est bloqu e par sa localisation particuli re sur des dalles. On peut pratiquement la consid rer comme climacique.
Dans ce grand ensemble o l aridit domine et o pratiquement toutes les esp ces sont adapt es la x rothermophilie, deux foug res se sont r fugi es dans les tr s rares sites o l humidit arrive encore se maintenir : profondeurs des gorges de R galon pour Asplenium scolopendrium (scolopendre) et toutes petites d pressions hydromorphes entre R galon et Roque Rousse pour Ophioglossum vulgatum (langue de serpent vulgaire). À la base occidentale et m ridionale du petit Luberon, d autres esp ces, pratiquement en limite nord de leur aire de r partition, se sont implant es dans les milieux les plus x rothermophiles comme Gagea lacaitae (gag e de Lacaita) l Aiguille et aux Mayorques. En revanche, Glaucium corniculatum (glaucienne fruits en forme de corne) cit e dans les ann es 1970 Valloncourt n a jamais t confirm e. Mais il faut dire que cette esp ce s est aussi consid rablement rar fi e sur l ensemble du territoire national.
Faune
Le petit Luberon pr sente un int r t exceptionnel pour la faune. Les inventaires naturalistes ont permis d y d nombrer 75 esp ces animales patrimoniales dont 31 sont d terminantes.
Un des enjeux forts du Petit Luberon concerne la reproduction de plusieurs esp ces de rapaces qui trouvent dans le massif et dans ses plaines alentour des conditions propices leur survie. Citons, le Vautour percnopt re (5 couples reproducteurs), le Circa te Jean-le-Blanc (sur le Luberon, une des plus belles population nationale), l Aigle de Bonelli (seul couple reproducteur encore pr sent dans le d partement du Vaucluse), la Bondr e apivore (nicheur r gulier depuis 20 25 ans) le Petit duc scops, le Grand-duc d Europe ((largement r pandu dans le massif du Petit Luberon), la Chev che d Ath na, et plus r cemment, l Aigle Royal (nicheur depuis 2008) et le Faucon p lerin (nicheur en 2011). L avifaune locale d int r t patrimonial h berge de nombreuses esp ces m diterran ennes ou d affinit m ridionale : l Oedicn me criard (3 5 couples), le Pigeon colombin, le Coucou geai, le Rollier d Europe (4 5 couples), la Huppe fasci e, le Monticole bleu, la Fauvette lunettes, la Fauvette orph e, la Pie gri che corcheur (l esp ce a disparu, 5 8 couples dans les ann es 90) la Pie gri che m ridionale (nicheuse rare et tr s localis e, une douzaine de couples), la Pie gri che t te rousse (nicheur tr s rare, 1 2 couples), le Moineau soulcie, le Bruant fou, le Bruant ortolan, le Traquet oreillard, le Pipit rousseline.
Plusieurs esp ces de chauves-souris d terminantes sont renseign es sur le site comme le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) esp ce menac e, en d clin dans la r gion, plut t thermophile mais pr sent jusqu au moins 2 200 m d altitude, chassant dans les bocages et les paysages karstiques riches en broussailles, pelouses, p tures et prairies, souvent proches de l eau courante ou stagnante, de grottes et d habitations, le Petit Murin (Myotis blythii) esp ce thermophile occupant des cavit s souterraines ou b tis en reproduction et chassant en milieux ouverts, le Grand Murin (Myotis myotis), esp ce plut t commune mais localement en r gression, le Miniopt re de Schreibers (Miniopterus schreibersii), esp ce typiquement m diterran enne et strictement cavernicole pr sente dans les r gions aux paysages karstiques riches en grottes, le Murin oreilles chancr es (Myotis emarginatus), esp ce glaneuse capturant les mouches et araign es, souvent li e aux milieux rivulaires et tr s stratifi s, utilisant des g tes vari s en reproduction (b timents, cavit s, ponts). Quatre esp ces remarquables sont aussi not es : l'Oreillard montagnard (Plecotus macrobullaris), esp ce dont la distribution et l' cologie demeure encore peu connue, le Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), esp ce en r gression marqu e, plut t thermophile et anthropophile et assez rare en montagne, le Vesp re de Savi (Hypsugo savii), esp ce rupicole et montagnarde d affinit m ridionale, qui exploite d une part les milieux forestiers (surtout ceux riverains de l eau) pour la chasse et d autre part les milieux rocheux (falaises) pour les g tes, et le Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis), esp ce de haut vol, aux m urs rupestres pour ses g tes.
Quant l herp tofaune locale, mentionnons la pr sence du P lodyte ponctu (Pelodytes punctatus), esp ce remarquable ouest-europ enne d'affinit m ridionale accompagn de cinq esp ces de reptiles remarquables, le L zard ocell (Timon lepidus), esp ce des cosyst mes ouverts et semi-ouverts affinit m diterran enne, le Psammodrome d'Edwards (Psammodromus edwarsianus), esp ce ouest m diterran enne, affectionnant les milieux ouverts secs, le Seps stri (Chalcides striatus), esp ce r partition Franco-Ib rique qui fr quente les garrigues, les pelouses et les friches de Provence, sous les pierres et autres g tes favorables, la Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus), esp ce du sud de la France, de la p ninsule Ib rique et du Maghreb qui affectionne les garrigues ouvertes et les milieux karstiques bien expos s et la Couleuvre chelons (Zamenis scalaris), esp ce distribution franco-ib rique, typique du cort ge proven al et affectionnant les milieux secs et broussailleux. Les mammif res sont ici repr sent s par le Castor d Europe, esp ce d terminante nouveau en expansion apr s avoir fr l l extinction en France, li e aux formations de ripisylves.
Les arthropodes sont repr sent s par de nombreuses esp ces.
Du c t des col opt res, citons la pr sence de six esp ces d terminantes : l'Officier trompeur (Necydalis ulmi), Cerambycidae cavicole dans les vieux feuillus d'Europe et du Caucase, devenue rare et localis e en France o ses plus grandes populations restantes sont situ es en r gion PACA, le Carabe voyageur (Carabus vagans), esp ce franco ligure de Carabid s en limite d aire, habitant les boisements clairs, les bords de cultures et les jardins, pouvant tre localement abondant, Pleurodirus aquisextanus, Curculionid rare et localis e end mique du Bas Languedoc, des Bouches du Rh ne, du Var et du Vaucluse, le taupin Athous puncticollis de la famille des Elat rid s, end mique franco italienne ici en limite d aire et recherchant les milieux forestiers, le Charan on Entomoderus impressicollis, curculionid s, repr sent ici par la sous-esp ce alpicola, end mique de la r gion alpine m ridionale o elle est assez abondante jusqu 2 500 m d altitude et le staphylin Paramaurops abeillei de m urs endog s et end mique de Provence, repr sent e localement par la sous esp ce chobauti. Ces esp ces sont accompagn es de deux esp ces remarquables de Cerambycidae, le Clyte antennes rousses (Chlorophorus ruficornis), esp ce end mique franco-ib rique, floricole et forestier dont la larve se d veloppe dans les branches mortes de ch nes d j attaqu es par un autre col opt re et l'Aiguille en deuil (Phytoecia nigricornis), esp ce vivant dans les prairies fraiches Asterac es, r pandue en Europe mais rare et localis e dans le sud de la France.
Les trois esp ces d terminantes d h mipt res sont repr sent es par les Punaises Aradus horvathi, Aradid s, end mique de Provence et gravement menac e d extinction, Acalypta hellenica de la famille des Tingid s, Aethus pilosus, esp ce de Cydnid s en limite d aire de r partition et la R duve Coranus pericarti.
Une esp ce d hym nopt re d terminante a t inventori e : l Andr ne Andrena albopunctata melona, un Andr nid s qui affectionne les apiac es notamment Eryngium campestre.
Plusieurs esp ces de l pidopt res remarquables d int r t patrimonial sont galement pr sentes : la Diane (Zerynthia polyxena), esp ce d affinit m diterran enne orientale, des prairies humides, bordures alluviales et boisements m sophiles o cro t sa plante h te locale l'Aristoloche feuilles rondes (Aristolochia rotunda), la Proserpine (Zerynthia rumina) esp ce d affinit ouest m diterran enne prot g e en France, dont la chenille vit sur l Aristoloche pistoloche (Aristolochia pistolochia) dans les for ts claires et sur les coteaux pierreux, chauds et ensoleill s jusqu 1 100 m d altitude, la Zyg ne cendr e (Zygaena rhadamanthus),esp ce d affinit ouest m diterran enne, prot g e en France, li e aux friches, garrigues et boisements clairs o cro t la principale plante nourrici re de sa chenille, la Badasse (Dorycnium pentaphyllum), l Azur du Serpolet (Maculinea arion), esp ce remarquable et prot g e au niveau europ en, inf od e aux bois clairs et ensoleill s, pelouses et friches s ches avec pr sence de ses plantes h tes, des serpolets et de sa principale fourmi h te, Myrmica sabuleti,et la Laineuse du prunellier (Eriogaster catax), dont la pr sence reste actualiser, esp ce europ enne remarquable, de la famille des bombyx (Lasiocampid s), prot g e au niveau europ en, globalement rare, sensible aux pesticides, inf od e divers habitats pr forestiers tels que les lisi res foresti res, bocages et friches. Deux esp ces d terminantes historiquement pr sentes restent galement rechercher : le Moir de Provence (Erebia epistygne), esp ce d affinit m diterran o montagnarde dont l aire de r partition ib ro proven ale est morcel e et restreinte, inf od e aux pelouses s ches f tuques (surtout Festuca cinerea) qui n a pas t revu depuis 1988 et le Marbr de Lusitanie (Euchloe tagis bellezina), tr s localis repr sent e par la sous esp ce bellezina, end mique du sud de la France et de l extr me nord-ouest de l Italie, inf od e aux milieux ouverts o cro t sa plante nourrici re Iberis pinnata, non revu depuis 1994.
Les orthopt res sont quant eux repr sent s par le St nobothre cliqueteur (Stenobothrus grammicus), esp ce d terminante ib ro proven ale typique des milieux secs, arides et pierreux de l' tage montagnard m diterran en, l'Arcypt re proven ale (Arcyptera kheili), criquet mobilit r duite et end mique de Provence, qui peuple les pelouses sur les plateaux calcaires et garrigues ouvertes et l'Oedipode occitane (Oedipoda charpentieri), criquet d'affinit ouest m diterran enne et steppique dont la Crau repr sente un bastion fran ais pour l'esp ce, tr s rare et localis e ailleurs en Provence.
Une esp ce remarquable d odonate est galement signaler, l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), esp ce prot g e qui affectionne les coulements modestes eaux courantes claires, ensoleill es et peupl es d'hydrophytes.
Pour terminer, notons la pr sence de la Scolopendre ceintur e (Scolopendra cingulata), imposant chilopode ( mille pattes ) limit en France la bordure m diterran enne et du Scorpion languedocien (Buthus occitanus), esp ce remarquable x ro thermophile d affinit ouest m diterran enne, peu commune et affectionnant les sols meubles voire sablonneux.
Cadre réglementaire
La ZNIEFF de type II delimite un grand ensemble naturel riche et peu modifie. C'est un inventaire ecologique sans contrainte reglementaire directe, mais pris en compte dans les schemas de planification regionale (SCOT, SRADDET). Les projets significatifs dans cette zone doivent demontrer la prise en compte du patrimoine naturel inventorie.
Chiffres clés
Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).
Protections environnementales
Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.
Forets publiques (17)
- Forêt Communale de Bonnieux publique
- Forêt Communale de Buoux publique
- Forêt Communale de Cavaillon publique
- Forêt Communale de Cheval-Blanc publique
- Forêt Communale de Goult publique
- Forêt Communale de Lacoste publique
- Forêt Communale de Lauris publique
- Forêt Communale de les-Taillades publique
- Forêt Communale de Lourmarin publique
- Forêt Communale de Maubec publique
- Forêt Communale de Ménerbes publique
- Forêt Communale de Mérindol publique
- Forêt Communale de Puget publique
- Forêt Communale de Puyvert publique
- Forêt Communale de Robion publique
- Forêt Communale d'Oppède publique
- Forêt Domaniale du Luberon domaniale
Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (3)
Appellations d'origine (25)
- Agneau de Sisteron IGP
- Alpilles IGP
- Banon AOC
- Brousse du Rove AOC
- Cerises des coteaux du Ventoux IGP
- Coteaux d'Aix-en-Provence AOC
- Côtes du Rhône AOC
- Côtes du Rhône Villages AOC
- Eau-de-vie de vin des Côtes du Rhône ou Fine des Côtes du Rhône IG
- Farine de petit épeautre de haute Provence IGP
- Huile d'olive de Provence AOC
- Luberon AOC
- Marc de Provence ou Eau-de-vie de marc de Provence IG
- Marc des Côtes du Rhône ou Eau-de-vie de marc des Côtes du Rhône IG
- Méditerranée IGP
- Melon de Cavaillon IGP
- Miel de Provence IGP
- Muscat du Ventoux AOC
- Pays des Bouches-du-Rhône IGP
- Petit épeautre de haute Provence IGP
- Taureau de Camargue AOC
- Thym de Provence IGP
- Vaucluse IGP
- Ventoux AOC
- Volailles du Languedoc IGP
Activité agricole
Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.
41 927,7 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)