Prairies et pelouses sèches de la Combe de Nougayrouse

ZNIEFF_I Code : 730030301

84 ha 1 communes
Voir sur la carte interactive

Localisation

Présentation

Prairies et pelouses sèches de la Combe de Nougayrouse est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 84 hectares sur 1 commune. Elle comprend 886,4 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La combe de Nougayrouse, située en tête de bassin versant de la rivière Céou, comprend la source de cette rivière, un petit vallon bocager riche en prairies bordées de haies et une petite zone organisée en parc arboré autour d’un plan d’eau. Les coteaux calcaires qui bordent le vallon sont couverts de pelouses sèches, de landes et de boisements de Chêne pubescent (Quercus pubescens). La zone se situe aux confins nord-est du plateau de Labastide-Murat. Elle appartient donc à la vaste zone de causses de collines (ou downs) bien différenciés du causse de Gramat tout proche par des reliefs plus doux et une hydrographie de surface nettement prédominante. C’est la nature du sous-sol qui a permis cette géomorphologie bien différenciée : les calcaires plus tendres et marneux du jurassique supérieur n’ont pas réagi de la même façon au travail érosif de l’eau que les calcaires durs voisins.

Dans le vallon, les habitats naturels prédominants sont les prairies soumises à la fauche : prairies de fauche atlantiques du Lino-Gaudinion (ou Brachypodio-Centaureion nemoralis) et plus ponctuellement, sur des niveaux topographiques plus élevés, des pelouses sèches prairiales du Mesobromion. Ces habitats, bien qu’ils soient bien représentés dans les vallées du Lot et du Parc naturel régional des causses du Quercy, sont souvent soumis à des modifications culturales (retournement du sol, puis semis de prairies temporaires) ou à des abandons occasionnant la fermeture du milieu. Ils sont ici particulièrement intéressants par leur abondance et leur continuité. Les plantes d’intérêt patrimonial liées à ces milieux sont le Brome en grappe (Bromus racemosus) et le Narcisse des poètes (Narcissus poeticus subsp. poeticus). La Decticelle des friches (Pholidoptera femorata) semble abondante dans les formations prairiales du site. Cette sauterelle se rencontre dans le Lot à la faveur des prairies au sein desquelles on peut parfois observer des populations très importantes (plusieurs centaines d’individus sur quelques dizaines de mètres carrés). Cette decticelle colonise également les pelouses sèches de sols profonds (Mesobromion postcultural et Mesobromion de transition vers les prairies) ainsi que des végétations d’ourlets, mais ses effectifs y sont alors moins abondants. Sur le secteur le plus proche du village, un petit étang a été aménagé pour la pêche. Au moment de l’inventaire de terrain, il abritait de riches herbiers dominés par des Characées du genre Chara et des herbiers plus ponctuels à Renoncule divariquée (Ranunculus trichophyllus) avec une entomofaune, notamment des libellules (odonates), assez variée. Un an plus tard, la vocation première d’étang de pêche (avec présence de carpes et autres poissons brouteurs) ainsi que le projet de curage n’ont pas permis de retrouver ces éléments intéressants. Les coteaux pentus qui bordent le vallon sont en partie dévolus au pâturage, et on peut encore y observer une assez forte proportion de pelouses sèches (parfois marnicoles). Mais il semblerait que là aussi, la déprise agricole se fasse ressentir, car plusieurs pelouses commencent à se fermer, et la dynamique de recolonisation arbustive est, par endroits, assez avancée. Parmi les plantes intéressantes, on peut noter la présence du Cardoncelle mou (Carduncellus mitissimus).

De nombreuses espèces de papillons diurnes (rhopalocères) ont été contactées sur le site, dont l’Azuré du serpolet (Maculinea arion), papillon protégé au niveau national. Adulte, il fréquente, à priori, tous les milieux herbacés naturels du site. Le Pic mar a également été contacté : il semble fréquenter aussi bien les haies arborées de fond de vallée que les boisements clairsemés dominés par le Chêne pubescent (Quercus pubescens).

La zone est particulièrement remarquable par la continuité et la relative intégrité de ces milieux prairiaux. Elle joue aussi certainement un rôle dans la qualité des eaux du Céou.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

84
ha de surface
1
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (18)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

795,8 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Estives et landes 279 ha
Prairies permanentes 244,8 ha
Prairies temporaires 144,3 ha
Fourrage 66,8 ha
Orge 45,1 ha
Autres céréales 12,3 ha
Groupe null 2,4 ha
Divers 1,1 ha

Communes (1)