RIVIERE DU GOYEN ET SES ZONES HUMIDES CONNEXES

ZNIEFF_II Code : 530030027

1 504 ha 14 communes
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Localisation

Présentation

RIVIERE DU GOYEN ET SES ZONES HUMIDES CONNEXES est une zone protégée de type ZNIEFF_II, couvrant 1 504 hectares sur 14 communes. Cette zone inclut 4 forêts publiques. Elle comprend 56 825,6 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Ce petit fleuve côtier (environ 30 kms de linéaire principal et 150 ha de bassin versant) accueille 4

poissons migrateurs amphihalins d’intérêt patrimonial : le Saumon atlantique, l’Anguille, la grande

Alose, la Truite de mer.

Le Goyen accueille le Saumon atlantique pour sa reproduction entre novembre et février et les premiers

stades de développement de ces juvéniles. Le Goyen est l’un des 25 principaux cours d’eau bretons où le

stock de Saumon atlantique est jugé fonctionnel et autorise des captures régulières par la pêche, Le

Goyen contribue à hauteur d’environ 2% à la production de smolts (individus aptes à migrer vers la mer)

en Bretagne (La production du Goyen est estimée à 1068 smolts équivalant au retour d’environ 227

géniteurs). Les indices d’abondances du Goyen sont parmi les plus élevés des cours d’eau bretons. Le

cours principal du Goyen apparait comme le tronçon qui contribue le plus à la production (à hauteur de

2/3). L’affluent principal, le ruisseau de Lochrist, offre des conditions favorables à une production de

16%.

A l’inverse du Saumon, l’Anguille rejoint le Goyen, pour son développement juvénile, durant le

printemps. La Bretagne est l’une des dernières régions recevant une quantité appréciable de civelles, au

sein de la façade atlantique européenne. Cette espèce connait une évolution inquiétante de sa population

européenne qui est considérée comme étant « en dehors des limites biologiques de sécurité » (Le

recrutement est désormais quasiment nul dans les pays riverains de la baltique et de la Mer du Nord).

l’Anguille apparait fréquenter l’essentiel du chevelu hydrographique (elle est contactée sur les 4 stations

d’indices d’abondance de juvéniles de saumons). La densité dans le Goyen est élevée.

La grande Alose fréquente uniquement la partie aval du Goyen, jusqu’au pont de Kermarie, les

observations portent sur quelques individus. Cette espèce anadrome est considérée comme d’intérêt

patrimonial car elle n’est présente d’une manière significative qu’en France et au Portugal, sur les côtes

de l’Atlantique Est. La Truite de mer, autre espèce amphihaline est présente sur le cours aval du Goyen,

jusqu’à la confluence entre le Goyen et le ruisseau de Stang Vraz.

Le reste du peuplement piscicole est conforme à sa catégorie de cours d’eau salmonicole : la Truite fario

est accompagné par du Chabot, de la Loche franche, du Vairon, de l’Epinoche.

Cette qualité du peuplement piscicole est à relier à la qualité du milieu. L’essentiel du chevelu

hydrographique du Goyen peut être rattaché à l’habitat d’intérêt communautaire des rivières avec

végétation du Ranunculion fluitantis et du Callitricho-Batrachion. On notera la présence de deux

espèces hyperatlantiques (sans statut en Bretagne) : Apium inundatum (aquatique) et Sibthorpia

europaea (talus suintants), toutes deux sensibles à la qualité de l’eau.

Outre son peuplement piscicole, le Goyen accueille aussi la Loutre. Sa présence a été relevée ces

dernières années, sans que le statut de l’espèce soit établi (individus erratiques, sédentarisation

effective ?).

Parmi les zones humides connexes au cours d’eau, hormis l’étang de Poulguidou (znieff de type 1

n°00000204 et arrêté de biotope), il est à relever l’existence de landes tourbeuses en amont de l’étang,

ainsi qu’à Pontigou en Landudec, en zones de sources (inventaire des tourbières du Finistère), idem à

Kerglaz en Poullan-sur-Mer, en zones de sources du ruisseau du Yun. Ces deux zones pourraient être

opportunément désignées en ZNIEFF ; sujet d’inquiétude : ces zones sont chacune soumises à une

dynamique de boisement artificiel et spontané préjudiciable à moyenne échéance.

Ailleurs, Les fond de vallées montrent des habitats plus communs : saulaies rivulaires à Salix

atrocinerea avec des secteurs fangeux à Chrysosplenium oppositifolium et prairies méso-hygrophiles

moyennement diversifiées sur le plan floristique, à l’exception de quelques prairies mésotrophes à

Carum verticillatum et Juncus acutiflorus. Le bord de rivière, en l’absence de ripisylve, montre une

mégaphorbiaie à Phalaris arundinacea révélant un battement de nappe inter-saisonnier bien marqué.

Les bois de coteaux sont principalement des futaies de Chênes à Houx, avec du Châtaignier et de rares

hêtres (habitat d’intérêt communautaire peu caractérisé). La plupart des boisements de coteaux sont des

accrus de chênes plus ou moins, les arbres creux ou sénescents sont quasiment absents des plantations

matures de résineux y sont dispersées.

Sur le plan géomorphologique, la vallée principale du Goyen présente l’intérêt de visualiser la « zone de

cisaillement sud-armoricaine »

TRES IMPORTANT : pour rendre valide ce bordereau, joindre une carte au 25 000éme précisant vos

propositions de délimitation avec à l’intérieur la justification des critères de délimitation (voir n°12) et

localisation des espèces et habitats déterminants (voir n°11).

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type II delimite un grand ensemble naturel riche et peu modifie. C'est un inventaire ecologique sans contrainte reglementaire directe, mais pris en compte dans les schemas de planification regionale (SCOT, SRADDET). Les projets significatifs dans cette zone doivent demontrer la prise en compte du patrimoine naturel inventorie.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

1 504
ha de surface
14
communes
300
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (4)

Sites du Conservatoire du littoral (4)

Appellations d'origine (8)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

54 840,7 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Maïs grain et ensilage 15 723,2 ha
Prairies permanentes 13 801 ha
Prairies temporaires 11 643,5 ha
Blé tendre 4 945,8 ha
Orge 3 186,6 ha
Autres céréales 1 592 ha
Fourrage 1 531,3 ha
Colza 681,8 ha
Légumes ou fleurs 510 ha
Divers 447,4 ha

Communes (14)