Sologne bourbonnaise

ZPS Code : FR8312007

22 279 ha 14 communes
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Localisation

Présentation

Sologne bourbonnaise est une zone protégée de type ZPS, couvrant 22 279 hectares sur 14 communes. Cette zone inclut 1 forêt publique. Elle comprend 211 105,4 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La Sologne bourbonnaise représente une vaste zone humide d’importance nationale et internationale au regard des espèces et habitats naturels d’intérêt patrimoniaux présents. 39 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire y sont régulièrement présentes (dont 15 nicheuses avérées et 8 potentielles) ainsi que 60 espèces d’oiseaux migratrices non inscrites en annexe I de la Directive 79/409/CEE du Conseil.

Ce territoire est également d’enjeu majeur par les populations de Cistude d’Europe qu’il abrite ainsi que des habitats naturels liés aux milieux aquatiques et gazons amphibies.

On peut également noter la présence d'autres espèces occasionnelles mais qui complètent utilement le panorama de l'avifaune du site. Il s'agit d'espèces inscrites à l'annexe 1 de la directive ( Haliaeetus albicilla, aquila clanga, Botaurus stellaris, Aythia nyroca, larus melanocephalus, acrocephalus paludicola).

La Sologne bourbonnaise est une région bocagère de plaine, offrant une juxtaposition d’habitats naturels très variés : cours d’eau, étangs, forêts de feuillus dominées par les chênes ou de résineux, cultures, prés, landes

En outre, elle se situe entre le val d’Allier et le val de Loire et constitue de fait un véritable corridor écologique.

La Sologne Bourbonnaise présente un climat subissant des influences océaniques et continentales. Les précipitations varient entre 650 et 980 mm/an, les plus faibles valeurs étant enregistrées à Moulins. Le bilan hydrique est positif de décembre à février (+150 mm, Moulins), puis en déficit (-20 mm) de mars à mai, s’accentuant au cours de l’été (-160 mm, Moulins). Il redevient positif durant les mois de septembre, octobre et novembre (+60 mm, Moulins). La température moyenne annuelle est de 10,6 °C (11 °C à Moulins).

La Sologne bourbonnaise repose sur les « sables et argiles du Bourbonnais ». Ces dépôts fluvio-lacustres, qui recouvrent tous les plateaux, datent de la fin de l’ère tertiaire et du début du Quaternaire. Ils se caractérisent par une alternance de sables et d’argiles et ont donné naissance à des sols présentant typiquement trois horizons : - un horizon de surface à texture sableuse, sablo-limoneuse à limono-sableuse, - un horizon très blanchi, plus argileux que l’horizon superficiel, et présentant des traces d’engorgement, - un troisième horizon massif et plus argileux que les précédents.

Les sols, fréquemment constitués de sable, sont pauvres en éléments nutritifs, acides et la réserve utile (RU) en eau est faible. Lorsque la texture devient plus argileuse, la richesse chimique et la RU augmentent mais des problèmes d’hydromorphie peuvent survenir. La nature de l’argile a en outre des conséquences fortes sur les capacités d’enracinement des essences, en particulier des chênes (de manière générale, les autres essences ne s’enracinent pas dans l’argile). On distingue l’argile plastique dépourvue de sable où les chênes sont capables de s’enraciner, et l’argile sableuse compacte non colonisable par les racines (trop sèche et trop compacte).

La Sologne Bourbonnaise constitue une zone humide d’intérêt national pour sa faune et sa flore. En effet, elle compte aujourd’hui environ 600 étangs, qui occupent environ 1700 ha. Ils sont, pour la plupart, de petite taille : 94 % d’entre eux ont une surface comprise entre 0,5 et 5 ha.

Les premiers étangs sont crées en Sologne bourbonnaise dès le XII° siècle par les moines. Ces étangs leur fournissent alors, avec le poisson, des protéines difficiles à produire sur ces sols peu fertiles. A la fin du XVIIIe siècle, leur nombre décroit à mesure que de nouvelles formes d’énergie apparaissent, que la viande bovine concurrence la production piscicole, que la médecine découvre l’origine du paludisme et que les techniques agricoles permettent l’exploitation des sols humides.

Les activités traditionnelles liées aux étangs sont la pisciculture et la chasse.

Cadre réglementaire

Site Natura 2000 designe au titre de la directive Oiseaux (2009/147/CE) pour la protection des especes d'oiseaux sauvages et de leurs habitats. Meme regime d'evaluation des incidences que les ZSC (article L414-4). Les objectifs de conservation portent specifiquement sur les especes d'oiseaux ayant justifie la designation du site.

Menaces et pressions identifiees

Incidence moyenne

  • Modification des pratiques culturales (y compris la culture perenne de produits forestiers non ligneux : oliviers, vergers, vignes…) dans le site
  • Elimination des haies et bosquets ou des broussailles dans le site
  • Gestion de la végétation aquatique et rivulaire pour des raisons de drainage dans le site

Incidence faible

  • Abandon de systèmes pastoraux, sous-pâturage dans le site
  • Fertilisation dans le site
  • Irrigation dans le site
  • Plantation forestière en terrain ouvert (espèces allochtones) dans le site
  • Carrières de sable et graviers dans le site
  • Routes, autoroutes dans le site

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

22 279
ha de surface
14
communes
587
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (1)

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (14)

Appellations d'origine (15)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

205 345,5 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 97 763,7 ha
Prairies temporaires 28 800,7 ha
Maïs grain et ensilage 22 125,4 ha
Blé tendre 19 433,6 ha
Autres céréales 9 216,2 ha
Colza 7 142,7 ha
Orge 6 554 ha
Fourrage 5 738,9 ha
Tournesol 2 249,5 ha
Divers 2 174,3 ha

Communes (14)