Vallée de l’Egarande

ZNIEFF_I Code : 820032231

180 ha 3 communes
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Localisation

Présentation

Vallée de l’Egarande est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 180 hectares sur 3 communes. Elle comprend 3 549,9 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Le massif du Pilat est situé sur la bordure est du Massif Central, en vue des montagnes du Mâconnais, du Beaujolais et du Lyonnais au nord, et des massifs plus élevés du Vivarais et des Cévennes au sud. Il est délimité à l’est par la vallée du Rhône et au nord par celle du Gier. Les contours en sont moins nets au sud et à l’ouest, sur les plateaux marquant la fin du Haut Vivarais en limite avec les départements de Haute-Loire et d’Ardèche. Sur les coteaux du Jarez, la vallée de l’Egarande fait partie des nombreuses vallées qui entaillent le versant nord du Pilat. Situé juste sous le village de Farnay, l’Egarande est un ruisseau modeste très souvent à sec en été. La partie supérieur du cours d’eau qui prend sa source au niveau du hameau de Ban à environ 650 m d’altitude, traverse une petite vallée au milieu de parcelles pâturées dans un paysage très bocager, avec des vestiges d’anciens vergers de cerisiers et de pommiers de hautes tiges. Ensuite, le cours d’eau s’insinue dans une forêt de feuillus composée d’essences variées, pour se perdre en milieu urbain ou il entre en confluence avec le Gier. La partie considérée ici est comprise entre le hameau de Ban en amont et celui de la Chaie à l’aval. L’intérêt naturaliste local tient à la quantité de petites mares qui servent à abreuver le bétail, favorisant la présence d’un petit amphibien : le Sonneur à ventre jaune. Ce petit crapaud de quatre à cinq centimètres affectionne particulièrement les mares piétinées par les animaux et où la concurrence avec les grenouilles vertes n’est pas trop vive, cette dernière préférant les mares plus tranquilles et bien ensoleillées. Le sonneur habite également les ornières de chemin remplies d’eau, ce qui confirme son affection pour les points d’eau temporaires. Ce petit amphibien se tient souvent en surface et seuls ses yeux et ses narines émergent. Au printemps et en été, il ne s’éloigne guère des points d’eau où il est parfois possible de l’entendre chanter après de fortes pluies. Si la couleur mimétique de son dos le rend presque invisible, il montre en revanche son ventre noir et jaune afin d’effrayer les prédateurs s’il est menacé. En dehors de cet amphibien, les quelques lambeaux de landes à genêts qui subsistent sur les versants accueillent l’Engoulevent d’Europe, l’Alouette lulu, la Locustelle tachetée et le Busard Saint-Martin qui y établi son nid au sol pour élever ses trois ou quatre jeunes quand les conditions sont favorables.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

180
ha de surface
3
communes
35
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (9)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

3 222,2 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 2 122,4 ha
Estives et landes 309,7 ha
Maïs grain et ensilage 200,4 ha
Prairies temporaires 184 ha
Orge 126,5 ha
Blé tendre 106,9 ha
Fourrage 93,7 ha
Autres céréales 55,1 ha
Groupe null 8,2 ha
Protéagineux 8,1 ha

Communes (3)