Zone centrale du Causse de Gramat

ZNIEFF_I Code : 730010330

7 120 ha 10 communes
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Localisation

Présentation

Zone centrale du Causse de Gramat est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 7 120 hectares sur 10 communes. Elle comprend 83 103,5 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La zone se situe au centre du Causse de Gramat, sur les calcaires durs et karstifi s du Jurassique moyen. Au nord, la zone est essentiellement couverte par des pelouses s ches et des landes Gen vrier commun (Juniperus communis). La partie sud de la zone est globalement beaucoup plus bois e, et elle comprend le Massif de la Braunhie qui est domin par la Ch naie pubescente. Si la partie nord se compose de zones agricoles ou anciennement agricoles, il en va diff remment dans la Braunhie o de tr s nombreux secteurs bois s occupent des lapiaz ayant emp ch toute m canisation du sol hormis dans quelques dolines de taille souvent r duite. La surface s' tend sur 7 141 ha pour une altitude moyenne de 367 m. Au total, on recense 12 habitats naturels patrimoniaux. Ils rel vent de quatre grandes cat gories : habitats agropastoraux, habitats aquatiques et humides, habitats rocheux et habitats forestiers.

Les 4 habitats agropastoraux sont les habitats les plus r pandus sur le site o ils sont le plus souvent distribu s en mosa que au sein des parcours extensifs. Ils sont, dans leur ensemble, d'une grande richesse floristique et faunistique et d'une forte valeur patrimoniale. Les types de pelouse s che se rapportant au Mesobromion erecti sont les suivants : l'association Cardoncelle mou (Carduncellus mitissimus) et Renoncule feuilles de gramin e (Ranunculus gramineus) - Carduncello mitissimi- Ranunculetum graminei - qui semble propre aux Causses du Quercy et qui montre plusieurs variantes (variante basophile m sox rophile typique, variante basophile tendance x rophile, enrichie en esp ces du Xerobromion, variante m sophile tendance acidicline, avec des esp ces des sols acides ou d calcifi s, comme l'Agrostis commun (Agrostis capillaris) ou la Flouve odorante (Anthoxanthum odoratum)); le Mesobrometum erecti, pelouse occupant des anciennes cultures, sol assez profond, avec pr sence d'assez nombreuses esp ces prairiales ainsi que de plusieurs plantes issue sans doute d'un pass cultural : Ail des vignes (Allium vineale), Gesse aphylle (Lathyrus aphaca), etc.; une pelouse m sophile Brome rig (Bromus erectus) dominant, galement sur sol assez profond avec un contingent significatif d'esp ces prairiales, mais dont la composition ne semble pas t moigner d'un ancien stade cultural ; une brachypodiaie domin e par le Brachypode des rochers (Brachypodium rupestre), li e des sols plus ou moins d calcifi s en surface et qui partage une part notable de son cort ge floristique avec les lisi res herbac es de la ch naie pubescente locale. Les pelouses s ches se rattachant l'alliance du Xerobromion erecti sont : l'association Crapaudine de Guillon (Sideritis peyrei subsp. guillonii) et Koel rie du Valais (Koeleria vallesiana) - Sideritido guillonii-Koelerietum vallesianae - , association propre au nord du bassin aquitain qui poss de plusieurs sous-associations, dont la plus riche en esp ces m diterran o-montagnardes (sous-association Leontodontetosum crispi) est propre au P rigord m ridional et au Quercy ; une pelouse x rophile Chiendent balai (Bothriochloa ischaemum) dominant qui poss de un cort ge floristique plus pauvre que l'association pr c dente.

Les sous-types de l'habitat poss dant la plus forte valeur botanique sont la pelouse du Sideritido guillonii-Koelerietum vallesianae, qui accueille de nombreuses esp ces m ridionales nettement localis es rares au niveau national ou r gional Crapaudine de Guillon (Sideritis peyrei subsp. guillonii), Lin d'Autriche (Linum austriacum subsp. collinum), Euphorbe de Duval (Euphorbia duvalii), Hysope officinale (Hyssopus officinalis), Armoise blanche (Artemisia alba), Bugrane stri e (Ononis striata), Ornithogale de Gussone (Ornithogalum gussonei) , et la pelouse du Carduncello mitissimi-Ranunculetum graminei o on trouve plus d une vingtaine d'esp ces d'orchid es, dont l'Ophrys sillonn (Ophrys sulcata), l'Orchis parfum (Orchis coriophora subsp. fragrans), prot g par la loi, et l'Orchis de Provence (Orchis provincialis), esp ce m diterran enne en limite d'aire. L'Échinaire t tes (Echinaria capitata), une rare gramin e des lieux secs et arides, s observe galement sur les pelouses s ches de la zone.

Deux types distincts de pelouses s ches annuelles du Thero-Brachypodion sont connues sur la zone. Le premier est l'association Lin d'Autriche (Linum austriacum subsp. collinum) et Sabline des chaumes (Arenaria controversa) Lino collinae-Arenarietum controversae , qui se d veloppe dans des tonsures neutro-basiques caract re oligotrophe oligom sotrophe, distribu es en mosa que avec les pelouses relevant du Xerobromion ou de l'aile s che du Mesobromion. Elle se caract rise surtout par plusieurs annuelles nettement m ridionales comme le Brachypode deux rangs (Brachypodium distachyon), le Bupl vre du mont Baldo (Bupleurum baldense), la Crucianelle feuilles troites (Crucianella angustifolia), et surtout, la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), end mique du sud et du centre-ouest de la France prot g e au niveau national qui conf re cette v g tation une valeur patrimoniale certaine. Plusieurs plantes vivaces remarquables des pelouses rases croissent galement dans ces tonsures : Lin d'Autriche (Linum austriacum subsp. collinum), Ornithogale de Gussone (Ornithogalum gussonei), Renoncule feuilles de cerfeuil (Ranunculus paludosus). Sur des stations au sol plus ou moins d calcifi en surface, la Sabline des chaumes se retrouve dans des tonsures, occup es par quelques annuelles acidiclines comme la Canche caryophyll e (Aira caryophyllea) et la Vulpie faux-brome (Vulpia bromoides) et, a contrario, l'absence ou la raret de divers th rophytes basophiles comme le P turin rigide (Catapodium rigidum), ou le Gnaphale dress (Bombycilaena erecta). Elles correspondent une forme de transition entre le Thero-Brachypodion et les pelouses x rophiles annuelles des sols acides relevant de l'alliance du Thero-Airion. La seconde association est la pelouse Vulpie cili e (Vulpia ciliata) et Cr pis f tide (Crepis foetida) le Vulpio ciliatae-Crepidetum foetidae , tonalit nitrophile et se trouvant sur des zones p tur es. Elle se distingue essentiellement de l'association pr c dente par l'absence ou la raret de la Sabline des chaumes (Arenaria controversa) et du Lin des collines (Linum austriacum subsp. collinum) ; la pr sence de plusieurs annuelles large r partition pr sentant une assez grande amplitude vis- -vis de la richesse du sol ou poss dant un caract re nitrophile assez net (commensales des cultures), et enfin l'abondance de diverses annuelles m ridionales comme le Brome raboteux (Bromus squarrosus), l'Égilope ovale (Aegilops ovata) ou l'Orobanche naine (Orobanche ramosa subsp. nana) une orobanche m diterran enne rare dans le Lot. Elle correspond une forme de transition vers les pelouses des Brometalia rubenti-tectori.

Composante principale des parcours extensifs ouverts du causse, les pelouses s ches abritent plusieurs esp ces d'oiseaux de milieux ouverts nettement localis s ou en d clin et figurant l'annexe I de la directive "Oiseaux" : Oedicn me criard, Pipit rousseline, Bruant ortolan. D'autres esp ces plus courantes sont galement connues : Alouette lulu, Huppe fasci e, Petit-duc scops, Chev che d'Ath na, Moineau soulcie, Tourterelle des bois ou encore Torcol fourmilier. Concernant l herp tofaune, signalons le L zard ocell , esp ce subm diterran enne dont le Quercy constitue le plus gros foyer extra-m diterran en, de la Vip re aspic et de la Coronelle girondine. Ces pelouses s ches abritent galement une riche entomofaune affinit m ridionale ou orophile, qui comprend de nombreuses esp ces remarquables. Chez les col opt res, citons l Ophone cordiforme (Ophonus cordatus), l Earote de Rey (Earota reyi), esp ce m ridionale pr sente dans les cloups et avens de la Braunhie ainsi que dans les vall es du Vers et du C l , le T n brion abr g (Phylan abbreviatus), le Cyrtone de Dufour (Cyrtonus dufouri), inapte au vol et vivant sur diverses compos es, la L bie pubescente (Lamprias pubipennis), la Chrysom le de l'Aveyron (Chrysolina aveyronenesis), la Chrysom le de Jolivet (Chrysolina joliveti) ou encore la Casside hum rale (Cassida humeralis). Une forte diversit est galement connue en l pidopt res avec notamment un cort ge de pelouses s ches remarquable : Damier de la succise (Euphydryas aurinia), Azur du serpolet (Phengaris arion), tous deux en protection au niveau national, ainsi que plusieurs esp ces menac es de disparition en Occitanie telles que l Azur du m lilot (Polyommatus dorylas), l Hermite (Chazara briseis), le Nacr de la Filipendule (Brenthis hecate), la Grande Coronide (Satyrus ferula) ou encore les Hesp ries des cirses (Pyrgus cirsii) et de la malope (Pyrgus onopordi), connues de seulement quelques stations dans le d partement du Lot. Idem chez les orthopt res avec plusieurs esp ces patrimoniales : St nobothre bourdonneur (Stenobothrus nigromaculatus), Criquet bariol (Arcyptera fusca), deux esp ces dont les populations quercynoises sont fortement menac es de disparition, Criquet des rocailles (Omocestus petraeus), galement menac de disparition en Occitanie, Criquet des garrigues (Omocestus raymondi), Oedipode rouge (Oedipoda germanica) et la tr s rare Oedipode soufr e (Oedaleus decorus) qui n'est connue du Lot que de quelques localit s. L'Hermite et le Criquet bourdonneur affectionnent les pelouses s ches et ne craignent pas une assez forte pression de pacage, alors que le Criquet bariol , moins x rophile et plus sensible la pression pastorale, se trouve surtout dans les pelouses m sox rophiles. Le Nacr de la filipendule est, quant lui, surtout li aux brachypodiaies, en raison la fois de leur richesse en Filipendule commune (Filipendula vulgaris), rosac e sur laquelle s'effectuent la ponte et le d veloppement larvaire de ce papillon, et d'une pression de pacage naturellement plus faible que sur les autres types de pelouse.

Les pelouses rupicoles calcaires ou basiphiles relevant de l'alliance de l'Alysso-Sedion albi se d clinent sur la zone en diverses formations : des pelouses sur dalles x riques compactes, non ou tr s peu d sagr g es en surface ; des pelouses sur dalles x riques recouvertes d'un cailloutis de d sagr gation superficielle plus ou moins m l d'argile de d carbonatation ; des pelouses sur dalles cailloutis superficiel et fort contraste hydrique, situ es dans des d pressions collectrices d'eaux de ruissellement ou dans la partie sup rieure des zones de battement des mares niveau variable, et sont soumises de ce fait l'alternance de phases d'engorgement et de s cheresse intense. La premi re formation est exempte de th rophytes, et se limite quasiment des peuplements clairsem s d'Orpin blanc (Sedum album) ou jaun tre (Sedum anopetalum). Elle constitue une forme banale de l'habitat. La seconde poss de un cort ge plus diversifi o cohabitent vivaces et annuelles. Le cort ge vivace compte, outre les orpins, des plantes lectives des lithosols ou des pelouses corch es ainsi que diverses esp ces transgressives des pelouses vivaces encadrantes. Par la pr sence, entre autres, de la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), du Brachypode deux rangs (Brachypodium distachyon) et du Bupl vre du mont Baldo (Bupleurum baldense), le cort ge d'annuelles associ est proche de celui du Lino collinae-Arenarietum. Parmi les vivaces, l'absence du Lin d'Autriche (Linum austriacum subsp. collinum) est un des signes distinctifs par rapport la v g tation de tonsure. La troisi me formation constitue le sous-type de plus haute valeur patrimoniale et le plus original de l'habitat. Correspondant des conditions cologiques tr s particuli res, elles sont tr s peu nombreuses, avec moins d'une vingtaine de stations connues (Heaulm , 1994-1996 et 1999). Leur cort ge vivace est essentiellement constitu par une gramin e remarquable, le P turin de Baden (Poa badensis), orophyte centro-europ en et nord-balkanique se trouvant en aire disjointe dans le Lot, o il n'est connu que d'une partie de la zone centrale du causse de Gramat. Le reste du cort ge vivace comprend plusieurs plantes fr quentes dans les pelouses pionni res locales comme la Renoncule feuilles de cerfeuil (Ranunculus paludosus) ainsi qu'une esp ce largement r pandue en France mais peu commune sur le Causse de Gramat, l'Herniaire glabre (Herniaria glabra). Le cort ge d'annuelles se caract rise par la constance de la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), la dominance de l'Érythr e l gante (Centaurium pulchellum), et surtout la pr sence de la Bardanette en grappe (Tragus racemosus), assez rare dans le Lot. Dans les stations o la phase d'engorgement hydrique est la plus longue, comme au bord des mares temporaires, il peut s'enrichir de th rophytes hygrophiles comme le Cresson rude (Sisymbrella aspera) ou le Jonc des crapauds (Juncus bufonius), issus des gazons annuelles amphibies contigus. Ces formations souffrent largement des pisodes caniculaires, notamment celui de 2003.

Les landes Gen vrier commun (Juniperus communis) qui colonisent les pelouses s ches permettent, lorsque leur structure est encore semi-ouverte, une diversification de la faune : des oiseaux remarquables comme la Fauvette orph e ou la Fauvette passerinette appr cient ce milieu. Le Bruant ortolan et la Pie-gri che corcheur, en d clin en France et en Europe, ainsi que le Pipit rousseline y trouvent postes de chant, sites de nidification ou encore secteurs de chasse. Enfin, la Pie-gri che t te rousse s observe ponctuellement sur le site.

Sur cette zone, les prairies de fauche atlantiques du Brachypodio rupestris-Centaureion nemoralis n occupent que de tr s petit secteur sur de petites surfaces. Elles sont pr sentes par deux formes de prairies de fauche calcicoles : l'une m sophile et l'autre humide, inond e r guli rement par une source, qui se distingue essentiellement par l'abondance de plusieurs plantes plus ou moins hygrophiles comme la F tuque des pr s (Festuca pratensis), le Brome en grappe (Bromus racemosus) ou l'Ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum) ainsi que par la pr sence ponctuelle d'une orchid e prot g e rare, l'Orchis parfum (Anacamptis coriophora subsp. fragrans), galement pr sente sur les pelouses s ches avoisinantes. Ces deux formes de prairies voisinent aussi directement avec une prairie m sotrophe neutro-basique longuement inondable relevant de la classe des Agrostietea stoloniferae et de l'ordre des Eleocharietalia palustris.

Les habitats aquatiques et humides d pendent des points d'eau temporaires et permanents du causse, essentiellement des lacs de Saint-Namphaise. Ce sont des habitats particuliers comprenant des esp ces v g tales localis es rares et qui pr sentent un int r t essentiel pour la faune : biotope d'invert br s aquatiques comme les larves d'Agrion nain (Ischnura pumilio) par exemple ; milieux de reproduction des amphibiens Crapaud accoucheur, Crapaud calamite, Rainette m ridionale, Grenouille agile, Salamandre commune, Triton marbr , etc. ; points d'abreuvement pour les mammif res et oiseaux du site.

Des peuplements de charac es se rencontrent fr quemment dans les points d'eau ensoleill s de la zone, parfois en association avec des herbiers aquatiques de phan rogames. Trois sous-types d'herbiers du Parvopotamion occupent la zone parmi les herbiers immerg s. Le plus fr quent est un groupement Potamot dense (Groenlandia densa), Zannichellie des marais (Zannichellia palustris) et Renoncule feuilles capillaires (Ranunculus trichophyllus). Au cours de l' volution dynamique spontan e des v g tations aquatiques locales, il semble habituellement succ der ou se superposer aux peuplements pionniers de charac es, avec lesquels il est fr quemment associ . L'implantation du Potamot nageant (Potamogeton natans) au sein du groupement semble correspondre un stade de s nescence de ce dernier, en relation avec l'augmentation de l'envasement. Les deux autres sous-types d'herbiers de phan rogames immerg s observ s sont localis s. Il s'agit de groupements de Myriophylle en pi (Myriophyllum spicatum) et de Potamot cr pu (Potamogeton crispus). Comme les peuplements de charophytes, ces herbiers phan rogamiques poss dent une capacit d'h bergement faunistique importante.

Sont aussi pr sents sur la zone des peuplements ponctuels de petites esp ces annuelles hygrophiles (Nanocyperetalia) comprenant tr s r guli rement le Cresson rude (Sisymbrella aspera), assez fr quemment la Renoncule des mares (Ranunculus sardous) et le Jonc des crapauds (Juncus bufonius), beaucoup plus rarement la V ronique faux mouron (Veronica anagallis- aquatica subsp. anagalloides), le Souchet brun (Cyperus fuscus) ou le Souchet jaun tre (Pycreus flavescens).

La flore qui colonise les milieux rocheux n'est pr sente que de fa on ponctuelle sur la zone : elle se limite aux parois de quelques igues de la Braunhie et quelques affleurements (lapiaz fort relief). On recense deux formes banales mais distinctes de v g tations saxicoles, toutes deux domin es par des foug res : l'une, apte supporter un ensoleillement direct et une atmosph re s che, qui appartient l'alliance du Potentillion caulescentis ; l'autre, lective des stations ombrag es forte hygrom trie, qui rel ve de l'alliance du Violo biflorae-Cystoperidion alpinae. Ce dernier habitat se retrouve souvent au sein des tillaies- rablaies et des fr naies- rablaies o il colonise les blocs rocheux ombrag s.

Il faut aussi noter la pr sence, dans les cloups (dolines) de la Braunhie, d'habitats forestiers originaux, et qui contrastent avec la ch naie pubescente dominante sur le causse. Ces habitats ponctuels, relevant du Tilio-Acerion sont riches en plantes peu communes rares dans le Lot. Constitu par des tillaies- rablaies et des fr naies- rablaies calcicoles, l'habitat est localis sur le site, pr sent dans un petit nombre de cloups bois s du massif de la Braunhie. Il y occupe, sur de petites surfaces, les zones de pente fortement rocheuses, form es de lapiaz plus ou moins massifs en gradins, ainsi que, parfois, le fond m me de la d pression lorsque celui-ci est essentiellement compos de blocs calcaires. Les esp ces ligneuses les plus pr sentes sont le Tilleul grandes feuilles (Tilia platyphyllos), abondant ou dominant dans la strate arborescente, l'Érable de Montpellier (Acer monspessulanum), le Fr ne lev (Fraxinus excelsior), le Cornouiller m le (Cornus mas), le Noisetier (Corylus avellana), le Ch ne pubescent (Quercus pubescens), l'Érable champ tre (Acer campestre) et le Groseillier des Alpes (Ribes alpinum). La strate herbac e se caract rise par une composante rupicole, li e aux blocs rocheux et relevant du Violo biflorae-Cystoperidion alpinae et une composante terricole occupant essentiellement les petits replats terro-caillouteux. Outre le Brome de Beneken, esp ce m dio-europ enne se trouvant en limite m ridionale de r partition dans le Lot, cette strate accueille ponctuellement diverses autres plantes remarquables comme le Lis martagon (Lilium martagon), la Parisette quatre feuilles (Paris quadrifolia), le Muguet de mai (Convallaria majalis) et surtout la La che appauvrie (Carex depauperata), rare la che foresti re prot g e en Midi-Pyr n es. Ces bois constituent un type de for t de ravin tendance thermophile qui semble se rapporter l'alliance du Tilio platyphylli-Acerion pseudoplatani.

3 esp ces d'oiseaux patrimoniales occupent les ch naies pubescentes du secteur. Le Pic mar affectionne les secteurs tr s vieux ch nes pubescents (Quercus pubescens) de la Braunhie tandis que le Pigeon colombin, occupant habituellement les secteurs rocheux pour sa nidification, poss de une petite population qui choisit ici les cavit s de gros arbres pour tablir son nid. Le Circa te Jean-le-Blanc niche dans un secteur calme de la Braunhie : ce grand rapace migrateur a besoin pour sa reproduction de secteurs bois s pour tablir son aire et de grandes zones ouvertes pour chasser ses proies. Au sein de ces boisements, signalons aussi la pr sence ponctuelle d'esp ces de plantes rares dans le Lot, comme l'Euphorbe anguleuse (Euphorbia angulata). De belles densit s de vieux ch nes pubescents pluris culaires sont connues dans certains secteurs ; ils abritent plusieurs esp ces patrimoniales de col opt res : N cydale de l'orme (Necydalis ulmi), Purpuric ne cou globuleux (Purpuricenus globulicollis), Grande C toine dor e (Protaetia aeruginosa), C toine de Fieber (Protaetia fieberi) et Taupin ferrugineux (Elater ferrugineus). Mais nous citerons aussi d'autres esp ces remarquables comme Ropalopus clavipes, la C toine mate (Potosia opaca), l'Oedem re de l'Atlantique (Nacerdes carniolica subsp. atlantica) ou le staphylin Velleius dilatatus qui a la particularit surprenante de vivre dans les nids de frelons (Vespa crabro).

Les grottes et cavernes karstiques accueillent d'importantes populations de chauves-souris. La diversit chiropt rologique est relativement grande : pr s de 40 % des esp ces fran aises (soit 13 esp ces dont 7 d'int r t communautaire) y est recens . 2 esp ces de collemboles end miques tr s forte valeur patrimoniale sont aussi pr sentes sur cette zone : la Pseudosinelle de Balazuc (Pseudosinella balazuci) et la Pseudosinelle douze yeux (Pseudosinella dodecophthalma) (Deharveng et Bariviera). Une autre esp ce de collembole souterrain est galement pr sente dans les cavit s du site : il s'agit du Micronychiure minute (Micronychiurus minutus) (ou une esp ce tr s proche non encore d crite ?). Cette esp ce (ou plut t ce complexe d'esp ces) occupe le nord-ouest de l'Espagne et le sud de la France l'ouest du Rh ne.

Dans les cultures du site, plusieurs esp ces messicoles sont connues : Adonis annuelle (Adonis annua) et Nielle des bl s (Agrostemma githago). L'Adonis annuelle colonise m me parfois certaines pelouses s ches. L'Échinops t te ronde (Echinops sphaerocephalus) occupe quant lui quelques rares stations en bordure de champ cultiv ou de pelouse s che au sol perturb .

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

7 120
ha de surface
10
communes
89
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (22)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

81 378,9 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Estives et landes 56 239,3 ha
Prairies temporaires 8 573,4 ha
Prairies permanentes 6 181 ha
Fourrage 4 442,7 ha
Divers 1 894,6 ha
Orge 1 721,3 ha
Autres céréales 1 433,5 ha
Blé tendre 594 ha
Groupe null 219,6 ha
Protéagineux 38,1 ha

Communes (10)