Zones humides de la forêt des Palanges

ZNIEFF_I Code : 730011356

74 ha 4 communes
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Localisation

Présentation

Zones humides de la forêt des Palanges est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 74 hectares sur 4 communes. Cette zone inclut 5 forêts publiques. Elle comprend 994,9 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Cette ZNIEFF éclatée en huit secteurs se situe au sud de Montrozier et de Bertholène, et au nord-est d’Agen-d’Aveyron. Ce complexe de zones humides s’étend sur plus de 6 km au milieu d’une zone forestière dense, formée de peuplements naturels de feuillus mais aussi de plantations résineuses. Ces dernières sont parfois en limite de zones humides. La présence d’un réseau hydrographique de surface assez dense engendre ces petits vallons où un beau cortège floristique des zones tourbeuses s’est développé. Des zones d’eau stagnante (étangs, mares...) engendrent à leur tour des milieux avec une flore amphibie.

Malgré une pression forestière notable sur certains secteurs, les tourbières présentes montrent encore une bonne activité turbigène, donc une bonne conservation. Les milieux déterminants font état de différents micro-habitats à sphaignes qui caractérisent les tourbières bombées et les tourbières actives. Bon nombre de mousses ont été déterminées. Parmi elles, on peut citer les sphaignes suivantes : Sphagnum denticulatum, S. fallax, S. magellanicum, S. rubellum, S. subsecundum. Une espèce protégée au niveau départemental est à noter ici : il s’agit d’une cypéracée, le Scirpe cespiteux (Trichophorum cespitosum). En lien direct avec des habitats, on trouvera un grande prédominance de bas-marais en mélange avec des prairies humides à Jonc acutiflore et Molinie, qui accueillent une grande diversité d’espèces. On trouvera entre autres, dans les taxons les plus emblématiques : la Petite Scutellaire (Scutellaria minor), la Véronique à écusson (Veronica scutellata), la Linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum polystachion), ainsi que le Mouron délicat (Anagallis tenella) et la Violette des marais (Viola palustris). Enfin, 2 espèces typiques des tourbières bénéficient d’une protection nationale : il s’agit du Rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), une plante carnivore assez commune, et de la Spiranthe d’été (Spiranthes aestivalis), une orchidée rare en Midi-Pyrénées. Sur les écoulements présents au sein des tourbières se développe l’Ossifrage (Narthecium ossifragum), qui peut dominer sur un secteur et représenter un habitat à part entière. Les zones d’étangs ou les gourgues (mares) toujours en eau, se développant dans les zones tourbeuses, engendrent des conditions écologiques un peu différentes avec un niveau topographique plus bas. Des gazons amphibies à Scirpe à nombreuses tiges (Eleocharis multicaulis) existent. Cette espèce est protégée au niveau régional. Dans des conditions similaires (mares) se trouve le Millepertuis des marais (Hypericum elodes). Ces espèces présentent respectivement un statut de protection régionale et nationale. Dans les zones rases et pionnières où l’alimentation en eau est constante, des communautés monospécifiques de Trèfle d’eau (Menyanthes trifoliata) et/ou de Rhynchospore blanc (Rhynchospora alba) peuvent prospérer, voire dans certains cas engendrer des radeaux : ces formations sont toujours rares en Midi-Pyrénées. En se rapprochant du cours d’eau et en direction des zones plus forestières, on peut trouver des prairies humides à hautes herbes où 2 espèces d’ails peuvent se rencontrer : l’Ail victorial (Allium victorialis), plus commun dans les mégaphorbiaies, et l’Ail des bruyères (Allium ericetorum), davantage dans les sous-bois. Enfin, dans les sous-bois à proprement parler, on trouvera dans les saussaies marécageuses 2 espèces de sphaignes d’affinités sciaphiles : Sphagnum palustre et Sphagnum subnitens, et dans les forêts plus sèches de hêtres des espèces montagnardes comme le Maïanthème à deux feuilles (Maianthemum bifolium) ou la Prénanthe pourpre (Prenanthes purpurea). On terminera avec une dernière espèce protégée au niveau départemental, qui affectionne plutôt les zones de landes sèches ouvertes : il s’agit d’une petite liliacée, la Phalangère à feuilles planes (Simethis mattiazzii).

Aucune information sur un quelconque enjeu faunistique ne ressort à l’heure actuelle, mais des recherches complémentaires doivent pouvoir apporter de nouveaux enjeux. Ainsi la présence de l’Azuré des mouillères (Maculinea alcon) est à rechercher, vu la présence de sa plante hôte : la Gentiane pneumonanthe (Gentiana pneumonanthe). Des prospections devraient permettre de trouver plusieurs papillons déterminants ou au moins remarquables. Il en est de-même pour d’autres invertébrés ou pour la faune supérieure.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

74
ha de surface
4
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (5)

Appellations d'origine (14)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

992,1 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 296,2 ha
Estives et landes 222,9 ha
Prairies temporaires 199,2 ha
Fourrage 125,1 ha
Orge 73,5 ha
Blé tendre 58,9 ha
Groupe null 10 ha
Autres céréales 6 ha
Divers 0,3 ha

Communes (4)