Zones humides des ruisseaux de Lavergne-Basse et de Saint-Cirgues

ZNIEFF_I Code : 730030339

38 ha 2 communes
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Localisation

Présentation

Zones humides des ruisseaux de Lavergne-Basse et de Saint-Cirgues est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 38 hectares sur 2 communes. Elle comprend 1 174,7 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Ce site est principalement composé de milieux ouverts, quelquefois fauchés, mais surtout pâturés par des bovins et des équins. La richesse de ce site est essentiellement liée à la présence de nombreux habitats humides : mégaphorbiaies, groupements à Renouée Poivre d’eau (Polygonum hydropiper), diverses prairies humides (oligotrophes acides à eutrophes), végétation des bords de ruisseaux à Glycérie flottante (Glyceria fluitans), bas-marais acides, bois marécageux à Aulne glutineux et diverses espèces de saules, ainsi que quelques secteurs paratourbeux avec sphaignes. Cinq habitats humides remarquables et rares dans le Lot et plus généralement en région Midi-Pyrénées ont été répertoriés : les gazons des bordures d’étangs acides en eaux peu profondes avec présence de nombreuses plantes patrimoniales dont certaines sont protégées ; des groupements de végétaux aquatiques dominés par le Potamot à feuilles de renouée (Potamogeton polygonifolius), milieux de vie pour beaucoup d’espèces animales aquatiques comme les amphibiens et de nombreux insectes, notamment les libellules ; les cariçaies à Laîche à bec (Carex rostrata) et à Laîche à utricules renflés (Carex vesicaria), formation végétale à grandes laîches des sols modérément à fortement acides, assez constamment inondés, et des bas-marais acides ; les radeaux à Trèfle d’eau (Menyanthes trifoliata) et Comaret (Potentilla palustris), groupement végétal pionnier constitué ici de ces deux plantes patrimoniales, formant la transition entre les communautés amphibies et les communautés de tourbières ; les forêts de frênes et d’aulnes des ruisselets et des sources, pouvant accueillir des espèces faunistiques d’intérêt patrimonial comme les chauves-souris forestières. D’autres habitats naturels sont présents sur ce site comme les ronciers, les rares pelouses acidiphiles, les prairies de fauche, les prairies mésophiles pâturées ainsi que des milieux plus artificialisés et/ou agricoles comme les prairies améliorées (souvent d’anciennes prairies humides drainées puis semées) et quelques haies, servant de corridors écologiques entre les différents habitats.

La grande diversité des milieux naturels engendre une grande diversité végétale, ce qui amplifie la richesse du site. En effet, 13 espèces d’intérêt patrimonial ont été répertoriées. Citons ainsi le Mouron délicat (Anagallis tenella), la Laîche paniculée (Carex paniculata), l’Écuelle d’eau (Hydrocotyle vulgaris), le Carvi verticillé (Carum verticillatum), la Renoncule de Lenormand (Ranunculus omiophyllus), le Cirse d’Angleterre (Cirsium dissectum), la Violette des marais (Viola palustris), la Petite Scutellaire (Scutellaria minor) et la Campanille à feuilles de lierre (Wahlenbergia hederacea). 2 espèces floristiques du site sont protégées en région Midi-Pyrénées : il s’agit du Millepertuis des marais (Hypericum elodes) et du Scirpe à nombreuses tiges (Scirpus multicaulis), plantes des pelouses amphibies vivaces oligotrophes. Le Rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), plante carnivore et protégée en France à l’annexe II, est également présent sur le site, de manière très localisée. Cette plante vit sur les coussins de sphaignes, mousses à fort pouvoir absorbant, qui caractérisent les tourbières. Peu de données sur la faune du site, mais le potentiel est grand. Citons tout de même le Grillon des marais (Pteronemobius heydenii) ainsi que le Pic mar.

Outre ses fonctions d’habitats pour les populations animales et/ou végétales, ce site possède de nombreuses fonctions de régulation hydraulique (expansion naturelle des crues, soutien naturel d’étiage, auto-épuration des eaux). Malheureusement, ce site, comme une grande partie du Ségala lotois, souffre du drainage des zones humides, ainsi que de l’abandon pastoral. La forte densité des zones humides (une quinzaine répertoriées), leurs rôles écologiques avec notamment la présence de beaucoup d’espèces et d’habitats rares, parfois protégés, ainsi que leurs fonctions hydrauliques font de ce site une remarquable zone à préserver et à pérenniser.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

38
ha de surface
2
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (20)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

1 169,9 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 665,3 ha
Prairies temporaires 281 ha
Maïs grain et ensilage 88,6 ha
Estives et landes 66 ha
Autres céréales 43,4 ha
Blé tendre 9,1 ha
Fourrage 8,7 ha
Orge 2,9 ha
Groupe null 2,9 ha
Divers 2 ha

Communes (2)