Chaînon calcaire de la Bouche de Campan et soulane du Signal de Bassia

ZNIEFF_I Code : 730011681

2 051 ha 6 communes
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Localisation

Présentation

Chaînon calcaire de la Bouche de Campan et soulane du Signal de Bassia est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 2 051 hectares sur 6 communes. Cette zone inclut 32 forêts publiques. Elle comprend 24 178,3 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La ZNIEFF est située en versant sud - sud-ouest, et couvre le chaînon calcaire de la Bouche de Campan et du Soum Arra, ainsi que la soulane du Signal de Bassia. Elle est à cheval sur la vallée des Nestes depuis les hauteurs de Sarrancolin jusqu’à l’entrée de la vallée de Campan depuis le village d’Asté. Elle présente la particularité d’être très étirée d’est en ouest.

Les multiples paysages qu’elle offre sont ceux de basse et moyenne montagne. Elle présente des zones ouvertes de pelouses, de végétation basse, de falaises, de ravins, mais également des peuplements forestiers en feuillus et résineux.

La nature calcaire du massif et son orientation favorisent une certaine influence xérothermophile tout le long du versant, notamment en falaises et pelouses, mais aussi dans les faciès buissonnants à buis et genévriers des stades pionniers. En pied de versant de « la Bouche », le climat tend vers le type supra-méditerranéen, avec la série du Chêne pubescent, alors que la moitié supérieure est sous influence montagnarde atlantique, influence globalement prépondérante sur l’ensemble de la ZNIEFF.

Les habitats de falaises et d’éboulis calcaires sont particulièrement intéressants. On trouve notamment l’habitat déterminant du Saxifragion mediae, présent en contrebas du Courtaou d’Ordincède, qui abrite la plus grande formation de Genêt très épineux (Echinospartum horridum) actuellement connue en France. On y rencontre plus largement dans ces habitats de milieux rocheux et thermophiles la Campanule remarquable (Campanula speciosa), la Saxifrage à longues feuilles (Saxifraga longifolia), les Arabettes auriculée, scabre, ciliée (Arabis auriculata, Arabis scabra et Arabis ciliata), ou encore une endémique pyrénéenne comme le Buplèvre anguleux (Bupleurum angulosum).

À noter un fort gradient d’humidité dans les habitats selon l’exposition des versants (ravins « humides » à la faveur d’un retour de talweg exposé au nord ou sous couvert des peuplements de buis et autres formations arborées).

Dans la partie amont ainsi qu’autour du col de Beyrède, les habitats de landes, de pelouses calcaires et de Mesobromion colonisent les pentes.

On dénombre 5 espèces protégées au niveau national que sont l’Œillet superbe (Dianthus superbus), l’Ophrys miroir (Ophrys ciliata), la Scrofulaire des Pyrénées (Scrophularia pyrenaica), la Bartsie en épi (Nothobartsia spicata) et le Genêt très épineux, ainsi que trois espèces protégées au niveau régional : le Cérinthe glabre (Cerinthe glabra), la Fritillaire des Pyrénées (Fritillaria nigra) et la Campanule remarquable.

L’intérêt réside également dans les peuplements de hêtraie et de sapinière, sans oublier un habitat tourbeux à Narthecium ossifragum, illustration de la diversité de la ZNIEFF en termes d’habitats naturels.

De nombreuses espèces d’orchidées sont présentes sur la zone, certaines déterminantes comme l’Épipactis à petites feuilles (Epipactis micropylla), et l’Orchis pâle (Orchis pallens), et de nombreuses autres comme l’Orchis brûlé (Orchis ustulata), l’Ophrys bécasse (Ophrys scolopax), l’Orchis grenouille (Coeloglossum viride), l’Épipactis brun rouge (Epipactis atrorubens)...

On peut noter également la dynamique de colonisation des habitats à buis et genévriers, qui offrent aux passereaux de vastes espaces propices.

L’intérêt ornithologique est marqué. En effet, les grands rapaces fréquentent la zone comme secteur d’envol en raison des nombreuses ascendances thermiques, comme site de nourrissage, mais aussi et surtout de nidification. Les falaises situées aux deux extrémités ouest et est de la ZNIEFF constituent un intérêt ornithologique de premier ordre, mais sont aussi les plus sensibles aux dérangements et autres perturbations. On note les espèces suivantes : le Faucon pèlerin, le Vautour fauve, le Gypaète barbu et le Circaète Jean-le-Blanc.

Les Grand et Petit Rhinolophes occupent également les nombreuses cavités naturelles, mais aussi artificielles comme les « fenêtres » et galeries d’accès aux conduites forcées traversant le massif.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

2 051
ha de surface
6
communes
1
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (32)

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (1)

Appellations d'origine (13)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

24 136,6 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Estives et landes 22 996,6 ha
Prairies permanentes 1 136,6 ha
Divers 1,7 ha
Vergers 1,6 ha
Vignes 0,1 ha
Légumes ou fleurs 0 ha

Communes (6)